Maternité | Nature-Santé

Accouchement 25 Recommandations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé)

Toute femme a le droit fondamental de

·        bénéficier de soins prénataux adéquats.

·        participer à la planification, la prestation et l’évaluation de ces soins.

·        être informée des pratiques en matière d’accouchement (taux de césariennes en vigueur dans les établissements, par exemple).

 

Recommandations

1.      Encourager la formation de sages-femmes ou d’accoucheuses traditionnelles qui dispensent des soins pendant une grossesse normale, et pendant et après l’accouchement.

2.      Encourager la constitution de groupes féminins d’entraide offrant un soutien social.

3.      Maintenir une collaboration d’égal à égal entre les systèmes parallèles de soins périnataux et le système officiel pour le bien-être optimal de la mère.

4.      Réaliser des enquêtes collectives pour évaluer la technologie obstétricale.

5.      Diffuser les connaissances reliées à la naissance.

6.      Informer les femmes des diverses formes de soins liés à l’accouchement.

7.      Assurer le bien-être psychologique de la mère.

8.      Laisser chaque femme choisir la démarche qui lui convient le mieux.

9.      Enquêter dans un établissement ou une région si le taux de césarienne dépasse 10 %.

10.   Ne pas pratiquer de césarienne à moins de nécessité immédiate.

11.   Ne pas pratiquer une césarienne automatique chez les femmes qui ont déjà subi une césarienne. Encourager l’accouchement vaginal après césarienne.

12.   Ne pas provoquer l’accouchement à moins d’indications graves et précises.

13.   Ne pas recourir à l’épisiotomie à moins d’indication graves exceptionnelles.

14.   Ne pas utiliser le monitorage électronique du fœtus pendant l’accouchement à moins d’indication de risque élevé de mortalité périnatale et lorsque le travail est provoqué.

15.   Ne pas administrer d’analgésiques ou d’anesthésiques au cours de l’accouchement, à moins de complications graves constatées ou prévisibles.

16.   Ne pas rompre artificiellement les membranes avant un stade avancé du travail.

17.   Ne pas raser le pubis.

18.   Ne pas administrer de lavement avant l’accouchement.

19.   Ne pas coucher la femme sur le dos pendant le travail ou l’accouchement.

20.   Laisser la femme choisir librement la position qu’elle désire adopter pour accoucher.

21.   Encourager la présence d’une personne choisie par la mère pendant l’accouchement.

22.   Encourager la femme à déambuler pendant le travail.

23.   Permettre à la mère de recevoir librement des visites après l’accouchement.

24.   Laisser toujours le nouveau-né avec sa mère. (Aucun examen ne justifie qu’on sépare un nouveau-né en bonne santé de sa mère.)

25.   Encourager la mère à allaiter immédiatement après l’accouchement.

 

Grossesse et alimentation

Pendant la grossesse, plus que jamais, la qualité de l’alimentation est importante. La mère doit bien se nourrir à la fois pour favoriser la bonne santé de son bébé, mais aussi pour faciliter son grossesse et faciliter son accouchement.
 
Manger le plus vivant, le plus végétal possible
·        Un aliment cru –fruit, légume, noix, algues, etc.—contient une grande quantité de vitamines et sels minéraux assimilables.
·        Commencer chaque repas par des crudités : fruits ou légumes.
·        Manger plusieurs fruits frais le matin et quand on a un petit creux dans la journée.
 
Bons gras
·        Prendre 2 cuillérées à soupe d’huile, de préférence biologiques, de première pression à froid par jour : olive, tournesol, colza. Elles apportent des acides gras insaturés favorisant la production des hormones, prostaglandines, facilitant la grossesse et l’accouchement et la construction du système nerveux du bébé.
·        Prendre une cuillerée de germe de blé, source de gras insaturé et de vitamine E, essentiel à la circulation et la reproduction.
 
Consommer plus de protéines qu’en temps normal
·        En particulier des protéines végétales : noix, légumineuses (lentilles, pois chiches, fèves.
·        Prendre une cuillerée de levure alimentaire, source de protéines, de vitamine B et de minéraux importants comme le magnésium.
 
Manger le plus naturel possible
Un aliment non traité, peu ou pas transformé est plus nutritif.
Remplacer le pain blanc, les pâtes blanches, le riz blanc, etc. par du pain, des pâtes, du riz, etc. entier.
 
Manger varié
Privilégier les aliments locaux et en saison.
 
Prendre de bonnes habitudes pendant la grossesse et les conserver toute sa vie.
·          Le matin : manger des fruits frais et des fruits secs, des amandes, des noix, noisettes, graines de sésame, de tournesol, (3 fois plus riches en calcium que le lait), pépins de courge (source de zinc antioxydant), pignons, etc.
·          Le midi : légumes crus légumes, légumes cuits, huile crue et protéines.
·          Le soir : légumes crus légumes, légumes cuits, huile crue et céréales.
 
         Si on a tendance à prendre du poids, manger plus léger et sans graisse le soir.
         Pour éviter d’avoir un bébé trop gros, éviter tout sucre ajouté.

  

Accoucher sans stress avec l’assistance du père

Julie Bonapace est l’auteure de Accoucher sans stress avec la méthode Bonapace. Cette préparation à la naissance permet de réduire sensiblement la douleur de l’accouchement tout en favorisant la participation du père. Elle comprend plusieurs actions différentes : massage, visualisation, information, détente, etc.
 
Une préparation préalable est indispensable pour réduire la douteur de l’accouchement. Plusieurs techniques s’avèrent efficaces dans ce moment déterminant de la vie d’une femme. Connaitre toutes les étapes de l’accouchement, avoir une information juste et précise sur la durée de chaque étape du travail, sur le rôle des contractions aide largement à gérer la douleur
 
Masser pour inhiber la douleur
Cette technique traditionnelle de contrôle de !a douleur, inspirée de l’acupuncture consiste à masser profondément un point spécifique pour créer une stimulation douloureuse. Cette pression déclenche la production d’endorphines, qui réduisent la douleur. Cette technique produit un soulagement qui agit pendant une période assez longue.
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Percevoir les contractions comme essentielles
Si la femme perçoit la contraction comme synonyme de peur et d’angoisse, la douleur sera perçue comme très désagréable. Si elle perçoit la contraction comme essentielle et positive, si elle se rappelle que c’est grâce aux contractions que le col se dilate et que le bébé peut naître, sa perception de la douleur sera transformée.
 
Formation prénatale pratique
Au cours des rencontres de préparation à la naissance, la mère et le père apprennent et pratiquent de nombreuses techniques pour gérer la douleur.
 
Le père, un précieux allié
Le père acquiert un savoir-être et un savoir-faire qui crée une complicité avec la mère. II pratique le massage profond qui inhibe la douleur. Pendant les contractions, il exerce une pression douloureuse localisée à l’aide de ses doigts, d’une balle ou d’objets en bois. Entre les contractions, il soulage la femme en lui massant doucement le dos, l’abdomen ou les cuisses.
 
