Cures et monodiètes

Ce qu’on appelle la cure de raisin est une monodiète : elle consiste à ne manger que du raisin pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines
Chaque légume et chaque fruit apporte des nutriments spécifiques qui ont des effets particuliers sur les différents organes du corps.
 
Fruit
Propriétés
Contribue à régulariser
Ananas
Anti-inflammatoire
Allergies
Arthrite
Hémorroïdes
Bleuet-myrtille
 
Régénération des yeux
Canneberge
 
Infection des voies urinaires
Cantaloup
 
Cœur Circulation
Cerise
 
 
Reins
Menstruations
Côlon
Fraises
 
Diurétique
Laxative
 
Articulations Reins
Contribue à l’élimination de l’acide urique
Draine la vésicule biliaire
Poire
 
Active la vésicule biliaire
Pomme
 
Active le foie et les intestins
Raisin
Source de fer
Facilite le fonctionnement du côlon
Enrichit le sang
 
Légume
Propriétés
Contribue à régulariser
Betterave : feuilles, jus
 
Source de
Magnésium,
Béta-carotène,
Vitamine C
Vitamine E
Active le foie et la vésicule biliaire
Favorise la calcification des os
Betterave  racine jus
Source de
Potassium
Acide folique
Glutathion
Antioxydant.
 
Carotte
Source de
Béta-carotène
Potassium
Oligo-éléments
Antioxydants
Articulations
Céleri
Source de potassium et sodium
Glycémie
Os
Tension artérielle
Chou
 
 
Digestion
Transit intestinal

  

Jeûne Témoignages

Ces témoignages proviennent de lettres adressées à Jean Rocan, superviseur de jeûne
 
Jeûne en cas de tumeur
Un test pour vérifier ma glande hypophyse m’a révélé que j’avais un microadénome, une tumeur de 0,8 mm à l’hypophyse. Je n’ai plus d’énergie, j’ai de la difficulté à m’occuper de mon enfant et je ne suis pas capable de travailler. Le docteur me prescrit trois semaines dans les pays chauds pour un repos total. Ça me fait du bien. Par la suite, la tumeur est devenue un macroadénome de 1,5 cm. L’ophtalmologiste fait l’examen de mon champ visuel, et constate qu’il est atteint à cause de la tumeur qui fait une pression sur le nerf optique. Le neurochirurgien m’explique l’opération et les risques possibles. Il pouvait enlever une partie de la tumeur mais il ne pouvait m’aider à régler le problème que créait la tumeur.  
Un ami me raconte que le jeûne a aidé son frère à guérir de la leucémie. Il m’explique les bienfaits du jeûne et son efficacité à nettoyer les foyers d’infection. Le docteur me fit comme réponse : «Si tu veux aller jeûner et que tu y crois, vas-y. Si ça ne fonctionne pas, au pis aller, je t’opérerai.» 
J’ai donc fait un jeûne de 30 jours, à l’eau, alitée, au repos total. Ce fut une expérience «difficile», mais très bénéfique pour ma santé physique, mentale et spirituelle. Cette période s’est déroulée dans la confiance grâce au professionnalisme de Jean Rocan.
Un an plus tard, mon alimentation, avec les combinaisons alimentaires, le repos, l’écoute de mon corps, les marches extérieures pour oxygéner mon organisme. Je vis quotidiennement et agréablement. Je devais être stérile quand mon hypophyse était affectée. Grâce au jeûne et à ma façon de vivre ma vie aujourd’hui, cela ne peut pas faire autrement que de me donner des résultats de santé.
 
Claudia Drouin
 
Jeûne en cas de psoriasis et arthrite
Ayant depuis plusieurs années des problèmes de psoriasis et d’arthrite, et ayant tout récemment franchi la ménopause, mon médecin ne pouvait que me soulager avec des onguents anti-inflammatoires et des médicaments.
Après 14 jours de jeûne, j’ai eu une crise de foie et tout mon visage s’est recouvert d’une gale épaisse. C’était sûrement dû à l’onguent de cortisone et à tous les cosmétiques que j’avais mis sur mon visage depuis des années.
Après 28 jours de jeûne, la peau de mon visage est redevenue aussi belle qu’à l’âge de 20 ans. Le psoriasis et l’arthrite ont complètement disparu et la ménopause va comme un charme.
L’alimentation, l’exercice et le repos prennent une place importante dans mes journées. Jean Rocan met à notre disposition ses connaissances et son expérience. Tout ceci nous donne l’opportunité de nous guérir nous-mêmes, de nettoyer notre corps et notre esprit. En découvrant les secrets de la vie saine, la préservation et la récupération de ma santé, j’ai appris à vivre en harmonie avec les lois de la nature.
 
Luce Drouin
 
Jeûne en cas de reins et poumons affectés
J’ai toujours travaillé du matin jusqu’au soir sans jamais prendre le temps de me reposer. Jusqu’au jour où, à 62 ans, une vive douleur au bas du ventre m’amena à l’hôpital. Un scan révéla un rein bloqué et une masse au poumon. On m’a opéré pour enlever le rein gauche. L’analyse du rein révélait un cancer. Un autre scan confirmait que la masse au poumon était bel et bien là. Le docteur voulait m’enlever une partie du poumon.
J’ai plutôt décidé d’aller jeûner. J’ai jeuné 28 jours au lit suivi d’une réalimentation bien faite. Sept semaines plus tard, j’ai passé un autre scan et le docteur qui ne comprenait pas, m’a dit que j’étais tout à fait guéri.
 
Réal Haché
 
Jeûne en cas de cholestérolémie et de calculs rénaux
À l’exception d’un taux de cholestérol élevé, à 47 ans je me considérais comme une personne relativement en bonne santé. Je faisais de la haute tension artérielle incontrôlable. Mon médecin diagnostiqua du surmenage et je dus cesser de travailler. C’est alors que les problèmes se succédèrent. Mon analyse sanguine révélait un état à la limite cancéreux. Une chirurgie devait être effectuée au plus tôt afin d’enlever une masse qui s’avérant menaçante.
Au 8e jour de jeûne, j’ai eu des pertes vaginales très noires. Après 18 jours, j’ai commencé à «passer» du sable dans mes urines. Quelques jours plus tard, j’ai passé une pierre. J’ai aussi vomi beaucoup de bile, révélant une désintoxication du foie.
Mon jeûne a duré 27 jours. Ce ne fut pas facile, mais ça en a valu la peine. L’encadrement professionnel que j’ai reçu de Jean Rocan et le support moral de ma famille m’ont aidée à traverser les moments les plus difficiles, et je leur en suis très reconnaissante.
J’ai passé tous les tests et la docteure m’a indiqué que mes résultats sont «normaux». J’ai repris mon travail. Ma condition physique est aujourd’hui supérieure. Mon analyse sanguine révèle que je suis maintenant dans un état de santé très satisfaisant !
 
