Coopérer avec le corps

 

Quand on met le corps dans des conditions favorables et quand on lui fournit les éléments essentiels à son fonctionnement, les maux et malaises disparaissent assez rapidement. L’énergie nerveuse se restaure progressivement et la forme réapparaît. Dès qu’on applique les facteurs de vitalité, le corps fait le nécessaire pour retrouver son équilibre.
Si on ignore ces signes, les troubles s’accentuent et se compliquent jusqu’à l’apparition progressive ou brutale de problèmes de plus en plus graves. L’inflammation se transforme alors en ulcération, induration, tuméfaction et finalement cancérisation ou autre forme de dégénérescence. Ce sont les stades évolutifs des troubles chroniques.
Pour augmenter sa vitalité, le corps devra passer par les mêmes stades que ceux qui l’ont amené à la réduction de la vitalité.
Des soins efficaces coopèrent avec le corps pour lui faciliter son action. Par exemple, quand le corps cherche à transpirer, à vomir, à vider les intestins, etc. on facilite ce travail en le laissant agir et en le mettant dans des conditions favorables, telles que chaleur, repos, diète, etc. Dans la même situation, on nuirait en tentant de l’empêcher de faire son travail par exemple, en s’efforçant de manger quand la faim n’est pas encore revenue, en s’exposant au froid, en se surmenant par le travail ou le stress.
 
Observer les signes du corps
Le corps en équilibre est indolore. Dès qu’on ne répond plus à ses besoins, le corps donne des signes demandant de modifier notre comportement pour préserver son intégrité ou faciliter son fonctionnement. Voici les plus évidents.
oLa fatigue : ce signe démontre que le corps a besoin de repos pour se régénérer. Pendant le sommeil profond le système éliminatoire fonctionne à son maximum, le système immunitaire se recharge et les questions de la vie trouvent leur réponse.
oLa respiration : le corps accélère sa respiration quand il a besoin d’oxygène pour accomplir un travail.
oLa faim : quand le corps manque de nutriments, il déclenche le désir d’aliments spécifiques, plutôt sucrés, plutôt «salésx, plutôt consistants, plutôt gras, etc.
oLa satiété : quand le corps a reçu une dose suffisante des nutriments particuliers, il émet des signes de satiété. Le goût des aliments dont il n’a plus besoin devient moins agréable.
oLe frisson : quand on a froid, le corps déclenche un petit tremblement qui accélère un peu la circulation sanguine et qui nous pousse à bouger.
oLa transpiration : quand on a trop chaud, le corps régularise sa température et hydrate la peau pour qu’elle ne sèche pas sous l’effet de la chaleur.
oLe vomissement : quand on a absorbé des aliments qui risquent de nous empoisonner l’estomac rejette ces aliments.
oLa diarrhée : quand des aliments fermentent l’intestin les rejette pour empêcher l’intoxication.
 
L’élimination secondaire par le mucus
L’élimination principale et régulière se fait par les reins, l’intestin et le foie.
Absorber trop de substances toxiques provenant de l’extérieur, accumuler trop de toxines produites à l’intérieur, ou ne pas se reposer suffisamment oblige le corps à recourir à d’autres organes tels que les poumons, la peau, les muqueuses pour les éliminer ce surplus de toxines. Le corps les évacue par les secrétions des muqueuses de la bouche, du nez, des oreilles, de l’anus, ru vagin, etc.: on sent alors le besoin de rejeter ce mucus en crachant, en se mouchant.
L’élimination de mucus peut se faire par tout organe que le corps réquisitionne pour ce travail d’élimination complémentaire, colite, cystite, gastrite, laryngite, otite, phlébite, prostatite, vaginite, etc.
Pour collaborer avec le corps, faciliter cet écoulement, préserver sa chaleur, se reposer et manger moins de certains aliments.
 
Du malaise à la prévention
Quand on observe une allergie « soudaine », par exemple, urticaire, eczéma, boutons ou autre problème de peau, on cherche habituellement un onguent ou une pommade pour soulager temporairement cette irritation. À court terme, tout va bien : le malaise est arrêté.
Si ces malaises réapparaissent assez souvent, pour les prévenir on a intérêt à appliquer les facteurs essentiels de vie saine. Par exemple, éviter fritures, sucreries, boissons stimulantes, se coucher avant d’être fatigué, faire progressivement puis régulièrement de l’activité physique intense et prolongée au grand air, adopter une attitude mentale constructive, etc. On obtiendra ainsi une amélioration sensible à long terme.