Nourrir soi-même son bébé

Faire un bel enfant… ça se prépare !

La qualité du spermatozoïde et de l’ovule lors de la conception influence la qualité de l’enfant qui va naître de cette rencontre. Cette qualité dépend de l’hérédité et du mode de vie des parents pendant les années qui précèdent la fécondation. Tout au long de la grossesse la maman influence l’alimentation de son bébé à naître en se nourrissant sain et équilibré.
 
Le premier aliment de l’enfant est le lait de sa mère
Le meilleur aliment qu’on puisse donner au bébé reste le lait maternel comme menu exclusif pendant les 6 premiers mois de sa vie. C’est ce que recommande l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La nature a prévu cet aliment exceptionnel qui regroupe tous les avantages tant pour la mère que pour l’enfant.
 
Avantages pour l’enfant :
– Les premiers jours, le lait maternel contient du colostrum, source d’anticorps, qui fortifie son immunité.
– Tous les nutriments sont sans cesse adaptés à la croissance et au développement du bébé: le lait est différent au début et à la fin de la tétée, quand le bébé a 2 jours, 2 mois ou 2 ans, quand il grandit rapidement ou lentement.
– En particulier le lait maternel a tout juste le taux de protéines qui convient à la croissance du bébé. En général, un bébé double son poids en 6 mois. Un veau double son poids en 2 mois nourri au lait seul. Le lait de vache contient trop de protéines pour le bébé.
– Le lait maternel est de igestion facile, assimilation maximale.
– L’allaitement favorise le développement des mâchoires, des gencives par le travail musculaire de la tétée.
– La succion développe la sensorialité des papilles gustatives par les saveurs variées du lait de la maman.
Le bébé n’a pas besoin de prendre des aliments solides avant qu’il n’ait une digestion complète et une dentition suffisante.
– Les problèmes de végétations adénoïdes et d’amygdales enflées sont pratiquement inexistants parmi les bébés allaités.
– Les allergies de toutes sortes sont très peu fréquentes chez les bébés allaités.
– Le taux de mortalité en bas âge est beaucoup plus bas chez les enfants allaités.
– Les bébés allaités ont une meilleure santé et un meilleur départ dans la vie. Aucun autre moyen ne peut donner autant d’avantage. Ils sont plus vigoureux, plus forts, plus joyeux que iles bébés nourris au biberon.
– Les contacts étroits entre la mère et l’enfant établissent les meilleures conditions pour le développement du système nerveux de l’enfant.
– Suite à cette étape d’attachement réussie, les enfants allaités longtemps deviennent plus autonomes.
 
Avantages pour la maman
– Le lait maternel n’exige aucune préparation, est toujours prêt, toujours frais, à température idéale, impeccablement propre et exempt de toute contamination et coule directement du producteur au consommateur, comme la nature l’a destiné.
– La mère gagne du temps en n’ayant pas à se lever, préparer des biberons, les laver, etc.…
– Un bébé allaité a meilleur odeur.
– La tétée favorise la contraction de l’utérus et sa remise en place rapide après l’accouchement
– Les risques d’hémorragies après l’accouchement en sont aussi considérablement réduits.
– L’allaitement prévient la dépression post-partum. La maman garde la pleine forme après l’accouchement.
– L’arrimage des cycles de sommeil de la mère et de l’enfant permet à la maman de récupérer plus vite.
– La mère qui allaite sent moins de fatigue et récupère plus rapidement sa forme physique,
– La période sans menstruations est généralement plus longue.
– L’allaitement est économique : pas d’achat de lait de vache ou d’autres préparations, pas de biberons, de stérilisation, de chauffe biberon, etc…
– L’allaitement reste un moyen essentiel pour équilibrer son poids, prévenir le cancer du sein.
– Nourrir son bébé au sein favorise le développement des qualités maternelles : la prolactine, hormone secrétée pendant la lactation produit une sensation d’euphorie pendant l’allaitement et renforce la relation entre l’enfant et sa maman.
– Et l’allaitement développe la beauté de la poitrine!
Déroulement de l’allaitement
Le nouveau-né possède le réflexe de téter quelle que soit sa position. Il y a autant de techniques qu’il y a de couples mère-enfant ! Seul le bébé sait quand il a besoin de nourriture.
Le bébé se nourrit de ce que la maman mange : si son menu est sain et équilibré, son bébé mangera sain et équilibré.
Quand le bébé a besoin que le lait de sa maman s’enrichisse il va téter plus souvent et plus longtemps jusqu’à ce que la composition du lait s’adapte à son besoin.
Environ toutes les 6 semaines et durant plusieurs jours, le rythme et la vigueur de sa tétée se modifient pour répondre à sa croissance. Connaissant ce besoin, les mamans ne s’inquiètent pas et savent que leur lait doit changer pour correspondre au développement de son bébé.
Au cours des premières semaines de la vie de bébé le lait est stocké en partie dans les seins de sa maman. Ensuite, plus l’enfant grandit, plus il est fabriqué sur «demande».
 