Rose-Marie Godin

  

Jeûne Signes, malaises et indications

Plusieurs changements s’opèrent dans le corps, et même dans l’esprit au cours d’un jeûne. Il est important de les connaitre pour comprendre ce qui se passe et surtout pour savoir comment agir dans ces situations. Comme peu de personnes connaissent le jeûne par expérience, parmi les professionnels de la santé comme parmi la population en général, on doit étudier le sujet après de professionnels expérimentés.
Durant un jeûne long ne se produit pas seulement lélimination des toxines du corps mais celle aussi des poisons de lesprit.
 Certains malaises peuvent survenir pendant un jeûne long et la réalimentation.
Convenons de quelques observations évidentes.
Le jeûne ne rehaussera pas la vitalité d’une personne qui est rendue à un point de non retour. Ajoutons cependant que plusieurs personnes qui avaient été diagnostiquées comme incurables ont guéri lors d’un jeûne.
Les malaises ressentis pendant durant un jeûne sont en général des signes d’élimination, de nettoyage de l’organisme, donc de pas vers la guérison. Certaines formes de détoxination peuvent réapparaitre : maux de tête, rhinites, sinusite, bronchites, pertes blanches, douleurs articulaires, nausées, éruptions cutanées, etc. Ces actions du corps qui tentait alors de se nettoyer se font maintenant qu’on lui accorde le repos nécessaire pour le faire. Ces sensations peuvent amplifier : c’est une action forte du système immunitaire qui se fortifie. Les malaises anciens reviennent en commençant par le plus récent en remontant vers le plus ancien.
Bref, le repos que procure le jeûne permet au corps d’intensifier son travail d’élimination.
Plus on fait confiance à sa sagesse corporelle, plus on favorise ce travail physiologique.
Plus on est intoxiqué (carnivorisme, alcoolisme, obésité,  toxicomanies diverses, etc.), plus ces actions du corps peuvent être vives. En se préparant au jeûne par un mode de vie sain, une alimentation surtout végétale et crue, on peut réduire la vigueur de ces réactions.
 
Problèmes lors de la réalimentation
En général, quand on recommence à manger, l’élimination des toxines n’est pas complètement terminé. On peut continuer un certain mucus.
La reprise alimentaire doit être progressive. Une fringale peut apparaitre, une envie exagérée de manger beaucoup. On gagne à réguler cette envie, de manger des portions normales et d’équilibrer son mode de vie avec l’activité physique, le repos et des activités intéressantes
 
