Indice de masse corporelle (IMC) Peut-on s’y fier ?

Inventé au 19e siècle, recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), employé par de nombreuses compagnies d’assurances, l’indice de masse corporelle est sensé évaluer les risques liés au surpoids, cholestérolémie, diabète, troubles cardio-vasculaires, etc. Il mesure le rapport entre le poids et la taille. Il dit en somme, comme tous les tableaux déjà connus, si vous mesurez tant de cm vous devriez peser tant de kilos.

L’IMC ne distingue pas la masse grasse et la masse musculaire. Par exemple, une personne obèse et un athlète très musclé peuvent avoir le même IMC, c’est-à-dire peser le même poids, avoir la même taille, alors que ce poids est constitué de beaucoup de graisse pour l’une et de beaucoup de muscles pour l’autre. De plus, l’IMC ne varie pas selon la morphologie d’une personne; un bréviligne, trapu et un longiligne, mince n’ont pas le même structure osseuse et ne devraient pas avoir le même indice.

 

De meilleurs indices
Une mesure fiable doit prendre en compte l’indice de masse grasse. Les scientifiques évaluent précisément en laboratoire la densité d’une personne en plongeant le corps entier dans l’eau et en mesurant le volume d’eau déplacé. Le rapport entre le volume du corps et son poids détermine sa densité. Si on est plus musclé, l’indice est plus haut et si on est plus gras, l’indice est plus bas.
Le taux d’adiposité reste un indice fiable et facile à évaluer. On l’obtient en mesurant l’épaisseur du pli cutané avec un adiposomètre, une pince qui mesure l’épaisseur de la graisse sous la peau.

 

Évaluer soi-même sa silhouette
En se pinçant la peau soi-même on peut obtenir approximativement les mêmes résultats. Cet indice est normalement plus élevé chez la femme que chez l’homme. En général, on peut dire qu’une pincée de 1 cm chez l’homme et 1,5 cm chez la femme constituent un niveau acceptable. En bref, un niveau modéré de gras sur le corps constitue un atout pour la santé.
À cette mesure quantitative on ajoute une mesure qualitative : en plus de l’épaisseur du pli cutané, on évalue sa texture, un autre indice relié à la santé. D’abord pincer et soulever la peau et la graisse sous-jacente doit être facile. Ensuite, faire rouler ce pli cutané entre les doigts doit être indolore. Enfin la peau doit rester lisse et non bosselée, comme une peau d’orange. Un échec dans ces trois signes indique une accumulation de toxines dans le tissus adipeux, appelé cellulite. Le massage progressif de ces tissus en favorise l’élimination. Réchauffer d’abord par un massage puis pétrir en S.

 

L’indice principal
L’épidémiologie nous confirme un indice que la sagesse populaire avait établi depuis longtemps : le tour de taille. En effet, cette mesure reste la plus directement reliée aux problèmes de santé. Ce risque provient non seulement de la graisse accumulée à l’abdomen mais surtout de l’inflammation de plusieurs organes – intestins, foie, pancréas, estomac, etc. – qui font partie du déséquilibre indiqué par la bedaine.
Voilà donc des indices à évaluer et à garder plutôt bas pour assurer sa santé à long terme.

 

Faim Comment distinguer, retrouver la vraie faim?

Souvent on mange non pas parce qu’on a faim, mais pour d’autres raisons.


La faim est faussée par notre histoire

Nos ancêtres ont manqué de nourriture : «Finis ton assiette, on ne va pas gaspiller de nourriture.» Nos grands parents ont perdu de leurs enfants en bas âge : «Mange, il faut que tu prennes des forces.» Nos parents ont connu la guerre, la dépression économique, le rationnement : «Ne gaspille pas.» Nous sommes restés marqués par la crainte de ne pas manger à notre faim : «Qu’est-ce qu’on mange ? À quelle heure on mange ?»

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Être mince ne suffit pas

Être mince ne garantit pas que son alimentation est adéquate ni que son a c t i v i t é physique e s t suffisante. Maintenir son poids sans faire d’activité physique entraîne souvent de s dépôts de graisse interne, même si on est mince. 45 % des femmes minces et 60 % et plus des hommes minces ont un taux de graisse interne trop élevé. Même des mannequins professionnels présentent ce déséquilibre

La graisse qui entoure les organes vitaux fausse la communication entre les organes, foie et pancréas notamment, et entraîne un déséquilibre. Les personnes trop grosses mais très actives peuvent être en bien meilleure santé que les gens minces mais sédentaires. Bonne nouvelle: cette graisse interne est facile à éliminer. Pour cela, il suffit de faire de l’activité physique et d’améliorer son alimentation. Même si on ne voit aucun changement de son poids ces habitudes réduisent la graisse viscérale.

