Élimination sous toutes ses formes

 Jacques Lalanne
 
Vitalité et élimination
Plus un organisme est sain, plus son niveau de résistance est élevé. Plus son niveau de résistance est élevé plus ses actions de défense sont fortes.
Plus une personne est faible, plus son niveau de résistance est bas. Plus son niveau de résistance est bas, plus ses actions de défense sont faibles. Un tel déséquilibre chronique use prématurément l’organisme.
 
Stratégie  d’élimination
Le rein n’est pas le seul organe à éliminer des déchets. Eb cas de nécessité tous les organes du corps peuvent se consacrer à l’élimination. Le rein a pour fonction principale de filtrer et d’épurer le sang. Le temps et l’énergie que le rein a pour filtrer le sang sont limités. En effet, le débit et le volume sanguins doivent être constants. Cent quatrillions de cellules dépendent du sang pour leur nourriture, leur apport en oxygène et la cueillette de leurs déchets métaboliques.
Quand on mène un mode de vie sain, la quantité de toxines et de déchets reste normale, et le rein a tout le temps et l’énergie nécessaire pour filtrer et épurer le sang.
Mais, si la quantité de déchets et de toxines dans le sang dépasse la capacité de filtration du rein la veine cave rapporte le surplus de toxines vers le cœur droit et les poumons qui se chargent d’expulser ces toxines par la toux. Le poumon devient organe d’élimination tant et aussi longtemps qu’il y aura trop de toxines dans le sang. C’est une élimination secondaire.
Le corps élimine alors les toxines de la façon la plus économique pour I’organisme. Les cheveux excrètent I’arsenic, les dents excrètent le fluor sous forme de fluoroapatite, la lymphe excrète ses déchets à travers la peau, la vésicule biliaire excrète des calculs par le canal cholédoque, les reins excrètent les calculs rénaux par l’uretère, etc.
Dans le cerveau, les microglies, telles des macrophages, phagocytent les neurones dégénérescents et éliminent les résidus toxiques dans la lymphe céphalo-rachidienne qui les véhicule vers le pharynx. Le foie neutralise aussi des produits qui se décomposent dans l’intestin. De plus, les cellules hépatiques phagocytent les bactéries pathogènes.
 
Amygdalite, rhinite, pharyngite, laryngite, otite, trachéite, sinusite, etc.
Les amygdales, sentinelles qui protègent le corps contre les agresseurs bactériens, viraux et chimiques, produisent des leucocytes et des macrophages pour neutraliser tout aliment malsain et éliminer toute substance nuisible au corps.
Si la vitalité du système immunitaire est élevée les agresseurs sont détruits au fur et à mesure de leur apparition et le corps n’est pas incommodé. Mais, si le niveau de vitalité est bas, l’action de nettoyage des amygdales est plus laborieuse; il y a congestion et renflement causés par la multiplication des macrophages. Parfois, les tissus voisins se consacrent aussi à l’élimination. On pense alors que I‘infection se propage, mais c’est le corps qui mobilise d’autres organes et tissus pour neutraliser et éliminer les agents agresseurs.
Adopter une attitude constructive, dormir beaucoup, se reposer, ne prendre que de I’eau reste la meilleure  façon de coopérer avec le corps pour mobiliser ses moyens d’autodéfense, fabriquer des anticorp, éliminer les déchets métaboliques et reconstituer ses réserves énergétiques.
 
Appendicite, péritonite, colite, salpingite, etc.
L’appendice, comme les amygdales, est un ganglion lymphatique spécialisé. Il produit globules blancs, anticorps et lysozymes, pour assainir l’intestin grâce aux milliards de bactéries intestinales. Ces bactéries décomposent les résidus de protéines et de glucides. Elles synthétisent les vitamines B2, B5, B3, B9, K et essentielles à de nombreux processus, physiologiques. Le travail combiné de la flore intestinale et des globules blancs de I’appendice garde sain le milieu intestinal. Toutefois si le travail qui leur est imposé dépasse les limites de leur capacité une action accrue sera entreprise et apparaitra une inflammation.
Au besoin le corps déclenchera une diarrhée pour nettoyer l’intestin surchargé de produits toxiques.
Si l’infection augmente les cellules tissulaires sont submergées et éclatent. Plus I’infection augmente plus la capacité d’élimination des déchets diminue. C’est un cercle vicieux. C’est alors I’ulcération.
On gagne alors à coopérer avec le corps en limitant l’arrivée de toxines, en économisant ses forces pour les consacrer à l’élimination et en faisant confiance au travail du corps qui agit sous la gouverne du cerveau.