La méthode Bonapace
La méthode Bonapace se base sur les mécanismes dont le corps dispose pour moduler la douleur.
Elle enseigne quatre techniques. La mère…
·        comprend les origines de sa douleur ;
·        connait les moyens dont dispose le corps pour moduler la perception de la douleur ;
·        pratique les techniques et les exercices associés à chaque mécanisme de réduction de la douleur ;
·        est informée des autres moyens disponibles si elle ne considère pas le soulagement satisfaisant.
 
Accoucher reste un événement intense
La douleur associée à la naissance est incomparable : elle est d’une intensité surprenante.
Une douleur bien gérée préserve le système sympathique. Elle augmente la tension artérielle, le rythme cardiaque, s’accompagne d’hyperventilation, etc.
Le couple apprend à reconnaitre chaque type de douleur, à repérer où elle se situe et à en évaluer l’intensité et la durée. Grâce à connaissance précise du travail le couple réussit à se préparer adéquatement.
 
Le corps dispose de mécanismes autonomes pour moduler la douleur
Les futurs parents sont rassurés en apprenant que la douleur est une perception et que plusieurs facteurs peuvent la moduler. L’étude des mécanismes dont dispose le corps prépare le couple à la pratique des massages et des exercices de modulation de la douleur.
 
Accoucher en douceur
L’accouchement produit un stress, surtout fondé sur l’angoisse de ne pas savoir à quoi s’attendre. La mère et le père adéquatement préparés maitrisent la situation, gèrent efficacement la douleur et éprouvent surtout le sentiment d’avoir réussi un grand exploit ensemble.
 
Quand le père s’en mêle
Un père qui participe, avec sa partenaire, à la préparation prénatale et qui, à l’accouchement, se sent efficace et utile, joue un rôle actif et dynamique pour prodiguer des soins à l’enfant après sa naissance. Il occupe une place importante dans sa famille ; il se voit comme un participant indispensable dans cette aventure de la naissance.
 
La préparation prénatale
Les futurs pères et mères participent à neuf heures de formation donnée en général en soirée et échelonnée sur quatre ou six semaines. La méthode développe les aptitudes du couple à gérer le stress qui entoure la naissance d’un enfant. Elle permet de faire de l’accouchement une expérience satisfaisante, structurante et épanouissante pour le couple. Elle vise tout autant la participation du père en période périnatale que la réduction de la douleur à l’accouchement par une approche non pharmacologique.
 
La formation
Le formateur-la formatrice adopte une attitude bienveillante, guide les participants, répond à leurs besoins et utilise leur intuition. Il/elle s’applique à développer l’autonomie de chacun en l’aidant à améliorer ses aptitudes à gérer les changements occasionnés par la naissance d’un enfant. Les parents deviennent ainsi les spécialistes de leur propre adaptation à cette nouvelle situation.
La formation offre un apprentissage cognitif avec ses concepts intellectuels, visuel avec ses démonstrations et kinesthésique avec ses exercices pratiques. Les activités varient d’une rencontre à l’autre. Chaque technique essentielle est présentée et pratiquée plus d’une fois au cours de la formation. Plusieurs techniques sont utilisées pour dévier l’attention, telles que respiration, relaxation et visualisation.
Tout au long de la session, la formatrice aide le couple à se préparer mentalement, à demeurer calme et confiant, et à gérer les impondérables.
Cette approche combine la responsabilité et le lâcher-prise. Ensemble la mère et le père mettent tout en œuvre pour atteindre leurs objectifs, maitriser la situation et gérer la douleur. Le couple apprend aussi à laisser la vie décider du déroulement de la naissance. Cette préparation mentale permet de réagir avec assurance à pratiquement toute situation.
En dépit de tous les efforts déployés par le couple, il est possible que la douleur perçue demeure trop intense. Le couple peut alors faire appel à des analgésiques, s’il le juge à propos.
 
Recherches scientifiques sur la méthode Bonapace

Les résultats de l’étude sur le soulagement de la douleur sont concluants. Dans cinq centres hospitaliers du Québec, une trentaine de femmes ont mesuré, aux quinze minutes, l’intensité et le désagrément de leur douleur. Les femmes qui avaient suivi la méthode Bonapace avec une formatrice accréditée ont ressenti 45 % de moins l’intensité et le désagrément de la douleur Cette réduction de la douleur n’a apporté aucun effet secondaire ni aucune complication. 

Soins de santé des bébés et des enfants 50 conseils pratiques

Donner un fort potentiel vital à la naissance
Avec des parents sains, une mère qui avant et pendant la grossesse a un mode de vie sain et équilibré, l’enfant a de fortes chances de naître dans de bonnes conditions et d’être vigoureux.
Après la naissance, on peut développer la vitalité du bébé par l’allaitement maternel, une saine hygiène de vie, une stimulation des muscles, des os et du système nerveux par des exercices appropriés.
 
La naissance
Précédé d’une préparation physique  et psychologique adéquate, l’accouchement peut avoir lieu dans des conditions favorables à sa vitalité, à la maison, dans une maison de naissance, dans une maternité, selon sa condition physique et son équilibre psychologique. Selon ses sensations et les réactions du bébé, la mère choisit et modifie sa position tout au long du travail. En ce moment plus qu’en tout autre, le corps sait !
1.      Placer le bébé sur le ventre de la mère, couper le cordon ombilical quand les battements ont cessé pour donner au bébé tout le sang qui lui parvient de la mère.
2.      Laisser l’enduit blanchâtre et gras qui recouvre la peau à la naissance, il se résorbera spontanément et rapidement.
3.      Au besoin, laver le bébé à l’eau tiède légèrement citronnée, sans savon. Le sécher doucement.
4.      Donner le sein aussitôt après la naissance.
5.      Laisser le bébé avec la mère pour qu’elle rester en «harmonie» avec l’enfant.
 
Les yeux
6.      Laver les yeux soigneusement et uniquement avec de l’eau bouillie tiède et du coton hydrophile.
7.      Exposer le bébé à une lumière douce, tamisée.
 
La bouche
8.      Avec le doigt, débarrasser la bouche et la gorge des mucosités qui empêcheraient le bébé de respirer facilement.
 
Le nez
9.      Le nez se nettoiera de lui-même par l’éternuement.
 
Les oreilles
10.   Nettoyer chaque jour l’oreille externe à l’eau seule.
11.   Ne pas toucher à la cavité de l’oreille.
12.   Laisser le cérumen sortir de lui-même.
 
Les organes génitaux
13.   Au cours du bain, laver doucement la partie externe, sans savon.
 
La peau
14.   Éviter le bain quand le bébé est fatigué.
15.   Allaiter : une alimentation saine est essentielle à une belle peau.
16.   Donner le bain à l’eau seule.
17.   Au besoin masser la peau irritée avec deux parties d’huile d’olive et une de jus de citron, ou un peu de vitamine E.
 
Les cheveux
18.   Laver à l’eau seule.
 