Activité physique et cholestérol

Le HDL, aussi nommé le bon cholestérol, est sensé protéger nos artères. On dit souvent que plus ce taux est élevé, mieux c’est.

Cependant, quand on passe d’un régime typique riche en lipides à une alimentation équilibrée comprenant peu de gras, on peut parfois voir son taux de HDL baisser un peu. Cette réaction du corps est souvent temporaire et il n’est pas nécessaire de prendre des mesures pour ramener son taux de HDL à son niveau précédent.

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Recette Potage aux pousses de soja

Préparation :       15 minutes           

Cuisson :             25 minutes           

Temps requis :    35 minutes

 

1. Couper en morceaux

pommes de terre                                                           2

poireau                                                                          1

céleri vert                                                            1 branche

oignon                                                                           1

2. Faire cuire à feu doux

tous les légumes dans

eau                                                            500 ml (2 tasses)

25 minutes.

3. Ajouter

pousses de soja                                        500 ml (2 tasses)

sel marin                                                    5 ml (1 c. à thé)

purée d’amandes blanches               15 ml (1 c. à soupe

tamari                                                  15 ml (1 c. à soupe)

4. Servir saupoudré de

persil haché                                            125 ml (1/2 tasse)

aneth haché                                            125 ml (1/2 tasse)

 

Extrait de Du soleil dans votre assiette, de Yolande Buyse, aux Éditions Logiques, 2003.

 

 

Hygiéniste au 21e siècle

 

Dans ces années où la technologie progresse à grands pas et où la médecine peut même vous greffer un nouveau visage, on serait certes enclin à penser que la vie va se prolonger, en longueur et en qualité, et que la science trouvera remède à tout. L’eldorado de la santé pérenne : on travaille, on s’amuse, on se reproduit, on bouffe, on court ou on paresse et un bon docteur va résoudre tous nos problèmes et nous sauver.
Une personne attentive à sa qualité de vie en arrive à une autre conclusion. Une pilule pour dormir ne repose pas, une potion pour replacer l’estomac ne fait pas digérer mieux, un analgésique soulage la douleur mais n’en élimine pas la source. Ces potions magiques ne procurent pas le bien-être, elles ne font que camoufler nos malaises sans les régler
La science évolue mais le cancer évolue tout autant : cherchez l’erreur!
Le mouvement hygiéniste demeure donc essentiel : sa base est simple et cohérente, car elle se fonde sur ce qui  maintient le corps en santé. En fait, il s’agit de connaître les besoins véritables du corps humain  et de les combler. Il ne s’agit pas de se priver, dans une attitude de renoncement à tous les mets transformés et emballés exposés sur les tablettes des épiceries, mais dans un esprit satisfait de consommer des aliments frais et naturels. Car notre organisme sait instinctivement reconnaître ce qui lui convient; la riche saveur des fruits, des légumes et des noix nous revigore et les mets raffinés ne nous manquent pas.
Il faut aussi bouger, équilibrer repos et activité, et assumer la grande responsabilité de prendre sa santé en mains. La vie est pleine de rebondissements et d’émois qui ne facilitent pas toujours le maintien de notre équilibre physiologique. L’important, c’est de persévérer; c’est de continuellement revenir à la base :    le corps humain possède la capacité de se réguler et de s’autoguérir. On peut se fier à cette force intérieure qui, lorsqu’elle est stimulée par un mode de vie adéquat, nous permet de vivre énergiquement, de rester actifs longtemps.
La science hygiéniste est riche d’enseignements; il suffit de les absorber graduellement, avec diligence, sans se culpabiliser quand ce n’est pas parfait, et de vivre en forme jusqu’à 100 ans sonnés. L’important, ce n’est pas de faire ça long, mais que la longue vie soit épanouie, active et sereine. C’est possible lorsqu’on est en santé !
 

Philosophie

 

Graine de lin

 

La graine de lin contient des phytoestrogènes, des gras essentiels polyinsaturés (45 %) surtout des acides linoléique et linolénique, un mucilage et des fibres solubles et insolubles, qui lui donnent une action laxative.
Elle contient aussi des antioxydants, vitamines A, E et F.
Ces bons gras sont reconnus comme essentiels à la santé cardiovasculaire et à la régularisation de la tension artérielle.
 
