Entrevue avec André Passebecq, professeur de santé

 André Passebecq a pratiqué et enseigné l’hygiène vitale jusqu’à l’âge de 90 ans.

Vous dites que c’est “grâce” à la maladie que vous en êtes venu à l’hygiène vitale. Pouvez-vous nous expliquer votre cheminement ?
À 29 ans, je souffrais d’un un ulcère de l’estomac, proche de la perforation. J’avais vu mourir ma grand-mère heureuse et sereine, et mon père au contraire dans d’atroces souffrances. Il était revenu de la guerre avec des rhumatismes et prenait beaucoup de médicaments pour les soigner; ces médicaments engendrant de terribles maux d’estomac. On a voulu m’opérer, ce que j’ai refusé, préférant mourir naturellement comme ma grand-mère, que soigné comme le fut mon père. Ce choix a déterminé toute mon existence. Je suis allé me soigner en Angleterre, et en trois mois, je me suis trouvé bien, notamment grâce à une nourriture très réduite. C’est Horace Jarvis qui me suivait, et après m’avoir enseigné la naturopathie fondamentale, il m’a demandé de la transmettre. Je me suis formé dans son institut pendant 6 ans.
La maladie est donc positive ?
Ce sont les traitements incorrects, intoxications, vaccinations qui nuisent et par fois détruisent la vie. En fait, par la maladie le corps développe nos défenses immunitaires. La crise met nos défenses immunitaires en action. C’est pourquoi nous préférons la nommer. «biogonie», qui signifie «lutte vitale». C’est une lutte par et pour la vie ! Par exemple nous laissons agir la fièvre car alors le corps lutte pour sa survie, pour sa regénération.
Cette pratique est carrément à l’opposé des méthodes conventionnelles!
C’est pourtant scientifiquement prouvé. Les recherches faites à l’Institut Pasteur par le Professeur André Lwoff, prix Nobel de médecine dans les années 70 a démontré qu’à 39°C, les bacilles, colibacilles et même certains virus sont détruits par la fièvre. Il a écrit : «La fièvre est le meilleur remède». Ses travaux ont été mis sous le boisseau. On ne les trouve pas dans les bibliothèques publiques des universités.
Quels sont justement, selon vous, les grands principes de la santé ?
Il y en a sept : l’alimentation saine et équilibrée, l’activité physique régulière et suffisante, la gestion du stress, l’habitat sain et agréable, la vigueur des os, des muscles, et une posture correcte, une sexualité harmonieuse et épanouie, et la paix thérapeutique, c’est-à-dire laisser le corps agir en tout temps et en toute circonstance.
Quelles perceptions devons-nous changer pour parvenir à une santé optimale?
Notre ennemi n’est pas le microbe. Les microbes, sont présent en permanence dans la gorge, l’intestin, etc. La flore intestinale constitue un élément essentiel de nos défenses immunitaires ; elle fabrique notamment la vitamine B12, pour peu que l’on mange sain. Nous avons avantage à laisser le corps agir.
Vous ne trouvez rien de positif dans la médecine actuelle ?
La recherche est souvent utile. Mais les informations obtenues sont souvent détournées, par exemple dans le domaine des vaccinations. Lisez le livre «Vaccinations, les vérités indésirables» de Michel Georget (Editions Dangles), vous ferez des découvertes intéressantes.
Avez-vous eu des problèmes avec le corps médical ?
C’est arrivé plusieurs fois! L’une d’entre elles m’a d’ailleurs finalement été favorable : j’étais venu en aide à une fille de médecin belge qui avait tenté de se suicider. Je me suis contenté de l’écouter et de l’orienter professionnellement, ce qui lui a réussi : elle est devenue kinésithérapeute et a trouvé son équilibre. On m’a poursuivi pour cela : exercice illégal de la médecine. Le doyen de la faculté de médecine de l’Université Paris XIII à Bobigny en a eu vent, et j’ai été chargé de cours de naturothérapie pendant 12 ans dans cette faculté. Plus récemment, j’ai été attaqué parce que je propose une méthode anti-tabac : le fumeur serait un malade justifiable de la médecine ! Ce n’est pas mon avis.
Comment se passait cette formation des médecins en naturothérapie que vus enseigniez à l’université ?
On m’a demandé de préparer un programme de trois ans, et j’ai formé 300 médecins. Je les formais en naturothérapie, terme utilisé pour ne pas confondre avec la naturopathie, qui n’est pas exercée par des médecins. Il est bon dans cette formation d’appliquer quelques principes, dont ceux d’Hippocrate : «D’abord, ne pas nuire.» Je leur enseignais aussi à chercher la cause, et la cause de la cause : lorsqu’un diabétique mange du sucre, il va mal. Mais pourquoi mange-t-il du sucre ? Quels liens ses parents ont-ils établis avec les sucreries ? L’habitude prise dans le jeune âge devient une seconde nature.
Votre rapport à la médication, même naturelle, doit les surprendre !
Qu’il soit «efficace» ou pas, un médicament est un poison qui épuise les réserves énergétiques : il ne peut pas mener à une vraie guérison. «Le corps sait.»
Quel est votre principal enseignement maintenant ?
Nous enseignons l’hygiène vitale.  Nous formons des conseillers en hygiène vitale et des naturopathes. Cette formation se fait par des ateliers pratiques en groupe et des cours théoriques par correspondance, la rédaction d’un essai et un examen de synthèse. Nous ne faisons pas de diagnostic médical, ne prescrivons pas de médicaments, même dits naturels.
Ces naturopathes sont-ils reconnus ?
Ils le sont en Angleterre, au Canada, aux Pays bas, en Allemagne, Italie et Espagne, et dans quelques Cantons Suisses. Le cas de la France est à l’étude au niveau de l’Europe.
Le mot «naturopathie» vous semble-t-il être un terme approprié ?
Il provient de l’anglais, «nature» et «path», et signifie le chemin qui mène à la santé. Ce me semble une voie recommandable!

 

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