Combien de temps allaiter ?
En se gardant en forme et en santé, la maman pourra allaiter son enfant longtemps.
La mère a avantage à être disposée à allaiter selon le besoin de son enfant, sans désirer prolonger ni raccourcir cette période à sa guise. Si l’enfant sent qu’il perturbe sa maman par ses tétées, il abandonnera en général rapidement l’allaitement. Plus on répond au besoin physique et psychologique de l’allaitement moins on aura de souci à s’occuper de la santé et du bien-être de son enfant par la suite. C’est un investissement de temps et d’énergie fort bien avisé.
Ce n’est pas au parent mais à l’enfant de déterminer quand il n’a plus besoin de téter. Un bébé élevé naturellement manifeste son besoin d’autres aliments que le lait maternel. Par exemple un bon matin, l’enfant dire «Pas téter. Déjeuner.»
Ce moment peut être précoce chez certains bébé et tardif chez d’autres : en général entre 4 et 8 mois.
Allaitez votre enfant tant que vous pouvez. Tant qu’il est actif, joyeux et grandit bien votre lait lui suffit. Au besoin, lui donne du jus d’orange et de raisin chaque jour, en plus de votre lait.
Substituts de lait maternel
Rien ne peut remplacer intégralement le lait maternel. Certaines situations nécessitent la recherche de solutions de remplacement.
À défaut de lait maternel, rien ne vaut une nourrice joyeuse, vigoureuse, propre et bien nourrie.
Si c’est vraiment impossible, recourir à un lait animal.
Le lait de jument a la composition la plus proche du lait maternel. Il convient aux bébés prématurés.
Le lait de chèvre a une composition proche du lait maternel.
Le lait de brebis a une composition assez proche du lait maternel.
Le lait de la vache doit être dilué, car il contient trop de protéines.
Ne pas chauffer ces laits plus que la température du corps, pour en conserver les enzymes.
Quantités de lait
Le bébé sait de combien de lait il a besoin pour combler sa faim.
Elle peut varier et ressemble à :
Avant 6 mois : 125 ml de lait par repas.
À 6 mois : 200 ml de lait par repas.
À 9 mois : 250 ml de lait par repas.
Ne pas dépasser 250 ml de lait par repas.
Ne pas ajouter de sucre au lait, car Il a tendance à produire des problèmes digestifs et la fermentation. Donner à un enfant tout le sucre dont il a besoin sous forme de jus de fruits ou de fruits, surtout des raisins frais, crus, de culture biologique.
Ajouter des jus de fruits frais au menu de bébé
Les premiers aliments qu’on ajoute au menu du bébé sont le jus de fruits puis des fruits juteux : raisin, melon, orange, fruits secs trempés une nuit, etc.
Le jus d’orange est un des aliments les plus délicieux et attirants qui conviennent aux bébés. Il contient des nutriments qui sont absorbés et assimilés rapidement. Plus l’orange est sucrée, plus elle régénère. L’orange est riche en calcium et autres sels minéraux alcalins et prévient l’acidose.  Elle aide à absorber le calcium et le phosphore et à assimiler les protéines
Donner le jus de fruit seul, comme un repas en soi, plusieurs heures après un repas de lait.
Adapter la quantité à la faim de l’enfant, soit environ :
60 ml à plus de 2 semaines
125 ml à plus de 3 mois
250 ml à plus de 6 mois,
Menu type pour bébé
 6 h : Lait.
10 h : jus de fruit acide : orange, tomate ou autre.
12 h : lait
15  h : Jus de fruit doux : raisin, melon ou autre.
18 h : Lait.
Le bébé est le plus grand gourmet !
Les enfants ont beaucoup plus de papilles gustatives que les adultes : le nouveau-né 8 à 10 000 ; l’adulte 4 à 6000 ; les personnes âgées 2 à 3 000. Les bébés ont un goût très prononcé.
On a donc avantage à se fier à ses goûts et préférences qui correspondent aux besoins de son corps en développement.
 
Progression de l’alimentation du bébé
L’apprentissage de la nourriture passe de la tétée à la mastication. La mastication remplace petit à petit la tétée entre 6 et 30 mois. La mastication devient de plus en plus efficace avec l’apparition de toutes les dents. On doit donc introduire progressivement des aliments masticables dans le menu de l’enfant.
La quantité et l’alignement des dents est nécessaire pour mastiquer et donc digérer les aliments.
Comment donner à manger à un bébé ?
Un beau jour, bébé montre qu’il veut mettre dans sa bouche ce que papa ou sa maman mange.
Au début, il mâchouille avec ses gencives de gros morceaux de fruits –raisins, fraises, pêches, etc.—ou de légumes –céleri, concombre, etc,– puis les recrachera. Petit à petit il retirera de plus en plus de jus, puis un peu de pulpe jusqu’au jour, entre temps ses dents seront sorties, o il sera capable de tout mâcher tout seul.
Les céréales ne feront partie du menu de l’enfant que beaucoup plus tard, quand il aura notamment une abondante salive et quand sa salive contiendra la ptyaline, nécessaire pour digérer les céréales.
On peut ajouter progressivement au menu de bébé, 1 ml pour commencer :
– purée de noix ou d’amandes : les faire tremper une nuit, retirer la peau et réduire en purée..
– jaune d’œuf cru.