Lexique des problèmes lors de jeûne et solutions
Irritabilité
L’inactivité, les malaises, la difficulté à occuper son corps et son esprit peuvent rendre irritable, surtout lors d’un premier jeûne. Quand on jeûne on n’a pas tellement l’énergie et l’envie de communiquer, car le corps et l’esprit se replient sur eux-mêmes dans une retraite salutaire. L’entourage peut être contrarié par ces réactions. Une raison de plus pour jeuner dans un centre où on aura la paix et où on voisine des gens qui encouragent cet agissement.
Bile
Si on a la vésicule biliaire encombrée, on peut ressentir des coliques biliaires douloureuses. Ce nettoyage de la vésicule peut nécessiter de quelques jours à plusieurs semaines. Ces coliques peuvent aussi se produire pendant la réalimentation. On peut adoucir ces douleurs en appliquant de la chaleur sur le foie.
Constipation
Les selles durant un jeûne long s’espacent les premiers jours puis cessent complètement. Lors de la réalimentation, la premières évacuation peut être douloureuse ; on peut l’adoucir avec un peu d’huile ou, au besoin, en déféquant dans un bain d’eau chaude. Le lavement reste la dernière option..
Crampes
Une carence temporaire dans certains muscles peut causer des crampes. Comme le corps ira puiser le calcium dans ses réserves pour l’amener à ces muscles, ces crampes se résorberont. Habituellement elles durent peu. On peut les soulager en y appliquant de la chaleur.
Délire
Cette réaction peut se produire si on est très intoxiqué physiquement (alcoolisme, tabagisme, toxicomanie, empoisonnement médicamenteux, etc.) ou psychologiquement (obsession, anxiété, agressivité, etc.). Les drogues accumulées dans le corps peuvent repasser dans le sang avant d’être éliminées par les reins. Durant ces périodes les effets de la drogue se font sentir à nouveau, mais pour un court moment.
Diarrhée
Elles peuvent survenir pendant les premiers jours de jeûne ou de réalimentation si le tube digestif contient des substances toxiques que le corps veut évacuer au plus tôt.
Emotivité
Lors d’un jeûne long, le sang devient pur, fluide et la pensée claire, lucide ; on développe alors une plus grande sensibilité. Certains souvenirs refont surface et sont libérés par des larmes. Écrire tout ce qu’on pense et ressent, sans se censurer peut apporter un soulagement et un éclaircissement. On comprend mieux, on souffre plus facilement au plan psychologique ; on est plus sensible à la disharmonie autant qu’à la joie.
Etourdissements
Avec la réduction du métabolisme la tension artérielle baisse. On devient étourdi si on passe vite d’une position à un autre. Pour se lever on doit d’abord s’assoir un moment et procéder lentement quand on se penche. On doit aussi éviter les escaliers.
Euphorie
Lors d’un jeûne long on se sent tellement léger, sensation qu’on a rarement connue, qu’on se sent euphorique.
Evanouissement
Les mêmes réactions qui provoquent des étourdissements peuvent parfois entrainer une perte de conscience. Alors, le garder au chaud, le couvrir d’une couverture de laine, desserrer ses vêtements, le placer dans la position latérale de sécurité.
Faiblesse
Quand on jeûne on se sent faible : le métabolisme basal ralentit. C’est normal ! Voilà pourquoi, en jeûne, on reste étendu et on dort le plus possible. Dans certains centres de jeûne la règle exige qu’on fasse la sieste, c’est silence pendant deux heures et qu’on passe plus de 20 heures allongé.
Faim
Habituellement la faim cesse après 2 ou 3 jours de jeûne. On ressent au début quelques contractions d’estomac, résultats de l’habitude plus que tu manque de nutriments. Boire son eau chaude peut apaiser ces malaises. La faim ressenti après le jeûne se fait sentir comme l’eau à la bouche : c’est une sensation agréable et dynamise.
Frilosité
Le métabolisme opère à plus bas niveau, la circulation ralentit : c’est une période d’élimination et non une période dynamique d’activité physique. Il est nécessaire de se garder au chaud, car l’énergie dépensée à conserver sa chaleur ne peut être consacrée à l’élimination. Éviter les courants d’air, au besoin, s’habiller de laine, et mettre une bouillote aux pieds..
Gaz
Des fermentations d’aliments dans le tube digestif peuvent dégager des gaz. La cicatrisation des muqueuses peut aussi entrainer ces flatulences. Habituellement ces réactions ne durent que durant les premiers jours de jeûne.
insomnie
La fatigue occasionnée habituellement par l’activité physique et mentale, par la digestion d’aliments lourds n’existe pas en jeûne. Les premiers jours on dort beaucoup, jusqu’à 20 heures par jour. Puis à mesure que le jeûne progresse on a de moins en moins besoin de sommeil. On en vient à s’endormir au milieu de la nuit et à ne dormir que la moitié des heures auxquelles on est habitué.
Le plus important alors est de s’occuper l’esprit, en se rappelant de bons souvenirs, en pratiquant la méditation, la relaxation, en lâchant prise et laissant notre corps agir selon ses besoins.
Langue chargée
Les systèmes digestif et respiratoire déposent sur la langue des toxines à éliminer. Cela entraine une mauvaise haleine, qui est remarquable surtout les premiers jours de jeûne. Quand l’élimination diminue puis achève, la langue rosit peu à peu, l’haleine se rafraichit. C’est un des signes qu’il est temps de se ré alimenter.
Maux de tête
Les maux de tête indiquent que le corps élimine des stimulants, médicaments, analgésiques, narcotiques, nicotine, etc. présents dans le système nerveux. Ils apparaissent surtout pendant les premiers jours de jeûne.
Nausées
Quand le corps considère que la façon la plus efficace d’éliminer une substance qui traine dans le tube digestif. –suc digestif, bile, etc.—il provoque un vomissement. Les nausées en sont les signes avant-coureurs ou encore le signal qu’on doit éviter tout mouvement.
Peau
En temps normal la peau élimine très peu. Quand les organes d’élimination –reins, foie, intestins, poumons—ne suffisent plus à la tâche le corps peut éliminer par la peau, comme il peut éliminer par les muqueuses –rhinite, sinusite, laryngite, vaginite, etc. ou même d’autres organes –yeux, oreilles, etc.— qui coulent. On peut voir sur la peau apparaitre écoulement, boursoufflure, rougeur, taches, boutons, croute, rougissement, etc.
Quand on laisse le corps opérer ainsi on voit bientôt la peau devenir plus claire, plus souple, mieux colorée.
Poids, perte de
La perte de poids est forte durant les premiers jours puis elle ralentit au fur et à mesure que le jeûne progresse. On perd plus si son système immunitaire est fort et son niveau de toxémie bas. On perd par exemple un ou plusieurs kilos par jour durent les premiers jours, car le tube digestifs se vide. Puis on perd environ 500 g par jour pendant une ou deux semaines, puis on en perd 250 g environ par jour. Lors d’un jeûne long on perd en moyenne 1 kilo par 2 jours.
Lors de la réalimentation on gagne du poids lentement et proportionnellement à son activité physique. Il est préférable de gagner lentement des kilos de muscles que rapidement des kilos de graisse. On atteint en général son poids normal après autant de jours qu’on a jeuné. Par exemple si on a jeuné 3 semaines, on retrouvera son poids normal après 3 semaines.
Si le corps en a besoin et si on adopte un mode de vie sain –alimentation progressive puis équilibrée, activité physique régulière, attitude constructive– on continue à perdre du poids après le jeûne.
On interrompt le jeûne si on pèse moins que 25 % de son poids normal. Si son poids normal est 60 kg on ne doit pas aller plus bas que 45 kg, si son poids normal est de 80 kg on ne doit pas aller plus bas que 60 kg.
Pouls
Le pouls ralentit pendant le jeûne et il est moins puissant. Quand on fait une activité physique intense il accélère ; quand on jeûne c’est le contraire. Mais le pouls peut devenir irrégulier et accélérer quand le corps effectue un travail d’élimination accentué. Ces périodes sont rares.
Reins
Les reins travaillent fort pendant le jeûne. C’est le festival de l’élimination. Voilà pourquoi l’urine est foncée : elle contient beaucoup de toxines. En passant c’est le travail de filtration des reins qui produit l’élimination. L’eau qu’on boit selon sa soif fournit aux cellules le liquides dans lequel elles doivent baigner pour réussir leurs échanges biochimiques. Si on boit plus que sa soif, ça ne fait que plus d’eau que les reins doivent faire circuler et diluer l’urine.
Après plusieurs jours de jeûne, quand les reins ont éliminé le plus gros des toxines qui étaient dans le sang, ils peuvent commencer à se réparer, si besoin est. On pourra alors sentir des coliques néphrétiques et parfois même évacuer des calculs rénaux, constitués de minéraux accumulés dans les reins. Cela peut être assez douloureux, mais assurera une bien plus grande efficacité des reins par la suite.
Tension artérielle
Habituellement, dans un centre de jeûne, pratiquement chaque jour le superviseur prend le pouls et la tension artérielle de chacun. Comme le pouls, la tension artérielle diminue en jeûne. Très rarement elle devient trop basse, la personne est incapable de se lever. Alors on interrompt le jeûne.
Urines
Au commencement d’un jeûne long les urines sont souvent foncées etmalodorantes, signes d’une élimination accrue. Elles se clarifient et perdent leur odeur à mesure que le jeûne progresse.
Vomissements
Parfois, surtout durant les premiers jours de jeûne le corps peut rejeter du mucus qui peut être secrété par l’œsophage et l’estomac et de la bile, qui était accumulée dans la vésicule biliaire qui ne parvenait pas à l’évacuer régulièrement.
Vue
Après un jeûne assez long plusieurs observent une amélioration de leur vue. Plusieurs se sont débarrassés de leurs lunettes suite à un jeûne assez long. L’humeur aqueuse et l’humeur vitrée de l’œil se clarifient, les points et filaments noirs devant la vue disparaissent, les muscles oculaires s’assouplissent et la détente accrue rend les yeux plus efficaces, car ils opèrent à leur mieux dans la détente.

  

Jeûne Pourquoi Comment

Jeûne véritable
Jeûner consiste à ne pas manger. Le jeûne intégral ou jeûne hygiéniste consiste à se reposer totalement : ne pas travailler, ne pas faire d’activité physique, ne pas stresser, se garder au chaud et… à ne prendre que de l’eau pendant une ou plusieurs journées, voire plusieurs semaines.
Ainsi le corps peut consacrer son énergie à éliminer des toxines accumulées, réparer des tissus endommagés, régénérer sons système immunitaire. C’est une opération d’autonettoyage et d’autoguérison.
C’est une approche naturelle : les animaux cessent instinctivement de manger quand ils sont malades ou blessés. C’est une approche traditionnelle : dans toutes les cultures il y a une période dans la semaine, dans la saison et dans l’année où on ne mange pas, ou on saute des repas, etc. Des philosophes comme Socrate, des prédicateurs comme Jean-de-la croix le recommandaient il y a des millénaires pour fortifier le corps et aiguiser l’esprit.
Des personnes jeunes pour donner un repos à leur organisme surmené, d’autres pour rajeunir, d’autres pour guérir plus vite et mieux d’une fracture, d’un syndrome, d’une maladie. Ainsi plusieurs se sont débarrassés de malaises comme migraines et douleurs articulaires et d’autres de problèmes plus graves comme ulcères, tumeurs, et de plusieurs conditions qui avaient été diagnostiquées comme cancers.
 
