Accouchement Lequel choisir?

Les femmes accouchent 99 % à l’hôpital, 1 % dans une maison de naissance, 0,2 % à la maison.
Beaucoup trouvent les méthodes à la fine pointe de la technologie rassurantes et les pensent donc absolument nécessaires. De plus en plus de futures mères se tournent vers d’autres façons de faire.  Pour faire un choix éclairé on doit disposer d’assez d’information.
 
Certaines questions à se poser pour préparer son accouchement :
1.       Comment accoucher : par voie vaginale ou césarienne?
2.       Comment accoucher : naturellement ou avec anesthésie ou provoqué ?
3.       accoucher : à la maison, en maison de naissance ou à l’hôpital ?
4.       Avec quelle méthode accoucher : Bonapace, hypnose, haptonomie, dans l’eau, ballon ?
5.       Par qui être assistée : sage-femme, accompagnante, conjoint, médecin généraliste ou obstétricien ?
 
1.       Par quelle  voie accoucher : vaginale ou césarienne?
 
Accoucher par voie vaginale
L’accouchement vaginal, c’est l’expulsion du bébé par les voies génitales, grâce aux contractions des muscles abdominaux, utérin et transverse.
La très grande majorité des femmes font un accouchement vaginal
De la moitié aux trois quarts ont recours à l’épidurale.
Un tiers ont recours à une anesthésie locale
Un sixième des femmes accouchent naturellement.
 
Accoucher par césarienne
La césarienne consiste à extraire l’enfant de l’utérus maternel par une incision dans la paroi utérine.
Selon les pays, les hôpitaux et les époques, 8 %, 15 %, 19 %, 24 % des femmes accouchent par césarienne. L’anesthésie utilisée est :


Épidurale :  89 %
Générale : 10 %
Locale :  1 %


La césarienne dure environ 25 minutes, dont 1 ou 2 minutes pour extraire le bébé.
Inconvénients et risques :
·         Complications liées à l’anesthésie
·         Hémorragie
·         Lacérations à la vessie, aux intestins, à l’urètre et aux vaisseaux sanguins
·         Thromboses veineuses profondes.
·         Embolies pulmonaires
·         Anémie grave
·         Hospitalisation prolongée
·         Infection
·         Premiers contacts tardifs avec le nouveau-né
·         Retard pour amorcer l’allaitement
·         Échec de l’allaitement.
·         Douleurs prolongées
·         Convalescence plus longue
Avantages
·         Incontinence urinaire et fécale moins élevée
·         Fonction sexuelle moins affectée au cours des trois premiers mois. Après six mois, l’avantage de la césarienne disparaît.
 


2.       Comment accoucher : naturellement ou avec anesthésie ou provoqué ?
 
Accouchement naturel
L’accouchement naturel est une précieuse expérience de vie vibrante d’émotions : elle établit un lien puissant entre la mère, le père, l’enfant..
L’accouchement sans anesthésie réussit dans la plupart des cas. Il demande une préparation pendant la grossesse et l’application pendant l’accouchement.
Plusieurs méthodes fournissent des exercices physiques et psychologiques variés pour réduire et même éliminer la douleur.
Les principales sont décrites dans les pages qui suivent.
 
Épidurale
L’épidurale est une forme d’anesthésie régionale par injection d’anesthésique dans la colonne vertébrale. La mère demeure consciente mais les muscles de sa région anesthésiée perdent de leur vigueur. L’épidural réduit la douleur de 100 % dans 85 % des cas. Le taux de mortalité est très faible.
Risques
·         Utiliser plus d’ocytocine, pour induire ou intensifier les contractions;
·         empêcher ou ralentir la descente du fœtus dans l’utérus;
·         affecter sa rotation finale;
·         diminuer la motivation et la capacité de la femme à expulser;
·         augmenter la durée de l’expulsion;
·         augmenter l’utilisation de forceps, ventouses, etc.;
·         augmenter le risque de lacérations du périnée (épisiotomies).
 