Moulues ou entières ?
Mastiquées à fond ou moulues, elles libèrent les acides gras essentiels oméga-3. Entières et trempées, prises de préférence le matin, elles agissent comme un laxatif doux. Pour éviter d’oxyder ce gras, gardez les graines moulues au frigo dans un contenant hermétique pendant quelques jours seulement.
 
Combien en manger ?
15 ml (1 c. à soupe) de graines de lin par jour fournissent la dose d’oméga-3 requise par jour et favorise la régularité intestinale.
La faire germer augmente sa valeur nutritive et sa digestibilité. En saupoudrer ses plats crus et cuits. Les manger crues, car elles contiennent des gras.
L’huile de lin est une excellente source d’oméga 3. Elle est aussi utilisée pour fabriquer le linoléum, certaines peintures, du mastic et du savon liquide. La fibre est utilisée pour fabriquer des vêtements. Les tourteaux qui restent servent à l’alimentation du bétail
Le lin est cultivé dans les pays froids. Le Canada, avec ses 800 000 tonnes de graines par année, en est le plus grand producteur et exportateur au monde.
 

Noix

 

Immunité Comment la fortifier

La véritable protection vient de l’intérieur !

Fortifions notre immunité, notre force vitale et faisons confiance à notre corps et notre esprit.
 
Mangeons sain, propre et équilibré 
üConsommons des produits naturels, transformés le moins possible, qui protègent la vie
üCuisons correctement les aliments. Certains se mangent toujours crus, d’autres toujours cuits
üCombinons adéquatement tes aliments à un même repas
üUtilisons des huiles crues et non raffinées
üÉquilibrons notre alimentation selon nos besoins. Mangeons suffisamment de protéines
üMangeons selon nos besoins
üLorsque nous sommes fatigués, faisons une petite diète
üMangeons essentiellement cru : légumes, fruits, algues, graines germées, etc.
üÉvitons les céréales qui contiennent du gluten
üPrenons régulièrement un peu de nigari, avec une pointe de fleur de sel  et un peu de jus de citron le matin
üPratiquons la paix thérapeutique : donnons à notre corps ce qui est bon pour lui !
 
L’oxygène est un aliment essentiel !
üMarchons ou courons une heure chaque jour.
üPrenons l’escalier au lieu de l’ascenseur et du tapis roulant.
üAdoptons une posture élégante, dos droit, regard vers l’avant, poitrine ouverte
üSoyons heureux d’être dans notre corps
 
Le corps se régénère pendant le sommeil
üMangeons léger le soir
üÉloignons notre lit des sources de rayonnements : radio, télé, ordi, etc.
üPortons des vêtements sains et équitables
üDormons la fenêtre ouverte
üApprenons à nous détendre par la relaxation et les petites méditations
üPrenons le sommeil quand il passe.
 
Choisissons un environnement favorable à la Vie
üOptons pour un habitat sain
üÉvitons le téléphone portable
üConsommons des produits équitables pour l’entretien du corps et de la maison
üGardons à nos cheveux leur couleur naturelle
üPréservons notre environnement et toute la planète
üDécouvrons le covoiturage
üPratiquons la simplicité volontaire
üPrenons tous les jours un peu de soleil
üRespectons l’eau, source de vie
 
Fréquentons des gens fréquentables
üLa meilleure relation reste celle que nous avons avec nous-mêmes
üDécidons de ce que nous voulons être
üVivons aujourd’hui. Liquidons notre passé. Préparons notre avenir
üEntourons de gens avec qui nous nous sentons bien
üRéglons à l’amiable les problèmes avec nos proches
üCultivons notre bonheur, l’amour en découlera
üVénérons ceux et celles qui ont vécu avant nous
 
 
Épanouissons-nous dans la créativité
üTrouvons un beau métier à exercer
üFaisons une marque positive en ce monde
üLaissons une belle Planète à nos enfants
üAidons les autres ; cela nous aidera
üPratiquons un art : peinture, modelage, musique, danse, littérature, etc.
üCultivons des jardins
üApprenons en permanence, nous resterons jeunes
 
Choisissons d’être ce que nous voulons être
 
 
Choisis un travail que tu aimes
et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie !
Confucius
 
Danse comme si personne ne te regardais
Aime comme si tu n’avais jamais été blessé/e
Chante comme si personne ne t’entendais
Vis comme si le paradis était sur Terre

 

 

Banane


La banane reste le fruit numéro 1 au monde. Deux bananes fournissent assez d’énergie pour un entraînement intensif de 90 minutes.