Demi-jeûne, diètes et monodiètes
Certains disent faire un jeûne quand ils réduisent leur alimentation. Un jeûne consiste à ne prendre que de l’eau pendant 24 heures et plus. Quand on ne mange pas quand il fait jour et qu’on mange quand il fait nuit, on fait tout au plus un demi-jeûne. On fait aussi un demi-jeûne quand on mange peu, moins de 1 000 calories par jour. Par exemple, on peut manger le matin et le midi et ne pas manger le soir et alors dormir plusieurs heures plus tôt. On fait une diète quand on ne consomme pas tous les éléments d’une alimenation équilibrée, par exemple quand on ne mange que des jus de légumes et/ou de fruits ou des fruits et/ou des légumes entiers crus. On fait une monodiète quand on ne mange qu’une sorte de fruit cru, comme la cure de raisins, de pommes, de pêche, etc. Toutes ces formules permettent au système digestif de se reposer et au corps de consacrer plus d’énergie à ses fonctions d’élimination, de régénération, de réparation des tissus endommagés. Les résultats sont semblables à ceux du jeûne mais à un degré moindre.
 
De la tradition à la science
La tradition attribue de multiples bienfaits au jeûne. Dans les siècles passés il était pratiqué à intervalles fixes au cours de l’année. Au 19e et 20e siècle des médecins non-conformistes et d’autres professionnels de la santé, en Russie, en Europe et en Amérique du Nord ont recommandé à des gens de jeuner pour guérir et ont supervisé ces jeûnes dans des centres spécialisés. Les dizaines de milliers de cas qu’ils ont observés et analysés constituent une matière scientifique considérable. En Russie, où le jeûne a d’abord été employé pour traiter les maladies mentales des médecins et des physiologistes étudient les effets du jeûne avec une précision rigoureuse : analyses de sang, des signes vitaux, etc.
Le jeûne fait partie d’un système de science et de pratique de la santé appelé hygiène naturelle ou système hygiénique. Parmi les plus célèbres et les plus expérimentés on compte Herbert M. Shelton, Virginia Vetrano, Albert Mosseri, Désiré Mérien, Jean Rocan, Otto Buchinger, Yuri Sergei Nikolaev, Alan Goldhamer, William Esser.
En recherchant dans une librairie générale ou spécialisée en méthodes naturelles de santé, dans une bibliothèque ou sur Internet on peut trouver des livres, des sites, des émissions, des films, des entrevues, des centres spécialisés qui traitent du jeûne.

  

Jeûne, activité physique et performances sportives

Est-il préférable de marcher ou non pendant un jeûne ?
Le jeûne hygiéniste nécessite un lâcher prise total, une confiance absolue dans la nature, plus précisément en notre intelligence corporelle, et une écoute complice de ses attentes. Si nous savons l’entendre, et selon ses priorités organiques du moment, c’est elle qui nous incitera au repos ou nous poussera vers les sentiers pédestres. Cette décision appartient à l’organisme qui, avec son intelligence instinctive et programmée, est le mieux placé pour cerner précisément ses propres besoins au présent.
Et s’il est vrai que marcher implique une dépense d’énergie, d’un autre côté, la marche potentialise l’élimination. Cependant, au cours d’un jeûne thérapeutique, il vaut mieux faire de courtes promenades, afin d’économiser son énergie.
Cette polémique marcher / ne pas marcher pendant un jeûne d’entretien, dictée la plupart du temps par l’intelligence conceptuelle (le mental), et non par l’organisme n’a par conséquent pas lieu d’être.
 
Jeuner pour se préparer à une épreuve sportive
Quant au sport proprement dit, il est de notoriété publique par exemple, que le marathonien Spiridon Louys ou le tennisman Yannick Noah, préparent leurs compétitions en jeunant. Cela vaut pour les sportifs de tous niveaux. Le jeûne avant l’effort, apparait comme une option naturelle et efficace. Cependant selon le type d’effort, endurance ou bref et intense, la préparation sera différente.
Quel que soit le sport, le jeûne en préparation de compétition sportive, est de plus en plus employé.
Par exemple, Caroline Perrin, championne de France de badminton en 2013 jeûne régulièrement depuis 8 ans avec Randodiete.Elle s’est préparée à ce championnat avec une semaine de jeûne, 3 semaines avant la rencontre et une alimentation saine après la réalimenttion jusqu’à la compétition.

  

Jeûne au Québec

Jean Rocan, pionnier du jeûne hygiéniste
Le pionnier de la pratique du jeûne intégral au Canada est Jean Rocan, un biologiste diplômé de l’Université de Montréal qui a ouvert le premier centre de jeûne au Canada en 1977. Il s’agissait alors d’un mouvement marginal. Rocan s’était relevé de graves problèmes de santé grâce à un séjour de jeuné au Dr Shelton Health School. Il avait étudié le jeûne directement avec Herbert Shelton et dans les ouvrages d’autres médecins américains tels que John Tilden et D.H. Dewey. Il était convaincu que le jeûne demeurait la pratique la plus efficace et la plus naturelle pour rétablir la santé. Rocan avait intégré la pratique du jeûne dans sa vie personnelle. Il rêvait d’implanter la thérapie du jeûne dans les hôpitaux du Canada. Mais son travail acharné ne lui permettra pas de réaliser son rêve : le Collège des médecins du Québec a toujours refusé de considérer le jeûne comme une thérapie scientifiquement valide.
 
Biographie
Né en 1911, Jean Rocan a grandi à Montréal, dans la province de Québec, à une époque où les conditions économiques du pays étaient fort peu reluisantes : son père, imprimeur et musicien, pratiquait deux métiers pour nourrir une famille de sept enfants.
Mais à la fin de la première guerre mondiale, la mère de Rocan a été emportée par la grippe espagnole, qui a fait des milliers de victimes au Canada. Placé dans un orphelinat à l’âge de huit ans, la santé de Rocan a dépéri : à la suite d’une péritonite aigüe, la directioon de l’orphelinat l’a envoyé sur une ferme maraîchère pendant les vacances d’été où, nourri d’aliments frais, il a rapidement constaté une nette amélioration de sa santé. Ce fut le point tournant de sa pensée scientifique : il fut alors convaincu que le corps humain a la capacité de se guérir lui-même lorsque les conditions de vie sont appropriées et que les besoins physiologiques de base sont comblés : aliments frais, repos, exercice, air pur. 
Il a poursuivi ses études universitaires, s’est marié et a fondé une famille.  Mais les conditions économiques de l’entre-deux guerres l’ont forcé à interrompre ses études et à exercer divers métiers. Puis la guerre 39-45 a éclaté. Il a temporairement travaillé comme inspecteur dans l’avionnerie.
À la fin de la guerre il a pu enfin reprendre les études universitaires qu’il n’avait pas complétées. Il voulait enfin pratiquer le métier de ses rêves : être un médecin hygiéniste. Un médecin qui fait jeûner ses patients et leur enseigne à bien se nourrir pour vivre en santé. Mais sa demande d’admission à l’Université a été refusée : sa pensée dissonante n’a pas plu aux examinateurs chargés de sélectionner les nouveaux étudiants. Il s’est donc tourné vers la biologie pour améliorer ses connaissances de la physiologie humaine. Puis il est devenir professeur de biologie dans des institutions pré universitaires jusqu’à l’âge vénérable de la retraite obligatoire : 65 ans. Et c’est à cet âge que Rocan a fait l’acquisition d’une ferme de 100 hectares pour y instaurer, en 1977, son centre de jeûne,  la Ferme Rocan.
 