Accouchement provoqué
L’accouchement peut être provoqué, en général par l’injection de médicaments.
Il devrait être pratiqué uniquement si la santé de la mère ou de l’enfant est à risque, la date prévue pour la naissance est largement dépassée. Un moniteur cardiaque fœtal est souvent utilisé durant le travail provoqué pour s’assurer que tout est en ordre.
Méthodes utilisées
Rupture artificielle des membranes
 La rupture artificielle des membranes consiste à briser le sac de liquide amniotique dans le but de provoquer l’accouchement. Cette méthode n’est pas douloureuse. Sa rupture accélère habituellement le travail.
Inconvénients
·         Infection utérine possible.
·         Augmentation de la douleur lors des contractions.
·         Perturbation possible de la circulation sanguine à la tête de bébé.
Gel
Un gel contenant une hormone, est appliqué pour ramollir le col de l’utérus. Il agit entre 3 et 5 heures.
Inconvénients
Hémorragie post-partum.
Utérus fatigué par des contractions artificielles.
Injection d’ocytocine
Cette hormone est utilisée pour stimuler le travail naturel qu’on juge trop lent. On l’administre par intraveineuse dans la salle d’accouchement.
Inconvénients
Peut provoquer d’intenses contractions.
Alternatives
Les massages, la stimulation des seins, l’acupuncture et même les relations sexuelles activent le travail.
 


3.       accoucher : à la maison, en maison de naissance ou à l’hôpital ?
 
Accoucher à la maison
La sage-femme se rend à domicile pour l’accouchement.
Avantages
·         Rester dans un environnement familier.
·         Être entourée de ses proches.
·         Moins de stress.
·         Moins d’interventions médicales.
·         Moins de risques d’infections.
Déconseillé en cas de
·         Complication au cours de la grossesse
Précautions
·         Téléphone
·         Être à moins de 30 minutes d’un hôpital
·         Avoir accès à une ambulance
 
Accouchement dans une maison de naissance
La maison de naissance est un endroit chaleureux, où on se sent comme chez soi et l’approche familiale est privilégiée.
Avantages
·         Accompagnement pendant la grossesse.
·         Approche familiale.
·         Environnement paisible.
·         Accouchement naturel.
·         Moins de stress.
·         Moins d’interventions médicales.
 
Hôpital
On peut accoucher  à l’hôpital avec l’aide d’une sage-femme ou d’un médecin.
4.       Avec quelle méthode accoucher : Bonapace : Accoucher sans stress, haptonomie, hypnose, dans l’eau, ballon ?
 
Méthode Bonapace : Accoucher sans stress
Fruit de plusieurs années de recherche universitaire et appliquée depuis plus de vingt ans, la méthode Bonapace, créée au Québec est enseignée à travers le monde, Europe, Polynésie et Asie. Elle est reconnue par la Société canadienne des obstétriciens et gynécologues et par les mouvements alternatifs de naissance.
Elle comprend quatre techniques complémentaires pour réduire la douleur.
        Contrôler la pensée et diriger l’attention
        Respirer, relaxer et visualiser.
        Masser légèrement la zone douloureuse.
        Masser vigoureusement certains points d’acupuncture.
Elle accorde une place importante au père pendant la grossesse et l’accouchement.
        Il aide sa femme à faire certains exercices.
        Il lui fait des massages spécifiques pour réduire la douleur.
        Il participe à une formation avec la mère.
Avantages
·         Réduction significative de la sensation de a douleur.
·         Réduction importante de l’utilisation d’anesthésiques et d’analgésiques.
·         Réduction de la durée de l’accouchement.
·         Adoption de positions appropriées à chaque étape de l’accouchement.
·         Augmentation de la sécrétion d’endorphines.
·         Vivre une expérience fondamentale de collaboration père-mère.
·         Attachement et engagement accrus du père envers son enfant.
L’auteure
Julie Bonapace a écrit un livre, Accoucher sans stress, abondamment illustré produit un CDROM, interactif contenant un cours explicatif des phases de l’accouchement, un CD présentant une visualisation à pratiquer et un DVD avec Josée Lavigueur et son conjoint démontrant les exercices, postures, massages appropriés. Des formateurs accrédités enseigne cette méthode dans plusieurs pays.
Elle anime des formations en français, anglais, italien, espagnol, allemand.
Pour en apprendre plus, visiter son site : bonapace.com
 