L’énergie n’est pas la seule ressource qu’offre la banane.
Elle contient des nutriments qui améliorent la forme à plusieurs points de vue.
La banane contient plus de vitamines et minéraux que la pomme :

  • 4 fois plus de protéines,
  • 2 fois plus de glucides,
  • 3 fois plus de phosphore,
  • 5 fois plus de vitamine A et de fer,


2 fois des autres vitamines et minéraux

 

Entrevue avec Albert Mosséri, l’hygiéniste qui a supervisé 4 000 jeûnes


 

M. Mosséri, quel âge avez-vous et depuis combien de temps pratiquez-vous l’hygiénisme ou hygiène naturelle ?

J’ai bientôt 80 ans, et je m’intéresse à l’hygiénisme depuis l’âge de 20 ans. À l’époque je vivais en Égypte. J’ai commencé mes recherches sur la santé mais je n’ai pas trouvé tout de suite. J’ai dû lire tous les auteurs que je connais dans le monde entier, en plusieurs langues, et je suis finalement tombé sur Shelton et Thompson, qui m’ont paru les plus sérieux. J’ai alors abandonné la naturopathie parce qu’elle est à mis chemin entre la médecine et l’hygiénisme. J’ai commencé à publier des livres quand j’avais 24 ans. Et quand les événements politiques en Égypte n’étaient plus favorables, j’ai dû émigrer en France, où j’ai pratiqué l’hygiénisme dès le début.
L’hygiénisme tel que je le pratique actuellement est venu par étapes, de très nombreuses étapes. D’abord on doit chercher le bon régime, les bonnes idées, ce n’est pas facile à trouver, et quand on les a trouvées, les tentations extérieures et intérieures sont tellement fortes qu’on ne peut pas d’emblée les appliquer. On doit des années pour pouvoir pratiquer l’hygiénisme pur.

Vous avez fait une différence entre la naturopathie et l’hygiénisme. Quelle est cette différence ?
La différence est capitale. D’abord ce qui nous unit c’est que nous sommes contre les médicaments. Mais nous, les hygiénistes, nous disons qu’on doit supprimer la cause, et alors les effets disparaissent. Tandis que les naturopathes utilisent des remèdes naturels, comme la phytothérapie, c’est-à-dire des plantes médicinales, nous refusons tous ces remèdes naturels, même s’ils sont certainement moins nocifs que les médicaments.

Donc vous faites une différence à la base entre la médecine et l’hygiénisme, et ensuite entre l’hygiénisme et les autres thérapies naturelles. Quelle est donc la différence fondamentale entre la médecine et l’hygiénisme ?
La différence fondamentale est que la médecine combat les symptômes avec des poisons, et elle n’élimine pas la cause. D’ailleurs elle ne comprend rien à la cause. Et puis la médicine dit que l’alimentation n’a rien à voir avec la maladie, ce que nous contestons formellement.

À votre avis, quelle est l’alimentation naturelle ?
L’alimentation naturelle est celle qui se rapproche le plus de l’alimentation des grands primates — c’est-à-dire le gorille, le chimpanzé, l’orang-outang. C’est-à-dire, pas ou presque pas de produits animaux, ni viande, ni poisson, ni huîtres, ni fruits de mer, et pas de céréales non plus, parce que l’homme n’est pas un granivore. Shelton a publié le tableau d’anatomie et de physiologie comparées, que j’ai reproduit dans mon livre La nutrition hygiéniste. D’après ce tableau, qui a été proposé par les grands physiologistes du siècle passé, français, allemand, comme Cuvier, l’homme est frugivore. Il n’est pas carnivore, ni omnivore, ni granivore. Granivore c’est-à-dire qui mange des graines et des céréales. Les céréales comprennent le pain, les sandwichs, les galettes, les pâtes, etc.

Donc il reste les fruits, les légumes et les noix…
Il reste tous les fruits, tous les légumes, les noix (et beurre de noix) et les racines, comme les pommes de terres, les topinambours, les ignames. Mais alors que Shelton propose 120 à 200 g de noix par jour, je recommande 20 ou 30 g, et peut-être 40 g pour les athlètes. Les noix en excès sont indigestes. Elles produisent des gaz, etc.