Les intestins
19.   Une alimentation saine et équilibrée, une saine relation affective entre l’enfant et ses parents assurent une évacuation facile et régulière.
 
Les dents
20.   Les dents du bébé ne nécessitent aucun soin.
21.   Quand les dents sont sur le point de sortir, donner à l’enfant une branche de céleri à mâchouiller.
 
La température ambiante
22.   Garder constamment le bébé à une température confortable.
23.   Garder la pièce à une chaleur douce et confortable.
24.   Ventiler la chambre le plus souvent possible.
25.   Éviter les courants d’air et les refroidissements.
26.   Conserver un taux suffisant d’humidité dans la pièce.
27.   Sortir bébé plusieurs heures chaque jour.
28.   Par temps froid, porter l’enfant pour lui assurer la chaleur dont il a besoin.
 
Les vêtements
29.   Vêtir bébé pour préserver sa température ; s’assurer qu’il a les pieds chauds.
30.   Mettre des vêtements doux, confortables et perméables, qui laissent la peau respirer.
31.   Utiliser des vêtements de fibres naturelles : coton, soie, toile légère ou de flanelle.
32.   Couvrir la tête du bébé d’un chapeau léger de couleur claire.       
 
Le sommeil
33.   Assurer un sommeil suffisant.
34.   Placer bébé à dormir dans un endroit peu bruyant mais entouré des sons naturels, qu’il entende parler.
35.   Accepter que le sommeil varie selon le tempérament, la forme physique et l’environnement, l’harmonie entre les parents, la qualité de l’habitat, l’alimentation de l’enfant. Un nouveau-né en bonne santé dort environ 18 heures par jour.
36.   Ne pas réveiller un enfant qui dort pour le nourrir ou tout autre motif, on risquerait de perturber son rythme.
37.   Coucher le bébé dans un lit ferme, sur une peau d’agneau non traitée qui lui apporte la douceur et le confort et devient aussi son nid familier.
 
L’eau à boire
38.   Ne pas donner d’eau à boire à l’enfant  nourri au sein intégralement ; il n’en n’a pas besoin.
39.   Si l’enfant a soif, donner à boire de l’eau de source naturelle peu minéralisée.
 
Les cris de l’enfant
40.   Répondre aux cris de l’enfant : identifier et satisfaire son besoin : Se sent-il seul ? Est-il propre ? A-t-il trop chaud ou trop froid ? Est-il heureux ? Est-il suffisamment porté ? A-t-il besoin d’être pris, touché? A-t-il faim, a-t-il soif ? L’enfant en bonne santé crie peu.
 
Le bain d’air et de soleil
41.   Laisser l’enfant nu le plus souvent possible.
42.   Donner à chaque jour un bain d’air lors de la toilette et du massage.
43.   Donner un court bain de soleil (1 ou 2 minutes)  aux heures où le soleil est doux.
 
L’exercice
44.   Placer l’enfant légèrement vêtu ou nu sur un tapis doux ; il bouge alors à son aise, développe ses muscles, sa coordination et son sens de l’équilibre.
45.   Le placer en différentes positions pour lui permettre de faire différents mouvements.
46.   Quand bébé se tient la tête, le placer souvent sur le ventre pour qu’il puisse librement se trainer, puis avancer à quatre pattes, puis marcher.
 
Le massage
47.   Masser doucement le corps entier, chaque jour. Cet exercice passif active la circulation, calme le système nerveux et entretient un lien affectueux avec le parent.
 
Le portage
48.   Porter l’enfant sur soi le plus possible. Ainsi il dort mieux, est plus calme.
49.   Préserver le calme et l’atmosphère harmonieuse de l’enfant en bas âge.
50.   Éviter les voyages, les déplacements longs et agités, l’atmosphère et les brusques changements d’habitude.

  

Bébé Premier bilan de santé L’indice Apgar

  
Aussitôt leur enfant est né/e, les parents se posent la question «Mon enfant est-il normal » ?
La pédiatre Virginia Apgar a établi le premier bilan santé du nouveau-né. C’est une évaluation sommaire des fonctions vitales de l’enfant.
 Effectué dans la première minute de vie de l’enfant, cet indice de vitalité vérifie 5 paramètres :
·        le rythme cardiaque,
·        la respiration,
·        la coloration de la peau,
·        le tonus musculaire
·        la réactivité à l’aspiration.
 
Chaque paramètre est coté de 0 à 2 points.
L’indice est renouvelé à 5 et 10 minutes après la naissance afin d’en apprécier l’évolution.
L’indice Apgar normal est égal à 10.
·        Entre 7 et 10, une simple oxygénation est nécessaire.
·        En deçà de 7, le SA est considéré comme anormal.
·        En deçà de 3, le bébé est en état de mort apparente.
Selon les résultats, plusieurs manœuvres de réanimation peuvent être mises en route :
intubation, ventilation, oxygénation, injection d’adrénaline, massage cardiaque…
 
Suivi de soins systématiques
Souvent on fait aussi d’autres examens :
        Vérification de la glycémie (taux de sucre dans le sang) en prélevant une goutte de sang au talon.
        Aspiration des sécrétions dans la bouche et les narines de bébé pour désobstruer ses voies respiratoires.
        Recherche de l’existence d’urines attestant du bon fonctionnement des reins.
 
Examen neurologique
L’examen neurologique à la naissance est systématique. Le praticien analyse différentes aptitudes neurologiques et notamment l’existence des réflexes fondamentaux : le nouveau-né normal…
        marche automatiquement dans le vide,
        s’agrippe aux doigts du praticien et se soutient de tout son poids,
        se redresse sur les jambes quand il est en position verticale
        fait des mouvements spécifiques des bras quand on le maintient à quelques centimètres de la table d’examen, et qu’on le lâche brusquement mais prudemment !

Anomalies congénitales
Puis on examine le bébé et on recherche des malformations ou anomalies :
        Aspect des membres, du nombre de doigts, d’orteils, etc.
        Recherche de la présence d’une hernie.
        Recherche d’une luxation congénitale de la hanche.
        Existence d’une anomalie des orifices digestifs naturels de l’enfant, par l’introduction d’une petite sonde dans l’œsophage et l’estomac.
 

  

Activité physique après l’accouchement Retrouver la forme

Vous vous remettez graduellement de l’accouchement, vousprenez soin de votre nouveau­-né, vous vous adaptez à votre nouveau rôle de mère. On peut comprendre que l’activité physique ne soit pas votre première préoccupation! Mais vous y gagnerez beaucoup à reprendre l’activité le plus tôt possible, ne serait-ce que dix minutes par jour : cela vous aidera à regagner force et endurance, à refaire votre plein d’énergie et à diminuer le stress. Et qui a le plus besoin de tout cela sinon une nouvelle maman?
Pendant les deux premières semaines suivant votre accouchement, la pratique d’exercices légers, l’équivalent de votre activité pendant les derniers stades de votre grossesse, contribuera à refaire vos forces. Avant de pousser plus loin, laissez à votre corps le temps de se remettre (et, si nécessaire, aux points de suture le temps de cicatriser).
Une fois ces deux semaines passées, vous pouvez vous livrer à une activité physique d’intensité moyenne. Commencez lentement et continuez graduellement.
 