La méthode de jeûne hygiéniste
Rocan appliquait la méthode qu’il avait apprise de Shelton. Cette méthode était fort simple : un jeûne est un repos physiologique complet et il se déroule surtout allongé dans un lit confortable. Le jeûneur ne boit que de l’eau pure, sans additifs ou suppléments. L’exercice physique est proscrit : le jeûneur doit conserver ses énergies pour que se déploie l’autolyse, l’action métabolique du corps humain qui se nourrit de ses mauvaises réserves et de ses tissus endommagés et qui, ainsi se régénère, tisse un tissu neuf.
 Rocan a jeûné tout au long de sa vie pour se remettre de la fatigue ou du stress accumulés. Il appliquait ce qu’il a enseigné, tout au long de sa carrière : l’organisme se connait lui-même et il est le propre architecte de sa guérison. 
Les jeuneurs qui fréquentent la Ferme Rocan sont donc traités en personnes autonomes qui prennent leur santé en mains et s’accordent un repos physiologique complet pour se refaire une santé. Ce n’est pas un centre médical : on ne fait pas de prises de sang ou d’autres tests médicaux pour vérifier l’état du jeûneur.
Rocan n’est pas médecin. Chaque jour il visite ses jeûneurs en leur expliquant les réactions inhérentes à la pratique du jeûne. Toute personne qui est en cure y séjourne de façon volontaire car elle est en charge de sa propre guérison. Quand une personne désire interrompre son jeûne, elle est donc libre de le faire, mais elle doit suivre un programme minimal de reprise progressive de l’alimentation et des activités physiques avant de retourner chez elle.
 
Science, expérience et compétence
Rocan puisait ses sources d’information sur la pratique du jeûne à même ses lectures sur la physiologie humaine, mais il s’inspirait également des écrits d’Herbert Shelton, que Rocan a rencontré au Texas dans les années 60, et d’Albert Mosséri, un hygiéniste français. Il connaissait l’histoire du docteur Nicolaiev qui, en Russie, avait découvert les effets thérapeutiques du jeûne quand un patient schizophrène qui refusait de manger avait guéri de sa maladie mentale. Mais il était difficile d’en savoir davantage sur les activités du Dr Nicolaiev à cause de la barrière de la langue. 
Rocan a consigné dans un bouquin les principes qui guidaient sa pratique; ce livre, dont le titre était Médecine de demain résumait les règles de base de la physiologie humaine et incluait un chapitre consacré au jeûne et à la pensée hygiéniste. Il a toujours recommandé le jeûne intégral, où le jeûneur ne boit que de l’eau pure. Dans certains cas de maigreur importante, il recommandait parfois la prise de jus de fruits pour atténuer la perte de poids.
Près de 15,000 personnes ont séjourné à la Ferme Rocan, jusqu’à ce que Rocan, âgé de 90 ans, se retire, passablement épuisé de sa longue aventure.
 
Litige, condamnation puis acquittement
Ses démêlés avec le Collège des médecins ont atteint un sommet quand l’un des jeûneurs qui séjournaient dans son centre est décédé en 1984 à l’étape de la récupération. Cet homme de 57 ans, affublé de problèmes cardiaques majeurs non déclarés, a été trouvé sans vie, allongé dans son lit.
Les média se sont emparés de l’affaire et le Collège des médecins a sévi. Des dossiers ont été saisis et Rocan a été trouvé coupable d’exercice illégal de la médecine. Les journaux populaires de l’époque ont rapporté cet événement avec sensationnalisme, en titrant Le jeûne qui tue.
Rocan a cependant été disculpé de toute responsabilité à l’égard du décès survenu dans son centre de jeûne car le pathologiste qui a pratiqué l’autopsie de l’homme décédé a commenté que « Cet homme était un mort ambulant, qui pouvait mourir à tout moment ». Mais il ne faut pas mourir dans un centre de jeûne!
Le centre de jeûne a continué à fonctionner, mais avec une baisse de 30% de la clientèle.
Il ne fallait jamais déclarer publiquement que le jeûne est thérapeutique : les autorités médicales toléraient que des gens se reposent dans un centre de jeûne mais il fallait taire tout effet bénéfique et thérapeutique relatif à cette pratique. Et pour éviter de pratiquer illégalement la médecine, il était préférable de ne pas établir de dossiers de type médical.
Rocan ne faisait donc aucun suivi sur l’état de santé des personnes après le jeûne. Mais il ne se désolait pas de cette situation car il croyait qu’ultimement, toute personne est responsable de sa santé et de ses choix de vie.  Certes maintes personnes ayant  amélioré leur état de santé donnaient des nouvelles, mais aucun suivi n’était compilé de manière méthodique.
 
Le jeûne type à la Ferme Rocan
Le jeûne se déroule principalement au lit. Les activités physiques requièrent beaucoup d’énergie et nuisent au processus de régénération par l’autolyse. L’éventuelle faiblesse qui découle de l’inactivité physique est considérée comme une étape valable du jeûne. C’est l’activité métabolique de l’autolyse qui prime.
La pratique du jeûne est basée sur la capacité que possède tout organisme humain de se régénérer et de s’auto-guérir. Cependant, certaines personnes ne possèdent plus ce pouvoir d’auto-guérison : entre autres, la prise prolongée de médicaments peut créer une dépendance médicamenteuse irréversible.
Évidemment, la prise de médicaments est interdite pendant le jeûne. Les personnes qui désirent faire un jeûne à la Ferme Rocan doivent donc avoir la capacité physiologique de jeûner  et de pouvoir se sevrer de toute médication. Cette exigence exclut les diabétiques insulinodépendants, certaines personnes souffrant d’épilepsie, des personnes qui consomment des médicaments antirejet ou souffrant de cancers généralisés.
Le superviseur du jeûne se fait par des visites quotidiennes à la chambre de chaque jeûneur. Les principaux indices observés sont : la perte de poids, la tention artérielle, les sensations observées, le tonus général du jeuneur, l’état de son teint, sa langue, son haleine, ses yeux, son élimination. Un état de faiblesse extrême n’est pas considéré comme étant normal.
Les signes d’autolyse sont propres à chaque personne. En général, les personnes en jeûne ont la langue blanche et une haleine fétide, des urines malodorantes, une odeur corporelle forte. Mais les signes d’autolyse sont aussi propres à l’état physiologique de chaque jeuneur. Le mal de rein pendant les premiers jours trahit des reins surchargés, les maux de tête surviennent chez les gens qui souffrent déjà de migraines ou sont sous l’effet du sevrage du café, les nausées chez les gens qui souffrent de troubles digestifs. En général, le jeuneur reconnait ces signes d’élimination qui survient en jeûne car il les a déjà connus dans sa vie antérieure. Il comprend que l’organisme fait toujours des tentatives d’élimination qui sont rarement menées à terme à cause du rythme de vie trépidant des sociétés occidentales. Le jeûne est le temps d’arrêt qui permet de compléter une élimination ou réparer pour de bon un tissu endommagé.
 