L’alimentation hygiéniste exclut aussi les épices, le sel…
Elle exclut les épices, les aromates — sel, poivre, moutarde, etc. — l’alcool – bière, vin, etc.
Et en plus de cette alimentation, qui reste la plus simple possible, on doit éviter les émotions fortes, comme la colère, les soucis le chagrin. Tout ça peut causer la maladie, même si votre régime est parfait.

Si quelqu’un tombe malade, que doit-il faire, selon l’hygiénisme ?
Si quelqu’un tombe malade, selon l’hygiénisme, on doit chercher et éliminer la cause. Le malade lui-même tout seul n’est souvent pas capable de trouver cette cause. On élimine en priorité les causes principales : ça peut être la peur, une très mauvaise alimentation, des excès, de l’alcool, du vin avec les repas. On peut ignorer les causes secondaires : manger du riz une fois tous les 10 jours, ou un petit bout de viande tous les 15 jours, c’est pas grave. Mais j’exclus le poisson, que je considère très nocif car il se putréfie très vite. J’exclus les fromages aussi.
Après avoir supprimé ces causes, si c’est possible, on doit entreprendre un jeûne, en sautant un repas, ou un jour, ou plusieurs jours.

Vous avez dirigé un centre de jeûne pendant longtemps. Quels résultats avez-vous observés ?
J’ai supervisé environ 4000 jeûneurs pendant les 40 ans ou mon centre de jeûne a fonctionné. J’y ai observé de nombreuses guérisons inespérées : un homme de 60 ans qui était sourd, regardait les oiseaux pendant que je donnais des causeries tous les soirs aux 15 ou 20 curistes. Au bout de 20 jours de jeûne, il me regardait, me posait des questions : il avait retrouvé l’ouïe.

Une dame qui avait un ulcère à l’estomac et que je conseillais par téléphone il y a un an a jeuné pendant 15 ou 20 jours, et son ulcère s’est guéri complètement. Il y a un an, un homme, qui avait laissé le menu hygiéniste et mangé comme tout le monde – viande, bière, etc. — avait pris 30 kilos et pesait alors 90 kilos. Une jambe commençait à lui faire mal : il ne pouvait pas marcher 2 ou 3 mètres sans avoir de fortes douleurs dans la jambe. Suite à un test, un médecin lui a dit : « Monsieur, vous avez un caillot, qui peut monter au cerveau et causer une paralysie, ou monter au cœur et vous serez mort en quelques minutes ». Alors il lui a donné des anticoagulants et des médicaments pour liquéfier le sang. Il a jeûné 32 jours, à l’eau, il a perdu 20 kilos. Il a arrêté avec beaucoup de difficultés les anticoagulants et le médicament qui doit liquéfier le sang, parce qu’il avait une peur bleue que je me trompe, car alors c’aurait été la mort pour lui. Il consultait des livres médicaux. Il a demandé à des médecins de lui faire de nouveaux examens. Alors, après le jeûne, peut-être au bout de 5 examens, le médecin lui a dit « Votre caillot n’existe plus ». Ça ne l’a pas rassuré, parce qu’il avait toujours mal à cet endroit. Je lui ai dit : «Patientez, ça va disparaître.» En effet, le corps s’est rétabli peu à peu, et actuellement il ne souffre plus. Alors il m’a dit : « Je dois suivre le menu hygiéniste. Je n’ai pas le choix ».

Vous avez connu beaucoup de gens qui ont commencé de suivre le menu hygiéniste et qui l’ont laissé ?
Personne ne suit le menu hygiéniste à 100%; certains le suivent à 30 %, d’autres à 50 %, ça varie selon les semaines et les mois. Quand ils adoptent le menu de tout le monde, ça les rend malades, ils comprennent, ils reviennent au menu hygiéniste, ils vont et viennent plusieurs fois. Les gens le comprennent. Mais entre la compréhension et l’application, il y a une marge très vaste. Le souvenir des mets anciens qu’ils ont aimés leur reste dans l’esprit, et de temps et temps ils ont des envies. La nature humaine est ainsi faite.