Entrainez-vous régulièrement et progressivement
·         Écoutez votre corps : il vous indiquera à quel rythme vous activer.
·         Prudence, si vous observez une augmentation marquée de vos pertes vaginales (lochies) après vos exercices, votre activité est probablement trop intense.
·         Commencez chaque séance d’exercices lentement, et pendant quelques minutes gardez un rythme modéré.
·         Puis passez à la marche rapide.
·         Exécutez aussi des étirements en douceur.
·         Hydratez-vous : buvez avant, pendant et après vos exercices.
·         Mangez une collation riche en glucides ou buvez un jus de fruits après votre séance d’exercice.
·         Portez un soutien-gorge d’entrainement pour bien soutenir vos seins.
·         Si vous allaitez, nourrissez votre bébé avant de faire de l’exercice, vous en serez plus à l’aise.
·         Urinez avant d’amorcer votre routine, portez un protège-dessous au besoin.
·         Pratiquez quotidiennement les exercices de Kegel, les contractions du périnée.
·         Exécutez vos mouvements avec prudence en laissant vos articulations reprendre leur vigueur après votre grossesse.
·         Adonnez-vous à votre séance d’exercices quand vous vous sentez en forme pour le faire.
·         Augmentez graduellement d’abord la durée puis ensuite l’intensité de votre activité
·         Cessez tout exercice qui vous cause des douleurs ou des étourdissements. Consultez un professionnel de la santé ou de l’activité physique avant de poursuivre votre entrainement.
 
La meilleure activité reste la marche. Comme pendant votre grossesse, marchez une heure par jour. Commencez par une promenade de 10 minutes par jour. Augmentez de 10 minutes par semaine. Emmener le bébé avec vous. Portez-le dans un porte-bébé ventral.
 
Mouvements particuliers après l’accouchement
·         Exercices de Kegel: contractez les muscles du périnée comme si vous vous reteniez d’uriner, puis relâchez-les graduellement.  
Contractez pendant 3 secondes, et relâchez,10 fois.
Puis contractez pendant 5 secondes, et relâchez, 10 fois.
Puis contractez pendant 10 secondes et relâchez, 10 fois.
Puis contractez pendant 15 secondes et relâchez, 10 fois.
Faites au total entre 100 et 200 contractions par jour.
·         Muscles abdominaux : faire des redressements assis progressifs, plusieurs fois par jour
Couchée sur le dos, lesgenoux pliés, les bras allongés vers l’avant, relever progressivement, la tête, puis les épaules du plancher, tenez ainsi pendant 3 secondes et retournez lentement à la position de départ.
Augmenter progressivement la durée de la contraction.
Au besoin, faites examiner le niveau de « séparation » de vos muscles abdominaux par un professionnel de l’activité physique. Si nécessaire, il vous proposera des exercices correctifs spéciaux à exécuter avant de commencer à raffermir vos abdominaux.
·         Muscles dorsaux : garder le dos droit en différentes postures et pendant différentes activités.
·         Étirer la cage thoracique : couchée au sol, un coussin sous le dos, ouvrant la cage thoracique. Gardez cette position pendant 30 secondes, et recommencez.
·         Décontractions des muscles dorsolombaires : couché sur le dos, les genoux fléchis et les abdominaux contractés, roulez le bassin pour que tout le bas de la colonne vertébrale touche le plancher. Gardez cette position pendant plusieurs secondes, puis relâchez complètement.
 
Quand votre corps aura refait son plein d’énergie et ses forces, vous pourrezfaire de la danse cardiovasculaire à faible impact,de la bicyclette et de la natation, suivre desséances d’exercices pour mères et bébés ouvous utiliser une vidéocassette d’exercice.
Avec quelques minutes à une heure d’activité physique vous ressentiez les bienfaits d’être en forme. Bougez chaque fois que vous en avez l’occasion. Bous en verrez et vous en ressentirez les résultats assez rapidement.


  

Choisir comment accoucher

 Yolande Buyse et Jacques Lalanne
 
Vous pouvez choisir d’accoucher en maison de naissance ou à la maison. De plus en plus de mères font ce choix, qui peut s’avérer le plus sage et le plus prudent.
La sage-femme et l’accoucheur avisés «assistent» la naissance du bébé. Pour elle ou lui, la naissance est un événement naturel et elle/il n’intervient que si nécessaire.
Si le travail était long, il/elle ne donne pas à la mère une injection pour accélérer le travail mais laisse agir la nature et patiente plusieurs heures jusqu’à ce que le corps de la mère soit prêt à accoucher et le bébé soit prêt à naitre.
 
Problèmes des naissances à l’hôpital
En accouchant à l’hôpital et en laissant son bébé dans la pouponnière, la mère s’expose et expose son enfant à plusieurs dangers : infections, usage excessif de médicaments, rupture de l’attachement mère-enfant durant les premières heures de vie du nouveau-né.
 
Si vous accouchez à l’hôpital
Évitez le plus possible :
          l’échographie (l’observation du fœtus à l’aide d’ultrasons),
          le monitoring fœtal interne,
          l’utilisation excessive de sédatifs et d’anesthésiants,
          la provocation du travail,
          la pratique trop rapide d’une césarienne.
 

  