Résultats
Le jeûne est très efficace lorsque l’état maladif est réversible, quand l’organisme a conservé la capacité de se régénérer. Les problèmes de santé liés aux troubles de la digestion se résolvent généralement bien par le jeûne : les organes digestifs libérés de leurs fonctions quotidiennes peuvent enfin se régénérer.
Aussi, le jeûne s’avère particulièrement efficace dans les cas d’hypertension, d’arthrite, d’allergies, d’hypercholestérolémie.
Les cas de cancer aux stades avancés sont plus difficiles à prévoir; l’état général, la vitalité, le type de cancer et son niveau de progression doivent être pris en compte. Les cas de cancer généralisé sont pratiquement intraitables par la pratique du jeûne.
 
La période de transition
La phase de la récupération qui suit le jeûne est cruciale : la reprise de l’alimentation et des activités physiques et professionnelles est progressive et supervisée. Pendant les trois premiers jours de réalimentation le jeuneur consomme des jus et des fruits acides et mi-acides; le troisième soir, il mange une salade de verdures. Au quatrième jour il ajoute à son menu un yaourt ou un avocat. Puis le menu devient de plus en plus complet au fil des jours. La période de récupération est égale à la durée du jeûne. L’exercice physique reprend graduellement à partir du troisième jour.
 
Fondements biologiques du jeûne
La puissance du jeûne repose essentiellement sur la tendance naturelle que possède l’organisme humain à se maintenir en bonne santé quand ses besoins physiologiques sont comblés. La maladie est considéré comme un dérèglement résultant du non respect des lois physiologiques qui régissent la santé de l’homme : trop de nourriture ou une nourriture déséquilibrée, trop de stress, pas assez de repos chronique, pas assez d’activité physique, des habitudes nocives telles le tabagisme ou la prise de drogues (douces ou dures) ou d’alcool.
La pratique du jeûne est donc associée à la mise en oeuvre d’un mode de vie sain qui permet à l’organisme d’être épanoui, sain et énergique : ce mode de vie est l’hygiénisme, ou l’hygiène naturelle.
L’alimentation de base est donc la plus naturelle possible : fruits, légumes, noix crus ou peu cuits, des repas simples, des aliments adéquatement combinés, un rythme de vie régulier et équilibré travail-repos-loisirs, peu ou pas de viande, de sucreries et d’aliments incluant des agents de conservation chimiques, etc.
Une personne qui mène une vie équilibrée serait donc rarement « malade » : en hygiène naturelle, la maladie est plutôt appelée la « toxémie », qui résulte de l’accumulation de déchets métaboliques due à une mauvaise alimentation et au manque d’activité et de repos. Le jeûne permet alors à l’organisme d’éliminer les toxines accumulées et réparer l’usure précoce des organes surmenés.
Les personnes qui choisissent de jeûner tentent le plus souvent d’améliorer et de simplifier leurs habitudes de vie après le jeûne. Mais en Amérique du Nord, la surconsommation, le rythme de vie effréné ou la pollution environnementale créent des obstacles à l’amélioration du mode de vie. L’hygiénisme y est perçu comme étant un mode de vie ennuyeux, peu attirant; le jeûne est encore perçu comme une pratique extrême.
 
Héritage
Même après le décès de Jean Rocan à l’âge de 91 ans, le jeûne continue d’être pratiqué, à petite échelle, dans des centres privés sous la supervision de naturopathes ou d’infirmiers. Les médecins refusent toujours d’y rattacher une valeur thérapeutique. Mais les gens qui pratiquent le jeûne en connaissent intimement les bienfaits. La pratique du jeûne est peut-être le chemin le moins fréquenté, mais ceux qui choisissent cette voie en bénéficient tant psychologiquement que physiologiquement. Quoi de plus satisfaisant que de se nourrir de son mauvais cholestérol et de vivifier ses organes au lieu de devenir pharmacodépendant!
 
Centres de jeûne au Canada
·         Adèle Arsenault, Une infirmière autrefois collaboratrice de Jean Rocan, organise des sessions de jeûne sur le site de l’ancienne Ferme Rocan en se conformant à la méthode de Jean Rocan : jeûne intégral et repos complet.
·         Le Centre Val-Santé accueille des jeûneurs, et offre aussi des cures de jus.
·         La maison de santé du Lac Brome,  http://www.jeuneintegral.com/ – organise des séjours de 10 jours, dont 7 jours de jeûne et 3 jours de réalimentation; les jeuneurs peuvent demeurer actifs, se promener, visiter les environs
·         Marcel Boivin, dirige à Saguenay, depuis 30 ans le Centre de santé et de repos total. http://centre-sante.marcelboivin.qc.ca/. Il offre des séjours de jeûne intégral, demi-jeûne et vacances santé :

  

Jeûne enfin démontré scientifiquement

 

Le Docteur Michel DUVERNEY–‐GUICHARD a fait sa thèse de doctorat en médecine à l’université de Grenoble en évaluant minutieusement un jeûne de 42 jours.
 Sa recherche approfondie apporte une lumière nouvelle sur cette thérapeutique peu connue.
 Le jeûne n’a fait l’objet que de peu de travaux scientifiques approfondis.
 L’auteur résume les données de la littérature scientifique reliée au jeûne.
 Tout au long du jeûne il a mesuré précisément le poids, le pouls, la température, la tension artérielle, le métabolisme basal du jeûneur.
 Avant et après le jeûne l’électrocardiogramme , l’électroencéphalogramme, l’audiométrie, l’optométrie et l’examen neuropsychologique et l’examen des fonctions immunitaires.
 Il n’a observé aucune carence, et a constaté que l’électrocardiogramme et l’électroencéphalogramme ne se modifient pas, les fonctions sensorielles, vision et audition sont maintenues, l’olfaction se développe.
 Sur le plan de l’immunité, les lymphocytes maintiennent leur nombre.
 Les fonctions physiologiques sont préservées et aucun trouble clinique n’est remarqué, Il conclut notamment que cette forme «d’autolyse sélective» permet un «apport nutritionnel» adapté aux besoins essentiels de l’organisme.
 L’évolution du taux de zinc le démontre.
 Ses analyses sanguines démontrent que les taux de vitamines et de minéraux se main5ennent et même s’améliorent durant le jeûne.
 25 tableaux et 45 graphiques illustrent visuellement l’évolution des différents paramètres physiologiques et biochimiques au cours du jeûne.
 120 références complètent cette étude.
 