Croyez-vous que l’hygiénisme fonctionne dans tous les cas ? Y a-t-il des cas où les médicaments sont utiles ?
99,9% des médicaments sont des poisons et donc complètement inutiles. Mais je dois avouer qu’il y a une fraction vraiment minime pour laquelle je recommande certains médicaments, mais pas dans les doses habituelles, ni dans les durées habituelles. Comme par exemple en cas de cystite : inflammation de la vessie avec l’urine qui brûle. Si la personne jeûne, la cystite disparaît après 5 à 15 jours. Mais chez certaines personnes, la cystite ne disparaît pas, même après 20 jours de jeûne. Alors je leur recommande d’aller voir un médecin, de préférence naturopathe, qui leur prescrira des antibiotiques. Le médecin leur prescrit telle dose d’antibiotique à prendre pendant 10 jours. Je leur recommande de ne prendre que la moitié de la dose prescrite pendant 1 ou 2 jours seulement. Avec cette quantité minime, elles ont d’excellents résultats.

Comment voyez-vous l’avenir de l’hygiénisme en France ?
Moi je travaille pour des individus, mais pour la population en général, je ne suis pas optimiste du tout. Vous ouvrez la télé, la radio, les journaux, les magazines il y a une publicité incroyable pour les médicaments et pour la médicine. La France a des lois médicales dictatoriales. Si j’étais en Angleterre, j’aurais beaucoup plus de liberté à pratiquer. Depuis un an j’ai des ennuis très graves avec les autorités médicales, qui m’ont défendu toute publicité pour les méthodes hygiénistes. C’est pour cela que l’hygiénisme ne peut pas se développer.
Mais au Canada, il y a, en proportion, beaucoup de maisons de jeûne, de livres sur le jeûne, et ça m’a fait beaucoup plaisir.

Si vous pouviez résumer l’enseignement de l’hygiénisme en quelques phrases ?
Pour être en santé, vivre une vie saine.

Albert Mosséri publie régulièrement le bulletin Le bon guide de l’hygiénisme, décrit sur le site www.hygienisme.org
 

Heureux: 10 clés pour l’être sans raison

Être plutôt qu’avoir

1-Faire la paix avec soi-même

  • Jeter un regard bienveillant sur soi-même.
  • Tabler sur ses talents, ses compétences.

 

2-Semer le bonheur autour de soi

  • Partager son énergie avec les autres : famille, amis, collègues, etc.
  • Et aussi les personnes moins favorisées.

3. Accepter ses humeurs

  • Accepter ses variations naturelles de motivation.
  • Accepter les variations d’humeur de ses proches.

4. Reconnaître sa chance

  • Apprécier ce qu’on a : famille, amis, travail, santé, etc.
  • Utiliser les cartes qu’on a dans son jeu.

5. Garder une vision réaliste

  • Faire un bilan honnête de sa situation.
  • Évaluer ses progrès avec critique constructive.

6. Écouter les autres

  • Comprendre les autres facilite les relations.
  • Essayer de se mettre à la place de ses proches.

7. Fêter

  • Cultiver ses amitiés, établir des liens nouveaux.
  • Célébrer ses réussites avec ses collaborateurs.

8. Se réconcilier avec son passé

  • Accepter son passé, qui ne peut être changé.
  • Régler ses situations inachevées.

9. Trouver un sens à sa vie

  • Choisir comment et avec qui faire fructifier ses talents.
  • Établir les valeurs et les objectifs qu’on veut réaliser.

10. Préserver sa liberté

  • Affirmer son point de vue, faire entendre sa voix.
  • Laisser aux autres leurs jugements.

 

Bois raméal fragmenté fertilise la terre

Les forêts naturelles croissent et se régénèrent elles-mêmes sans intervention humaine, sans fertilisants ni biocides. Leurs seules sources d’énergie sont le soleil et l’eau. La forêt est un organisme vivant et peut servir de modèle à la culture. Dans le sol en forêt se retrouve la plus grande biodiversité sur terre.

 

Le sol est vivant
La Terre est normalement protégée par son couvert forestier. Les forêts feuillues sont efficaces et durables!: elles résistent à de longues périodes de perturbations climatiques. La forêt se régénère avec ses feuilles, ses branches, ses racines et avec l’aide d’une multitude d’organismes vivants. Ce travail crée un humus stable. La dynamique de la vie est gérée par le sol. L’état physique des organismes du sol est une question de vie et de mort pour les plantes, les animaux et les humains qui en dépendent. La fertilité du sol provient surtout de la matière ligneuse des branches des arbres feuillus, avec les microorganismes qu’ils génèrent. Elle joue un rôle crucial dans la conduite de l’eau à travers les branches. Le sol forestier est durable.

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