Soins prénataux

La santé d’un enfant dépend notamment de sa vie avant sa naissance, pendant sa gestation et même celle des générations antérieures. Quand il est dans l’utérus de sa mère l’enfant dépend d’elle pour sa croissance et son développement. Une mère en santé donne naissance à un enfant en santé. Les responsabilités d’une mère sont grandes. En connaissant mieux le fonctionnement du corps et en appliquant ces connaissances dans la pratique, la mère peut assurer la santé et la force de son enfant.
Les femmes sont les leaders de la société : elles ont la plus grande influence sur le développement de la santé de tous les membres de la famille.
Les besoins de l’enfant sont remplis au mieux quand ceux de la mère sont parfaitement comblés.
Adopter une attitude constructive, prendre du grand air et faire une activité physique chaque jour, mangerez sainement et prendre soin de soi pendant la grossesse, permettent non seulement de préserver sa propre santé mais aussi de mettre au monde un enfant sain, vigoureux, par un accouchement paisible et facile et pratiquement indolore.
La mère doit fournir les vitamines et les minéraux, essentiels pour le développement des dents et des os de l’enfant, avant et après la naissance, pendant la grossesse et l’allaitement.
Les légumes verts et des fruits frais doivent faire partie du menu du bambin beaucoup plus que les céréales pour lui donner des dents solides et saines.
Une mère bien nourrie donne naissance à un enfant bien nourri et bien développé. Non simplement les os et les dents mais tous les organes et tissus du corps sont renforcé par une alimentation adéquate chez la mère. L’alimentation prénatale de la mère a une influence considérable sur l’avenir de son enfant.
Un homme et une femme qui possèdent la vitalité suffisante pour vivre une vie longue et active transmettent une solide et saine hérédité à leur enfant..
Pour donner à votre bébé un bon début dans la vie, on doit évidemment manger sainement avant et pendant la grossesse.
C’est pendant la période prénatale et les deux premières années de sa vie que le cerveau et le système nerveux se développent le plus. C’est le meilleur moment pour donner une solide base au système cérébral et nerveux. Une grande partie de l’avenir d’une personne se décide au cours de ces quatre ans. Voila pourquoi la mère doit donner à son enfant la meilleure alimentation possible!
La préparation à devenir parent doit commencer dès l’enfance et faire partie de l’éducation à tout âge !
«Je m’assois seule dans ma chambre, je visualise des scènes agréables et, dans un état d’esprit paisible, je désire que mon enfant ait une belle constitution, des cheveux fournis et de beaux yeux. Puis je souhaite qu’elle ou il devienne compétente dans tout ce qu’elle entreprendra.»
Il y a un échange entre le sang entre la mère et celui de son enfant à naître. L’enfant a assez tôt son propre sang et sa propre circulation. Il dépend de sa mère pour l’oxygène et l’alimentation. L’enfant se nourrit de ce dont la mère se nourrit elle-même.
Le placenta agit comme un filtre pour protéger l’enfant. Certaines substances, même si elles sont toxiques, parviennent jusqu’à l’enfant car le placenta n’est pas constitué pour filtrer des substances étrangères à la vie humaine. Le fœtus est protégé des chocs, changements de température et autres coups.
Vers la fin de la sixième semaine le fœtus est un être humain pratiquement complet.
Une mère enceinte devrait se souvenir que les accidents prénataux sont très rares, que la nature veille à la protection de l’enfant, et lui offre ce qu’il y a de mieux dans le début de sa vie. Elle peut avoir confiance à la vie qui sauvegarde les meilleurs intérêts de l’enfant.
 
 

  

Réflexes des nouveaux-nés

 Dès sa naissance le bébé fait des mouvements automatiques dans certaines situations.
 
L’examen des réflexes primaires à la naissance.
Les réflexes de succion, des points cardinaux, d’agrippement et de sursaut permettent au bébé de s’accrocher à la poitrine de sa mère et d’y être en sécurité lors de leurs déplacements.
Cet examen évalue l’état neurologique et la fonction cérébrale de l’enfant. Certains réflexes apparaissent dès l’âge de 28 semaines de gestation et d’autres sont présents seulement à 38 ou 40 semaines. Leur absence peut indiquer une lésion cérébrale, une déficience motrice.
 
Le réflexe de la marche
L’enfant peut effectuer le mouvement de la marche dès sa naissance. Pour le déclencher, on tient l’enfant verticalement, nos mains placées sous ses aisselles et en maintenant légèrement sa tête. On met le dessus du pied en contact avec le rebord d’une table et l’enfant lève le pied et le met sur la table et l’autre jambe amorce une flexion et fait quelques pas de marche.
 
Le réflexe de sursaut
On tient l’enfant couché sur le dos dans ses mains, en soutenant sa tête, son dos et ses jambes. On abaisse brusquement son corps de plusieurs centimètres. Cette petite chute provoque une réponse brusque : le bébé ouvre les bras, les doigts et les yeux puis il replie les bras vers le thorax, ferme les mains et pleure fort. Il réagit de la même façon face à un bruit très fort.
 
Le réflexe de succion et des points cardinaux
Lorsqu’on stimule du doigt les lèvres ou autour de la bouche, l’enfant amène à tourner la tête du coté stimulé et à ouvrir la bouche pour attraper le mamelon et le mettre dans sa bouche et sucer par des mouvements répétés de la langue pour extraire le lait du sein et se nourrir.
 
Le réflexe d’agrippement
Le bébé peut s’agripper aux doigts qu’on met dans ses mains et de s’y tenir suspendu de tout son poids.
Quand on touche le bébé au niveau de la colonne vertébrale à partir de la région des fesses jusqu’au niveau de la tête, il soulève les fesses et la tête.
 
La vigueur de ces gestes, surtout l’agrippement et la succion, rassure l’enfant et le parent et renforce le lien d’attachement qui se crée entre eux.


Réflexes des noouveaux-nés
 
Vous avez certainement remarqué que vos tout-petits, dès leur naissance, avaient des mouvements particuliers qui se répétaient dans certaines situations. Ces mouvements automatiques et parfois complexes exercent une véritable fascination sur les parents. Qui ne sera pas surpris d’observer son bambin effectuer quelques pas de marche automatique! Plusieurs de ces réflexes sont spectaculaires et bien des parents sont impressionnés ou sourient de voir leur enfant exécuter des mouvements complexes. Les médecins les cherchent de façon méthodique, pour évaluer la fonction du système nerveux de l’enfant observé et plusieurs interrogations trouvent leurs réponses lorsqu’ils procèdent à l’examen des réflexes primaires ou archaïques des enfants dans les premiers mois de leur vie et même ensuite.
 
 
Tout juste né, Bébé a des réactions qui lui permettent de s’adapter à la vie hors de l’utérus. Ces réactions dites stéréotypées ou automatiques qui sont involontaires, sont des réflexes. Les médecins les stimulent pour vérifier la neurophysiologie de l’enfant naissant ou un peu plus vieux.
 
Plusieurs de ces réflexes peuvent être constatés à la naissance et disparaissent pour certains à des âges variés. Les réflexes primaires ne seront présents que quelques semaines alors que d’autres persisteront jusqu’à la seconde année de vie. Certains sont simples et d’autres sont plus globaux ou complexes.
 
 
 
Utilité des réflexes primaires
 
Une justification utilitaire a été proposée pour expliquer la raison d’être de certains réflexes. D’un point de vue physiologique, ils semblent être utiles pour la sécurité ou la survie du nouveau-né. On pense par exemple aux réflexes de succion et des points cardinaux qui permettent à l’enfant de se nourrir adéquatement dès que sa maman présente son sein pour l’allaiter.  Bien que moins vitaux pour le nouveau-né humain, le  réflexe d’agrippement et le réflexe deMoro peuvent permettre au bébé singe accroché à la poitrine de sa mère, d’être en sécurité lors de leurs déplacements.
 
Lorsque le médecin examine le bébé ou l’enfant plus vieux, leurs réflexes primaires lui fournissent plusieurs renseignements. Ils sont utiles cliniquement pour évaluer l’état neurologique de l’enfant. D’abord, ils permettent de faire l’évaluation de sa maturation neurophysiologique. Certains réflexes peuvent apparaître dès l’âge de 28 semaines de gestation dans le cas d’une naissance prématurée et d’autres sont présents seulement à 38 ou 40 semaines. Ces réflexes permettent également d’évaluer la fonction cérébrale de l’enfant, s’assurer de sa normalité ou encore détecter des anomalies. Ils font partie du comportement normal du nouveau-né prématuré ou à terme et ils doivent normalement disparaître au cours des deux premières années de la vie. À titre d’exemple, leur absence peut indiquer qu’il y a une lésion cérébrale importante chez le nouveau-né, cependant il y a également des anomalies qui sont détectées, comme la déficience motrice cérébrale, par la persistance de ces réflexes primaires au-delà d’une certaine période en fonction du réflexe examiné.
 