 

Jeûne la méthode Mosséri

 

Du nouveau dans la conduite du jeûne
En 1986, j’ai fait dans le domaine du jeûne, une découverte prodigieuse qui m’a amené à réviser ma méthode sheltonnienne.
Un homme de 37 ans a jeûné avec ma supervision. Au cours des 14 années précédentes, il avait pris 104 tranquillisants différents pour son état nerveux. Il a alors voulu se guérir sans médicaments. Il a jeûné pendant 29 jours.
Alors il est devenu tendu, incapable de se détendre ou de dormir et de boire de l’eau malgré une soif intense et une douleur aiguë aux reins. Je lui ai dit qu’il ne pouvait pas continuer ainsi, bien qu’il ait encore beaucoup à éliminer: sa langue était très chargée, son urine foncée, son haleine fétide et il avait des douleurs aux reins malgré toute l’eau qu’il avait bue.
Il avait tout son temps et voulait compléter sa détoxination. J‘ai donc conclu que, dans sa condition, il valait mieux qu’il adopte un régime de détoxination. Il a donc recommencé à s’alimenter progressivement.
Trois jours après avoir terminé son jeûne, je suis entré dans sa chambre pour lui apporter quelques petites pommes. Il m’a dit: «M. Mosséri, regardez ma langue!» Elle était noire comme du charbon! Il n’a pas pris longtemps pour comprendre cette surprise. J’avais déjà vu quelques cas où la langue était devenue noire pendant un jeûne, mais cet homme avait recommencé à manger!
Cette couleur n’était pas accidentelle: elle avait été provoquée avec ce régime de détoxination. L’élimination avait repris, aussi forte que pendant un jeûne. Depuis une dizaine de jours, depuis son 20e jour de jeûne, son élimination était très faible. Sa langue est restée noire pendant quelques jours, puis elle est devenue jaune moutarde pendant plusieurs semaines, avant de revenir à sa couleur rose. Alors la faim lui est revenue – une vraie faim – et ses douleurs aux reins ont disparu. Il a alors adopté une alimentation normale. Évidemment, ce menu léger avait accéléré son élimination.  
 
Tester cette nouvelle méthode
Je me suis demandé si ce cas était une exception, ou s’il pourrait être imité autant que possible par d’autres jeûneurs. J’ai donc vérifié en appliquant la même approche à de nombreux cas variés.
J’ai appliqué la même approche avec deux soeurs qui, dès qu’elles ont cessé leur jeûne, ont eu la langue couverte de brun.
Depuis lors, 90 % des jeûneurs que je supervise ont une langue colorée dès qu’ils cessent de jeûner et commencent un demi-jeûne et les autres 10 % obtiennent le même résultat lors d’un deuxième jeûne.
Ce demi-jeûne doit être continué tant que la langue est même un peu colorée. Une langue noire indique que l’élimination s’est approfondie, atteignant le niveau cellulaire pour traquer des toxines, souvent des médicaments, accumulées depuis des décennies.
 
Les étapes du jeûne
D’autres questions me sont venues naturellement à l’esprit : à quel moment vaut-il mieux mettre fin au jeûne et passer au demi-jeûne ? Quelle quantité de nourriture crue doit-on donner après le jeûne ?
J’avais déjà observé plusieurs fois, qu’après un certain nombre de jours de jeûne, le poids du jeûneur cesse de baisser et l’élimination est suspendue. Maintenant, je comprends pourquoi!
Quant aux quantités d’alimentation, après une période de tâtonnement, je suis parvenu à établir une ration normale, adaptée selon la taille de la personne.
Dans la méthode classique, promue par Shelton, le jeûne à l’eau au lit est poursuivi même si le corps cesse de perdre du poids; l’élimination devient alors pratiquement nulle et on perd du temps. Quand on cesse pratiquement de perdre du poids et qu’on observe pratiquement pas de signes d’élimination, c’est que le corps n’a pas assez de vitamines, d’enzymes et de minéraux pour poursuivre ce travail. Le corps en a alors tout juste assez pour survivre.
Les réserves du corps sont déséquilibrées: il y a toujours trop de graisse et de toxines et trop peu d’éléments essentiels. Quand ces réserves s’épuisent, nous passons à l’étape suivante, le demi-jeûne et dans 90 % des cas la couleur de la langue change rapidement, indiquant un regain de l’élimination. Pour les autres, on observe le même phénomène lors d’un second jeûne.
Avec la méthode classique sheltonienne, il est très rare que la langue se colore ainsi, même si le jeûne est poursuivi jusqu’à 60 ou 70 jours.
Tant que la langue est de couleur anormale (noir, brun, la moutarde verte, beige), le demi-jeûne se poursuit jusqu’au retour de la langue colorée d’un rose naturel, ce qui indique la fin de l’élimination. La langue devient rose en même temps que le jeûneur arrête de cracher, l’urine devient claire, l’haleine devient parfumée et les malaises cessent. On introduit alors au menu des aliments plus concentrés.
Le demi-jeûne peut durer pendant une semaine ou plusieurs, selon le degré de toxémie.
Avec cette nouvelle méthode, le jeûne devient plus facile, comporte moins de problèmes et de risques et est plus efficace. Le jeûne devient précis, scientifique et sans angles morts ou surprises. Cette découverte importante confirme que les longs jeûnes comportent une perte de temps.
J’ai appelé cette seconde la partie du jeûne qui suit le jeûne à l’eau « demi-jeûne », mais en réalité, c’est un régime d’élimination, puisqu’on mange un kilo d’aliments par jour, moitié fruits, moitié légumes. Mais je préfère l’appeler « demi-jeûne », pour souligner que la personne poursuit l’élimination et doit manger certains aliments et dans certaines quantités. On doit garder l’impression qu’on continue la détoxination sous une autre forme moins intense que le jeûne intégral.
 
Les éléments de cette méthode
Quand on cesse de manger, l’élimination commence et on en observe la preuve par une langue blanche couverte du mucus, une haleine fétide, un mauvais goût dans la bouche, un amaigrissement et d’autres signes selon chaque personne. Le jeûne continue. Puis vient un moment où l’élimination ralentit parce que le corps a utilisé les réserves du corps en vitamines, enzymes et minéraux. Selon la personne, ces réserves d’éléments essentiels durent environ 7 à 20 jours. À la fin de cette période, l’élimination ralentit, comme l’indiquent les signes suivants :
* La perte de poids ralentit à 500 g à 1 kg par semaine, alors qu’elle était de 500 g à 1 kg par jour auparavant. La perte de poids indiquait une forte élimination de toxines et d’eau accumulée.
* L’urine devient claire.
Le poids qui se stabilise est le signal principal de passer au demi-jeûne.
* La soif disparaît et l’eau prend un goût désagréable, alors qu’auparavant l’élimination créait le besoin de boire pour diluer les toxines et les expulser dans l’urine.
* La couche de mucus sur  la langue est plus légère, moins épaisse et moins colorée et le mauvais goût dans la bouche diminue.
* D’autres signes spécifiques à chaque personne peuvent aussi indiquer le ralentissement de l’élimination.
* Alors, quand ces signes de ralentissement d’élimination apparaissent, on doit la relancer, en cessant le jeûne et en apportant de nouveau  au corps les éléments nutritifs sous forme d’aliments crus, naturels :
* 500 grammes de fruits crus, pris jusqu’à l’après-midi, cette quantité variant selon la hauteur de la personne;
* 500 grammes de crudités et salade, pris en deux fois dans la soirée.
 
