Guérir S’aider soi-même

Quand on va bien on n’éprouve aucune sensation particulière. On ressent un malaise quand on est tendu. On a «mal», on éprouve une sensation de déséquilibre. En fait, le corps nous signale qu’il fait un travail particulier pour nous ramener en équilibre. On gagne alors à collaborer avec son corps.
Quand on éprouve un malaise physique mineur, un stress, on gagne à d’abord s’intéresser à notre propre condition, observer comment notre corps fonctionne comme le ferait un chercheur.
 
Le corps sait Comment se guérir
Notre corps est solidement équipé de mécanismes d’autoréparation naturels dirigés par notre cerveau. Or il est influencé par nos pensées, nos sentiments et nos croyances. Le corps sait comment éliminer les toxines, rénover les cellules usées, réparer les protéines brisées, combattre les infections, se débarrasser des corps étrangers et garder son milieu cellulaire sain.
Quand on a mal les choses ne s’en vont pas à vau-l’eau : les différentes manifestations qu’on appelle malaise ou  maladie démontrent que le corps met en action ses mécanismes d’autorégulation et d’autoréparation. Il fonctionne correctement et on veut aller dans son sens.
 
Adopter une attitude saine
C’est le moment de vérité. Selon la situation, le cerveau met en action système sympathique pour combattre ou le système parasympathique pour relaxer. La réaction de combat est par exemple nécessaire quand on se blesse et qu’on force pour s’éloigner de la source de douleur. La réaction de relaxation est nécessaire pour mettre en action les mécanismes d’autoréparation !
Un exemple : le chien se fait casser la patte par un tracteur. Dans un premier temps il se débat pour s’en sortir, hurle en revenant à courir sur trois pattes. Puis il se couche sous la galerie, détendu au maximum, comme s’il dormait : ainsi pendant plusieurs jours, ne buvant que de l’eau et dormant 20 heures par jour il relaxe, c’est-à=dire ne fait rien d’autre sinon que de laisser agir son corps. Quelques jours plus tard il se relève et marche à nouveau.
La réponse de stress, le combat, sert à se protéger du danger. (On vit cette réaction de stress plus de 50 fois par jour.
Mais dans les situations où le cerveau tente de déclencher la réaction de relaxation les pensées négatives –Ah ! merde, encore cette douleur lancinante, qui recommence !–, les croyances limitatives –Ça ne finira donc jamais. C’est sans doute incurable !– et des sentiments comme la peur, les soucis financiers, le stress au travail, la solitude, ou le pessimisme, réduisent l’efficacité des mécanismes de guérison.
 
Activer les mécanismes d’autoréparation du corps
L’évidence confirme que le corps sait se guérir lui-même, pour peu qu’on le laisse activer ses programmes d’autorégulation. Plusieurs moyens ont été scientifiquement démontrés efficaces à la fois comme prévention et comme traitement, peu importe la condition de santé qu’on éprouve.
 
1.       Croire qu’on peut guérir
Nous avons tous des croyances, qui opèrent constamment dans notre cerveau. Certaines sont conscientes et d’autres moins. C’est souvent en parlant sans se censurer avec une personne qui est disposée à nous écouter entièrement et nous accepte tel qu’on est, qu’on découvre ce qu’on croit au fond.
Si on croit qu’on ne peut pas guérir, qu’on est "incurable” ou "chronique", on diminue ses chances de guérir. Si on croit qu’on peut guérir on augmente ses possibilités de guérir. On n’a pas besoin d’avoir une certitude absolue qu’on va guérir rapidement, on n’a qu’à croire que c’est possible ; on donne ainsi une chance au corps d’agir pour guérir. Cela s’appelle l’effet placebo. Il a été démontré plus que tout autre traitement. Il produit des changements physiologiques réels et donne des résultats de 18 à 80 % supérieurs. Ce dynamisme explique les cas de rémission spontanée, que plus de 3,500 études de cas ont démontrés.
Bien sûr, on peut se répéter une affirmation comme «Je peux guérir. Mon corps sait comment guérir.» Mais aussi, sans exercer aucune pression sur soi on peut nourrir son cerveau de connaissances fondées sur l’autoguérison : lire des témoignages, voir des films, des émissions, rencontrer des gens qui ont guéri, lire des ouvrages qui décrivent et expliquent comment le corps travaille sans cesse pour grandir, se développer et surmonter les obstacles qui se mettent sur son chemin.
 
2.       Trouvez un soutien véritable
Surtout s’entourer, tant parmi sa famille, ses amis que les professionnels qu’on consulte, de gens qui croient qu’il est possible de guérir en laissant le corps agir, qui respectent notre intuition, se soucie de notre bienêtre et nous assure que nous ne serons pas seuls dans notre voyage d’autoguérison.
 
3.       Écoutez son corps et son intuition
Personne ne connait notre corps mieux que nous, pas même un docteur. Les docteurs peuvent connaitre les artères du pied ou l’anatomie de nos organes mieux que nous, mais nous connaissons ce qui est le meilleur pour notre propre corps mieux que quiconque.
Écouter son corps, prêter oreille à son intuition et faire confiance à son corps ouvre la voie optimale à la guérison.
Pour prendre contact avec son intuition, écouter son corps, qui n’est pas une machine, mais un organisme avec dans son cerveau un superordinateur pour diriger toutes ses opérations de croissance, de développement et de guérison. Utiliser son intuition, c’est faire ce qu’on sait être le mieux, même si on ne sait pas comment l’expliquer, agir d’une façon dont on se sent en accord profond avec soi.
Si on éprouve une sensation physique dans son corps –douleur, tension, nausée, serrement, vertige– demander à notre corps ce qu’il essaye de nous communiquer. Puis écouter ! Cette voix de la sagesse corporelle pointe dans la direction optimale pour guérir.
 
4.       Diagnostiquer les causes premières de son malaise
Un médecin peut donner une sorte de diagnostic, migraines, syndrome d’intestin irritable, cancer du sein, par exemple. Mais le diagnostic personnalisé va à la racine de ce qui a déclenché ces réponses de stress dans son corps et activer les mécanismes d’autoguérison.
Quels situations dans notre vie activent nos réactions de stress –tensions familiales, frustrations professionnelles, nouvelle étape de vie, vide existentiel ? Quelles activités déclenchent nos réactions de relaxation –méditation, expression créatrice, rire, violon d’Ingres, bénévolat, massage, yoga, jeux avec les enfants ?
Tout malaise fait un appel au réveil à réviser son mode de vie.
 
5.       Écrire le conseil qu’on se donne à soi-même
Se demander à soi-même, «Que veut faire mon corps pour guérir ?» Ce plan d’action autogéré concerne tout son mode de vie et peut inclure des changements d’attitude, d’alimentation, d’activité physique, d’activités créatrices, etc. Il peut inclure de mettre fin à une relation toxique, quitter un travail épuisant, prendre des moyens pour liquider ses dettes, etc.
Il consiste à accorder à son corps une place primordiale dans sa vie. Le jour où il ne s’épanouit plus on ne s’épanouit plus !
Etre le plus précis possible. Passer à l’action jusqu’à ce que tout ça devienne une habitude.
 
6.       Agir sans s’attacher aux résultats
Cultiver cette attitude au jour le jour.
Ne pas mesurer sans cesse pour se rassurer qu’on progresse. Laisser le corps agir dans le temps.
Entretenir l’ouverture, développer la constance, faire confiance à son corps.

  

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