 
Types de réflexes primaires
 
Il est toujours impressionnant de constater que notre enfant est capable d’effectuer le mouvement de la marche dès les premiers jours de la vie! Ce réflexe est mieux observé après 4 jours puis, il disparaît après un temps variable. Il est normal qu’il disparaisse puisque sa persistance est anormale et signifie une atteinte du système nerveux. Pour le faire apparaître, on tient l’enfant verticalement, nos mains placées sous ses aisselles et en maintenant légèrement sa tête. On fait en sorte que le dessus du pied soit en contact avec le rebord d’une table; ceci permet à l’enfant d’exécuter un enjambement si on amorce un mouvement vers l’avant. Par la suite, le pied se déposera sur la table pendant que l’autre jambe fera une flexion et une extension de telle sorte que l’enfant puisse alterner le déplacement des jambes et faire quelques pas de marche. Toutefois, on suggère aux parents de ne pas stimuler ce réflexe puisqu’il doit disparaître pour permettre une marche plus mature et plus harmonieuse.
 
Un autre réflexe bien connu est le réflexe de Moro ou de sursaut. L’enfant est maintenu par le médecin dans ses mains, en position dorsale tout en soutenant sa tête, son dos et ses jambes. Ensuite, il abaisse brusquement son corps de plusieurs centimètres. Cette petite chute provoque une réponse brusque : ouverture des bras et des doigts, ouverture également des yeux et ensuite, retour des bras vers le thorax, fermeture des mains et se terminant par un pleur important. Il peut être également reproduit pendant le sommeil de façon spontanée ou lorsqu’il y a un bruit très fort. Ce réflexe se manifeste dès la naissance et disparaît vers l’âge de 4 mois. Toutefois, sa persistance au-delà de 4 mois, peut laisser soupçonner une atteinte neurologique. De plus, une réponse asymétrique peut permettre de découvrir un problème neurologique d’un côté du corps.
 
Le réflexe tonique asymétrique du cou peut être présent à la naissance,  cependant il apparaît habituellement à 2 mois de vie et disparaît éventuellement à 6 mois. On le nomme aussi le réflexe de l’escrimeur. Lorsque l’enfant est sur le dos et tourne la tête ou qu’on lui fait tourner la tête d’un côté, on provoque une extension de son bras, du côté où il regarde et une flexion de son bras opposé. Ces mouvements d’extension et de flexion peuvent être observés également au niveau des jambes. Encore une fois, la persistance de ce réflexe au-delà de 6 mois, peut permettre au médecin de faire le diagnostic d’une atteinte du système nerveux.
 
Le réflexe des points cardinaux est aussi un réflexe important. Habituellement, il disparaît vers l’âge de 3 ou 4 mois, mais il peut persister plus longtemps notamment au cours du sommeil à un âge plus avancé. Lorsqu’on stimule les lèvres du doigt ou la région autour de la bouche, cette dernière s’ouvre et l’enfant peut aussi tourner la tête du côté stimulé. Il arrive même que celle-ci fasse de petits mouvements saccadés, aller et retour permettant ainsi, si la stimulation est créée par le mamelon, de l’introduire à l’intérieur de la bouche. Il s’en suit alors un réflexe de succion.   L’enfant fait alors des mouvements répétés de la langue, créant une pression négative suffisante pour permettre d’extraire le lait du sein et se nourrir.
 
Le réflexe d’agrippement est également observé méthodiquement par le médecin qui examine un enfant. Il se retrouve au niveau de paumes, et au niveau de la plante des pieds. La recherche du réflexe d’agrippement peut être complétée par la recherche à la réponse à la traction. Lorsque l’agrippement des doigts sur les index de l’examinateur est satisfaisant, on peut élever votre enfant dans les airs. Celui-ci peut s’agripper assez fortement pour permettre d’être soulevé de la table d’examen.
 
Il existe également des réflexes au niveau du dos. En glissant l’index ou le pouce à quelques centimètres parallèlement à la colonne vertébrale, on observe une flexion du corps de l’enfant du côté stimulé. Il s’agit du réflexe d’incurvation unilatéral du dos ou du réflexe de Gallant. Pour le réflexe de Perez, l’enfant est stimulé au niveau de la colonne vertébrale à partir de la région des fesses jusqu’au niveau de la tête, l’enfant soulève alors ses fesses ainsi que sa tête.
 
En terminant, il ne faut pas croire que ces réflexes ont seulement une utilité physiologique pour l’enfant ou clinique pour le médecin. Le réflexe d’agrippement est toujours émouvant pour un papa ou une maman qui caresse de son doigt la paume de son enfant et qui sent que son poupon l’agrippe fermement et tendrement. Bien que ce soit un comportement automatique, la magie de ce simple geste, rassure l’enfant et le parent, renforçant le lien d’attachement qui se crée entre eux.

  

Accoucher Entente avec les accompagnant-e-s

 

Entente
Entre : Mme X, mère

Er : Mme Y, sage-femme, M./Mme Z médecin,
Avant mon accouchement je vous communique mes volontés sur la façon dont je souhaite donner naissance à mon enfant et vous demande de respecter mes choix.
Je veux être responsable de cet événement fondamental dans ma vie, le vivre pleinement et le plus naturellement possible.
En toute circonstance, avant toute intervention, je veux être informée de façon détaillée des motifs, effets et risques possibles que présente le moyen proposé, afin que je puisse choisir ce qui me convient le mieux.

Son père
Je veux que son père soit présent à tout l’accouchement, même en cas de césarienne.
Si mon état de santé ne me permettait pas d’accueillir mon bébé, je veux que son père soit  le premier à entrer en contact avec lui.

Le frère, la sœur
Je veux que mon/mes enfant/s puisse/nt pénétrer dans la salle d’accouchement au moment où je le jugerai opportun.

L’environnement
Je veux bénéficier d’une salle de naissance, qui me permette d’adopter à tout moment les déplacements, mouvements, positions qui me conviennent le mieux, aussi bien pour le travail que pour la naissance.
Je veux que cette salle préserve mon intimité et offre un milieu calme, avec le moins de bruits possible, et une faible intensité lumineuse, en particulier lors de la sortie du bébé.
Je veux que soient présentes seulement les personnes que je connais et dont j’ai besoin, son père, la sage femme, le médecin.

Le travail
Je souhaite rester mobile pendant tout le travail. Si un suivi par monitor semble nécessaire, je veux qu’il soit de type ambulatoire. Je n’envisage pas le recours a une anesthésie péridurale ni a une perfusion de glucose, d’ocytocine ou autre.
J’accepte de recourir à l’acupuncture pour faciliter le travail.
Je veux qu’on laisse le processus physiologique progresser à son rythme, sans l’accélérer ni le ralentir par intervention médicamentée.
Je veux subir le moins d’examens internes possibles et je ne veux pas être rasée.