Haptonomie
Conçue par Frans Veldman, l’haptonomie fait une large place aux dimensions affectives de l’accouchement et de la naissance. Elle assure la sécurité par le toucher affectif, notre premier  langage. À compter d’environ quatre mois de grossesse, le bébé est assez développé pour percevoir un toucher affectif et y réagir : par exemple, il vient se coller sur les mains du père ou de la mère et se laisse bercer à travers le ventre de sa maman. Ces touchers pendant l’accouchement facilitent la naissance du bébé et son adaptation à sa nouvelle vie. La mère établit ainsi une meilleure relation avec son petit. Elle peut alors l’aider à se préparer à naître, par exemple, en incitant le bébé à se positionner différemment dans l’utérus. Le père, y trouve aussi un moyen exceptionnel d’entrer en contact avec son enfant avant sa naissance. L’haptonomie rapproche le vécu du père et celui de la mère. Le père participe aux séances d’haptonomie prénatale.
Un père affirme : «Je joue avec mon enfant qui est dans le ventre de sa mère. Je le prends, je le palpe, je le masse. Quand je l’approche, il vient à ma rencontre.»
Le programme Préparation affective à la naissance initie à cette approche de présence au bébé.
Catherine Dolto, médecin et psychanalyste, la recommande.
Avantages
·         Relation chaleureuse avec le bébé.
·         Attachement fort entre la mère et l’enfant.
·         Participation intime du père.
·         Amélioration du positionnement du bébé.
·         Facilitation de l’accouchement.
·         Réduction de la douleur et de l’importance qu’elle occupe dans l’esprit de la mère.
 
Formation professionnelle
La formation est offerte aux professionnels de la santé et de la psychothérapie.
 
Accouchement avec hypnose ou sophrologie
La sophrologie utilise la conscience pour créer l’harmonie intérieure. Elle permet de se détendre dans des situations de tension. L’hypnose préparatoire à la naissance avec hypnose s’apprend en couple en 4 rencontres de 2 heures. Elle permet  d’atteindre une anesthésie profonde.
Techniques
·         Détente mentale et musculaire .
·         Contrôle de ses émotions.
·         Visualisation des étapes de l’accouchement.
·         Stimulation musculaires.
·         Concentration.
·         Conscience du corps.
·         Maitrise de la respiration.
·         Gestion des états de conscience.
Résultats
·         Autonomie accrue à toutes les phases de l’accouchement
·         Relaxation physique et mentale.
·         Accouchement plus rapide.
 
Accoucher dans l’eau
Accoucher dans un bain spécialement prévu à cet effet, dans une eau chauffée à 37°, est surtout offert dans les maisons de naissance. Cette technique exige une certaine préparation à partir du 5e mois de grossesse.
Avantages
·         Accouchement plus rapide
·         Dans l’eau, le col se dilate plus facilement et les douleurs sont moins fortes.
·         Moins d’épisiotomie, pas d’épidurale, etc.
·         Diminution importante du risque de déchirure
·         Meilleure récupération de la mère
·         Naissance plus douce pour bébé
·         Le père peut collaborer davantage.
Déconseillé en cas de
·         Maladie : reins, poumons, cœur, sang, MTS, etc.
·         Problèmes avec le bébé : position, prématurité, maladie.
 
Ballon de naissance
Cette technique a pour buts d’activer la circulation sanguine, favoriser la dilatation et minimiser le travailet gérer la douleur. À l’aide du ballon, la mère peut pendre les positions favorables à toutes les étapes de l’accouchement. Le père aide la mère à prendre les positions facilitantes sur le ballon et à faire les exercices correspondants. Mouvements d’étirement, roulement et bercement dans tous les sens pour détendre, assouplir, tonifier le corps et en particulier la zone abdominale et le dos.La femme utiliser le ballon à la maison pendant sa grossesse et en salle d’accouchement pour de la naissance
Avantages
·         Réduction des déchirures périnéales.
·         Diminution de la prise de médication .
·         Rapprochement du couple.
·         Accouchement plus rapide, plus facile et plus naturel.


 
5.       Par qui être assistée : sage-femme, accompagnante, conjoint, médecin généraliste ou obstétricien ?
 
Sage-femme
La sage-femme respecte le processus naturel normal de la grossesse et de l’accouchement. Par ses conseils et ses interventions elle aide la mère à les vivre, en sécurité et dans la dignité. Elle s’occupe des besoins physiques et psychologiques de la mère. Elle s’adapte aux valeurs, aux préférences et à la culture de la mère et de la famille.
La sage-femme possède la compétence pour s’occuper de la future mère avant, pendant et après l’accouchement, si la grossesse se déroule normalement et si l’accouchement s’annonce bien, et pour prodiguer les soins appropriés au nouveau-né bien portant. Elle est capable de déceler rapidement toute anomalie nécessitant une intervention médecin.
Elle inclut la collaboration de la mère et du père.
Pendant la grossesse
La sage-femme établi une solide communication avec les futurs parents lors de ses visites qui durent 1 heure et plus. Elle met l’accent sur l’éducation et la prévention.
Pendant l’accouchement
La sage-femme accompagne les parents tout au long du travail. Elle prodigue les soins appropriés et veille au bien-être psychologique des parents par son soutien et sn encouragement.
Après la naissance
Après la naissance, elle effectue plusieurs visites à domicile et garde un contact téléphonique quotidien pendant une ou deux semaines. Elle s’assure ainsi de la santé de la mère et du nouveau-né et aide les parents à s’initier aux soins à l’enfant.
 