Favoriser l’élimination
Ces quantités ne devraient pas être augmentées, sinon la digestion prendra l’énergie nécessaire pour l’élimination et la fera cesser.
Le jeûneur devrait boire beaucoup d’eau entre minuit et midi, parce que c’est à ce moment que l’élimination est à son plus fort. Si la personne n’est pas capable de boire au moins un litre d’eau par jour, on peut en agrémenter la saveur avec du jus de citron.
Les fruits que je préfère donner sont les pommes, qui agissent comme un bon balai dans les intestins.
Parfois, on doit manger des fruits riches en eau, comme le melon ou la pastèque.
Aussitôt qu’on passe au demi-jeûne, et qu’on relance l’élimination, on doit examiner la langue chaque matin avant de mettre quoi que ce soit dans la bouche. Après quelques jours, ou quelques heures, la langue se colorera noire, jaune, rouge brunâtre. On poursuit le demi-jeûne jusqu’à ce que la langue soit complètement claire, propre, rose et tous les signes d’élimination (soif, mauvais goût dans la bouche au  réveil, mauvaise haleine, crachement, etc.) disparaissent.
On ne doit pas attendre que la faim revienne, parce que cet instinct est d’habitude inopérant parmi les gens civilisés!

 

Jeûne, Questions et réponses

D’où vient cette technique ?

Le jeûne est utilisé depuis des millénaires comme moyen de régénération du corps et de l’esprit. À notre époque, il est pratiqué et supervisé par des hygiénistes et autres professionnels des méthodes de santé naturelle.
Qu’est-ce que le jeûne ?
Le jeûne consiste à ne boire que de l’eau et à se reposer totalement – repos physique, mentale, sensoriel, etc. — pendant une période allant d’une journée à plusieurs semaines. Les grèves de la faim sont différentes : elles se font souvent dans des conditions de stress et sont quelquefois poursuivies au-delà de la durée favorable au corps.
Que faites-vous de la faim pendant le jeûne ?
Après deux ou trois jours la faim disparaît et elle réapparaît normalement quand les réserves du corps sont épuisées.
N’y a-t-il pas risque de trop maigrir ?
Le corps utilise d’abord les tissus indurés (kystes, polypes, etc.) puis la graisse, puis un peu les muscles mais laisse les tissus nerveux intacts. Il préserve ainsi les cellules qui ne se renouvellent pas et utilise celles qui pourront facilement se reconstituer après le jeûne.
N’y a-t-il pas risque de carence ?
En général, le corps possède des réserves de vitamines, de minéraux, d’enzymes qui peuvent durer plusieurs semaines. Le jeûne approprié favorise une meilleure assimilation de ces nutriments présents dans le corps. Souvent les carences se comblent pendant le jeûne, car le corps améliore sa capacité d’utiliser les nutriments qui y sont présents. Des analyses de sang démontrent que pendant le jeûne le corps assimile des nutriments présents dans ses tissus, tels que le fer, le zinc, etc. et fabrique davantage de globules rouges et d’autres cellules vitales. Des carences se produisent quand certaines réserves sont épuisées : le jeûne doit alors cesser.
Quels sont les avantages d’un jeûne ?
Le jeûne permet au corps de rajeunir ses cellules. Pendant le jeûne, plusieurs fonctions se régularisent : assimilation, élimination, tension artérielle, glycémie, etc. En se consacrant surtout à l’élimination, il favorise l’évacuation des déchets accumulés dans la lymphe, le sang, les articulations, etc. Pendant le jeûne le corps puise dans ses réserves telles que kystes, polypes, etc. Ces excroissances se réduisent et souvent disparaissent. En éliminant des éléments toxiques, le corps réduit sa toxémie, renouvelle ses organes et renforce son système immunitaire.
Comment évolue le jeûne ?
Dans les premiers jours du jeûne le corps se repose et récupère ; on dort alors beaucoup. Dans les jours suivants le corps se consacre à l’élimination : on dort alors de moins en moins.
Combien de temps jeûner?
Les jeûnes quotidien, hebdomadaire et saisonnier sont d’excellentes pratiques de santé. Pendant la nuit, quand le corps est au repos et que la digestion est terminée, le corps jeûne et se consacre à l’élimination. Une journée par semaine, on dort plus tard, on se repose davantage et alors le corps élimine davantage. Aux changements de saison, le corps modifie son fonctionnement et requiert deux ou trois jours de repos, c’est une période d’adaptation. Une fois par année, une semaine de jeûne permet d’éliminer des toxines accumulées. Au besoin, on peut jeûner plusieurs semaines ; on a alors tout intérêt à le faire sous la supervision d’un professionnel compétent et expérimenté. On doit cesser un jeûne quand on a épuisé ses réserves et qu’alors l’élimination ne se fait plus. Si la situation s’y prête on fera plutôt plusieurs jeûnes courts plutôt qu’un jeûne long. Par exemple, on jeûne pendant une semaine aux deux mois.
Quand jeûner ?
Quand le corps le réclame, quand on fait de la fièvre, quand on n’a pas faim.
À quelle saison jeûner ?
Au printemps le corps semble se départir de ses réserves. L’été permet aussi de jeûner dans le confort de la saison chaude. Si sa condition l’exige on peut jeûner en toute saison en prenant des précautions pour avoir bien chaud, se reposer amplement, etc.
Dans quelles conditions vaut-il mieux ne pas jeûner ?
La grossesse et l’allaitement ne se prêtent pas à un jeûne prolongé. Les gens dont l’équilibre physiologique dépend de substance de synthèse – thyroïde synthétique, insuline, etc. – ne devraient pas jeûner. D’autres conditions requièrent plusieurs jeûnes courts plutôt qu’un jeûne long.
Comment se préparer à jeûner
Il est plus facile de jeûner en allégeant progressivement son alimentation, par exemple en mangeant cru, pendant les jours ou la semaine précédant le jeûne.
Comment terminer un jeûne ?
La reprise alimentaire est progressive : jus pendant quelques jours, puis fruits, puis légumes crus, puis noix, etc. L’activité physique aussi : dix minutes de marche le premier jour, vingt minute le deuxième jour, etc.
Comment s’organiser pour jeûner ?
Pour se faciliter la tâche, il est préférable de s’éloigner de son cadre de vie habituel et d’aller à la campagne au grand air. Pour un jeûne de plus de trois jours, il est recommandé d’être supervisé par un professionnel compétent expérimenté. Dans un centre spécialisé on bénéficie de la compagnie et de l’expérience des autres jeûneurs.
Ou puis-je trouver un professionnel compétent en jeûne ?
Communiquer avec la Société Nature et Santé, l’International Association of Hygenic Physicians, la National Health Association, la British Natural Hygiene Society.