La naissance
Je veux adopter la position de mon choix lors de la naissance.
 Je préfère risquer une déchirure plutôt que de subir une épisiotomie.
Je veux que le cordon soit coupé ou pincé après qu’il sa pulsation ait cessé.
Je veux que mon bébé reste en contact direct avec ma peau, aussi longtemps que je le désire pour instaurer adéquatement l’attachement.
Je veux que cette rencontre se passe dans l’intimité et le calme.
 
Premiers soins au bébé
Je veux assumer tous les soins au bébé que je suis capable de lui procurer, que son père donne ces soins si j’en suis incapable.
Je veux que l’examen, la pesée, etc. aient lieu quand j’aurai terminé la période d’apprivoisement et en ma présence.
Je veux qu’aucune manipulation intrusive, sondage, aspiration, gouttes dans les yeux, injections, etc. ne soit pratiquée.
Je veux que mon lait materne soit le seul apport fourni à l’enfant.
Je veux qu’aucune substance (eau pure, eau sucrée, préparations maternisées, aliment, vitamines, médicament, vaccin, etc.) ne soit administrée à mon bébé.

La délivrance
Je veux que le placenta soit expulsé naturellement, sans manipulation, sauf en cas d’hémorragie.

Contact mère-enfant
Je veux conserver le contact avec mon bébé, rester dans la même pièce.
Si mon bébé doit être transféré dans un autre endroit, je veux l’accompagner.
Si mon état de santé ne me permet pas d’accompagner mon bébé, son père en prendra soins.
 
La césarienne
Si une césarienne devenait nécessaire, je veux assister a la naissance, grâce a une anesthésie locale, ma main dans celle du père.
Je veux qu’on abaisse le champ opératoire à la fin de l’intervention, pour que je puisse accueillir mon bébé comme indiqué plus haut.
 
L’allaitement
Je veux offrir le sein à mon bébé dans l’heure suivant la naissance.
Si mon état de santé ne me permet pas d’allaiter tout de suite, je veux que mon lait soit tiré avec un tire-lait, dès que possible et régulièrement.
Si mon bébé ne peut téter, je veux qu’on lui donne mon lait maternel et aucune autre substance.
 
L’hospitalisation
Je veux garder mon bébé dans mon lit, 24 heures sur 24, l’allaiter à la demande.
Je désire que son père, et notre/nos enfants précédents puissent nous rendre visite sans restriction.

Le départ
J’anticipe de quitter la maternité quelques heures après la naissance

Les éventualités
Je demande qu’on respecte mes volontés en toutes circonstances, et dans toute la mesure du possible.
En cas d’extrême urgence, je délègue mon pouvoir de décision au père.
 
Date                                                     ________________________________________________________
Signature de la mère                     ________________________________________________________
Signature du père                          ________________________________________________________
Signature de la sage-femme      ________________________________________________________
Signature de l’accompagnante ________________________________________________________
Signature du médecin                  ________________________________________________________

  

Accoucher Responsabilités de l’état

Accoucher Responsabilités de l’état
Adapté de la Charte des droits de la parturiente de l’Union européenne
 
La Communauté européenne demande aux États membres de…
1.       adopter les mesures appropriées pour favoriser la nomination de femmes médecins et la formation de sages-femmes pour s’occuper des femmes pendant la gros­sesse, lors de l’accouchement et dans la période qui suit,
2.       favoriser et financer les recherches sur les causes de la stérilité chez la femme et chez l’homme, y com­pris les causes liées à l’environnement et à l’activité industrielle,
3.       organiser des campagnes d’information pour attirer l’attention du public sur le danger de l’utilisation de médicaments pendant la grossesse,
4.       de rendre accessible leur dossier aux femmes enceinte afin qu’elles puissent le consulter seules ou avec les conseillers de leur choix,
5.       diffuser toute la réglementation existante sur les préparations pour les nouveau-­nés et les laits de substitution,
6.       rappeler aux patrons et syndicats qu’ils sont tenus de respecter strictement la convention 103 de l’Organisa­tion Internationale du Travail sur la protection de la maternité dans le milieu professionnel, en général, et en particulier l’interdiction de licencier des travailleuses enceintes ou allaitantes et l’obligation de les affecter à des tâches appropriées à leur état.
7.       mener une étude approfondie sur les causes de mortalité infantile et maternelle, notamment sur la pau­vreté, la mauvaise santé et l’état des loge­ments,

8.       mener une étude particulière sur le syndrome de mort subite des nourrissons. 

Accoucher Droits de la mère

Accoucher Droits de la mère
Adapté de la Charte des droits de la parturiente de l’Union européenne
 
La femme enceinte doit avoir accès aux services et droits suivants :
1.       obtenir les don­nées relatives à sa grossesse  (son dossier),
2.       obtenir un diagnostic prénatal pratiqué sur une base volontaire,
3.       participer, avec son conjoint, à des cours de préparation à l’accouchement,
afin de connaître le déroulement de la grossesse et de l’accouchement sur le plan physique et psychologique, ainsi que les techniques et les méthodes en usage,
4.       obtenir l’information, avant l’accouchement, sur les signes, les risques et les précautions à prendre,
5.       choisir librement de l’hôpital et des modalités (positions) de l’accouchement
6.       choisir librement d’allaiter et d’élever son enfant,
7.       obtenir l’assistance appropriée quand la femme choisit d’accoucher à domicile
8.       accoucher naturellement, sans accélérant ni retardant, sauf en cas d’absolue nécessité pour la santé de la mère ou de l’enfant,
9.       accoucher en présence du père ou d’une autre personne choisie par la mère,
10.   accoucher par césarienne en cas d’ab­solue nécessité,
11.   décider des traitements à recevoir, après avoir reçu une information détaillée à ce sujet,
12.   garder son enfant à ses côtés,
13.   allaiter son bébé à sa façon,
14.   choisir de donner son lait maternel à d’autres nouveau-nés,
15.   recevoir la visite des membres de sa famille de à sa convenance,
16.   obtenir une période de congé suffisante pendant l’allaitement et un tra­vail à horaire flexible par la suite,
17.   garder son bébé sur elle s’il est prématuré,
18.   disposer d’interprète pour communiquer avec les soignants.

  

Accoucher à la maison aussi sécuritaire qu’à l’hôpital Rapport de recherche

 

Accoucher à domicile supervisés par une sage-femme expérimentée est aussi sûr qu’accoucher à l’hôpital. De nombreuses études menées surtout en Europe, mais aussi en Amérique et en Asie et publiées dans des revues professionnelles de médecine, d’obstétrique et de santé publique le confirment.

Une de ces études, dirigée par la docteure Patricia Janssen, de l’Université de la Colombie-Britannique, a évalué 2 900 accouchements à domicile avec l’assistance de sages-femmes, , et plus de 4 700 accouchements effectués à l’hôpital, également avec l’assistance de sages-femmes. Elle a comparé les résultats avec plus de 5 300 accouchements réalisés à l’hôpital avec l’assistance de médecins.
 