Accompagnante à la naissance
Mère elle-même, l’accompagnante à la naissance, ou doula a souvent une formation à la grossesse, l’accouchement et l’allaitement, sans pour autant détenir un diplôme professionnel. Elle ne pose aucun acte médical. Elle rencontre la future mère plusieurs fois pendant la grossesse, est présente lors de l’accouchement et revoir la mère après la naissance.
Avantages
d’après les résultats de six études :
·         Diminution de 50 % des césariennes
·         Diminution de 25 % de la durée du travail
·         Diminution de 40 % du recours à l’ocytocine
·         Diminution de 30 % du recours aux anesthésiques
·         Diminution de 30 % de l’usage des forceps
·         Amélioration de l’allaitement maternel
·         Diminution de la dépression post-partum
Leur formation comprend en général plus de 1 000 heures, et traite les sujets suivants : bien naître, grossesse, accompagnement prénatal, communication, allaitement, facteurs facilitants l’accouchement : positions, exercices, respiration, visualisation.
 
Médecin généraliste
 
Médecin obstétricien
L’aide d’un médecin spécialisé en accouchement est essentielle en cas de grossesse à risques.
Principaux risques


          Anémie sévère
          Diabète insulino-dépendant
          Disproportion foeto-maternelle
          Grossesse de plus de 41 semaines
          Hypertension artérielle
          Infections transmises sexuellement
          Jumeaux ou triplets
          Prééclampsie ou éclampsie
          Présentation difficile du foetus
          Troubles hépatiques
          Troubles neurologiques
          Troubles psychiatriques


 
 
 
 
 
 
Accouchement et épisiotomie
 
L’épisiotomie est une incision chirurgicale, pratiquée par le médecin, de la peau et des muscles du périnée (entre l’anus et le vagin) afin de prévenir ou réduire les déchirures spontanées profondes. Le médecin pratique l’incision au moment de l’expulsion. L’épisiotomie est pratiquée quand l’orifice vaginal semble trop étroit ou dans des cas de présentation par le siège, less épaules, et le périnée semble fragile, ou le bébé prématuré, en souffrance fœtale. L’épisiotomie réduit le temps. On pratiquae des épisiotomies dans 30 % des accouchements vaginaux.
L’épisiotomie est classée par l’Organisation mondiale de la santé dans « les pratiques fréquemment utilisées à tort lors de l’accouchement normal. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français croit que l’épisiotomie présente plus d’inconvénients que d’avantages.
Plus de risques que d’avantages
Cette coupure est particulièrement douloureuse et plus dommageable que de laisser les tissus se déchirer naturellement. On pensait qu’elle prévenait l’incontinence urinaire ultérieure. De nombreuses études scientifiques convaincantes ont contredit cette opinion.Les bébés nés sans épisiotomiese portent aussi bien que les autres.Les mères ayant accouché sans épisiotomie conservent des muscles pelviens plus forts quand on a laissé leur périnée s’étirer naturellement pendant l’accouchement.
Risques
·         Opération de couture peu agréable.
·         Zone douloureuse et sensible pendant les heures suivant l’intervention.
·         Marche et la position assise incommodées.
·         Risques d’hémorragies.
·         Cicatrisation lente et douleurs persistantes.
·         Etablissement plus long
 Elle ne devrait être utilisée que si la santé de la mère ou de l’enfant est à risque.
Un muscle périnée entrainé permet d’éviter l’épisiotomie.
Exercices pour favoriser l’élasticité du périnée :
·         Debout, les mains enlacent le bas-ventre, le corps détendu et droit. contracter et décontracter le périnée et les muscles fessiers.
·         Assise, genoux légèrement écartés, pieds joints, poser les mains sur la face interne de chacun des genoux, contracter le périnée et, en même temps, essayez de joindre le genoux alors que les mains les écartent.