Conclusions
Les femmes qui ont accouché à la maison risquent moins de subir une intervention obstétricale, incluant une césarienne, ou des complications comme une hémorragie.
Les enfants nés à la maison ne risquent pas plus de mourir.

  

Accouchement Dépression postpartum ?

l est normal de ressentir une langueur après l’accouchement. La grossesse demande autant d’énergie que de courir un marathon tous les dix jours. Après l’épreuve olympique de l’accouchement, une retombée de la tension physique et psychologique est compréhensible. Les bouleversements physiques, hormonaux, émotionnels sont normaux autour de l’arrivée d’un bébé.  
 
Le baby blues
Ce qu’on appelle le baby blues est habituel et léger. Il apparaît chez la mère dans les trois à dix jours après l’accouchement. Il provient surtout de changements hormonaux. Parmi ses signes on observe hypersensibilité, anxiété et… fatigue!
Cette période d’adaptation suscite de fortes émotions. Cette légère baise d’énergie disparaît d’elle-même à condition que la mère mène sa vie de mère à temps complet. Pendant les premières semaines de vie de son bébé, la mère dort quand son bébé dort, l’allaite, prend son bain et dort encore.
Son entourage se charge de faire les courses, le ménage, les autres corvées : c’est la période d’un mois ou deux connue traditionnellement sous le nom de relevailles et pendant laquelle la mère pouvait compter sur l’aide de sa mère qui tenait la maison.
Le soutien du père s’avère très important à ce moment-là. Il prend alors plus la forme du pourvoyeur et protecteur. La mère a aussi besoin de parler avec d’autres mères pour éclairer son expérience avec la leur.
Au cours de cette période, la mère se familiarise avec son bébé réel, sans doute différent de son bébé imaginaire mais sans doute tout aussi satisfaisant même s’il est différent.
L’impression de ne pas être très compétente dans son nouveau métier de mère peut assombrir son humeur. Le perfectionnisme peut alors lui empoisonner la vie. La confiance en ses capacités et l’acceptation de ses progrès au fur et à mesure lui apportent la sérénité essentielle à s’occuper d’une autre vie.
 
La dépression est plus lourde et plus prolongée
La dépression suite à l’accouchement se manifeste par des signes physiques –maux de tête, douleurs– et psychiques –problèmes respiratoires et somatisations– plus importants.
Le désintérêt envers l’enfant est sans doute le signe le plus grave. La nécessité du lien affectif avec l’enfant et de l’attachement entre l’enfant et la mère est alors en jeu.
Il peut survenir dans les six mois suivant la naissance.
 
Santé physique
Cette dépression peut être prévenue et résorbée par une hygiène propre à la nouvelle mère.
Les femmes qui allaitent souffrent très peu de dépression post-partum
 
Santé psychologique
La psychothérapie peut s’avérer nécessaire si la naissance de cet enfant remet en question trop de choses dans la vie de la mère.  Cette conversation guidée lui permettra de mettre à jour de nouveaux dilemmes qui se posent à elle et à y trouver une forme de résolution. Parfois la nouvelle mère se demande :  «Devrai-je dorénavant consacrer toute ma vie à mon enfant?», «Ma libido ne se ressemble plus. Est-ce la fin de ma vie érotique?», «Pourrai-je un jour reprendre ma carrière?», «Aurai-je perdu la main? Serai-je en retard sur mes collègues?», «Suis-je en sécurité avec mon conjoint?», «Devrai-je assumer seule l’éducation de mon enfant?», «Comment mon enfant survivra-t-il dans ce monde menacé?x, etc. Ce sont des questions vitales et il est approprié d’y répondre à cette époque de sa vie.
Ce n’est pas une maladie, c’est l’évolution  normale dans une vie. C’est le moment de discuter des grandes questions de la vie.
C’est aussi le moment de demander de l’aide physique, domestique, matérielle, émotionnelle à son conjoint, à ses amies et aux membres de son entourage.

Accouchement Comment se rétablir après

 Pendant la grossesse et l’accouchement, le corps a été mis à mal. Après plusieurs mois où les hormones de grossesse ont été au plus haut, celles-ci chutent subitement après l’accouchement, entraînant un déséquilibre et une fatigue importante.
Voici donc quelques conseils pour retrouver la forme après une grossesse.
 
Etape 1 : soigner son alimentation
Une alimentation variée et équilibrée est primordiale pendant et après la grossesse. Pour accélérer la perte de poids, certaines femmes sont tentées de faire un régime très sévère, ce qu’il faut absolument éviter, surtout en cas d’allaitement. Les vitamines et nutriments sont indispensables à la bonne santé de la mère et du bébé.
Privilégier les protéines, sucres lents ainsi que les fruits et légumes, tout en pratiquant une activité physique, permettra de retrouver rapidement le poids d’avant grossesse.
Certaines jeunes mamans sont également touchées par une chute de cheveux après la grossesse, c’est pourquoi il faut privilégier les aliments riches en vitamines B, fer et calcium, par exemple.
 
Etape 2 : ne pas faire l’impasse sur la rééducation
Le rôle du périnée est très important : cet ensemble de muscle soutient les organes d’une partie du bassin (vessie, utérus, rectum).
En effet, faire l’impasse sur la rééducation périnéale pourrait poser des problèmes d’incontinence urinaire ou de prolapsus (couramment appelé « descente d’organes ») et compromettre la qualité de la vie sexuelle.
Il est généralement conseillé de commencer cette rééducation environ 6 à 8 semaines après l’accouchement, voire plus tard si la jeune mère choisit d’allaiter.
 
Etape 3 : reprendre une activité physique
Nécessaire pour faciliter la perte de poids et retonifier le corps, pratiquer une activité sportive permettra aussi de limiter le stress lié à la maternité.
La plupart du temps, elle est recommandée 2 mois après la grossesse, après la rééducation périnéale. Cependant, dans le cas d’une césarienne ou d’une épisiotomie, il faudra attendre plus longtemps.
 
Etape 4 : Prendre du temps pour soi
Près de 80% des jeunes mères sont victimes de baby blues au cours des semaines qui suivent l’accouchement. Cet état d’incertitude, de mélancolie voire de tristesse, expliqué par le changement hormonal, disparaît très vite. Il arrive cependant qu’il perdure : on parle alors de dépression postpartum qui concerne 10 à 15% des mères.
Les symptômes sont semblables à ceux du baby blues, à savoir une profonde tristesse, des angoisses, des insomnies et des pertes d’appétit, auxquels s’ajoute également un désintérêt pour le bébé.
Pour éviter cette dépression postpartum, il est capital de prendre du temps pour soi. De nombreux ajustements vont venir bouleverser les habitudes de vie, c’est pourquoi il faudra organiser son emploi du temps de façon à ne pas se laisser déborder et prendre le temps de s’occuper de soi, de se reposer ou de se retrouver.