Kristine Nolfi, la médecin qui soignait par la nourriture vivante

J’ai devant moi l’article Ma défense, écrit par la docteure Christine Nolfi. C’est un rapport remarquable sur la lutte d’une personnalité médicale en faveur d’une pensée nouvelle relative à la médecine et à la santé publique. Ce rapport date de plus de 60 ans mais les graves raisons de sa courageuse action sont devenues plus pertinentes encore aujourd’hui.

La docteure Nolfi écrit» : «La science médicale a vaincu les maladies infectieuses. Mais en même temps une évolution contraire se produisait pour les maladies dites de civilisation, qui pèsent beaucoup plus lourd dans la ba­lance. Dans ce domaine, la science médi­cale a apparemment dû se limiter à soulager les douleurs et peut-être à allonger la durée des maladies, en dépit des progrès et des moyens nouveaux. Le nombre de personnes qui souffrent, deviennent invalides et en meurent est constamment en augmentation.Seul un grand changement pourrait provoquer une autre révolution.»
La docteure Nolfi était d’apparence très modeste, mais on se rendait compte de son enthousiasme et de sa foi dans les possibilités extraordinaires des aliments vivants pour le traitement des maladies, une thérapie exempte d’effets secondaires néfastes. Elle était intelligente; elle aimait les gens et se souciait d’eux sans fausse sentimentalité. Elle avait aussi les deux pieds sur terre.
Après seulement deux ans et demi d’activité à sa maison de santé, elle avait collectionné 200 récits de patients, qu’elle a publié dans un livre Être en bonne santé, c’est une bonne affaire.
sa conviction et son expérience la conduisaient à penser qu’elle avait trouvé une thérapie basée sur un changement radical de nos habitudes alimentaires, en passant de la «nourriture morte» à la «nourriture vi­vante». De là venait le premier titre de son livre Mes expériences avec les ali­ments vivants, la nouvelle édition portant le titre : La cure de crudités.
Je lui ai rendu visite après avoir lu son livre dont la dédicace porte une citation de Goethe : «Les hommes sont vexés que la. vérité soit si simple!»
De cela, elle allait se rendre compte quand le méde­cin chef de l’hôpital soignant les diabé­tiques et le conseil des médecins légistes ont porté plainte contre elle pour «homicide par imprudence». On lui interdit alors de pratiquer la médecine. Elle est morte à l’âge de 76 ans. Le procès qui lui a été fait était une honte pour le droit médical, pour ses collègues qui refusaient même un exa­men scientifique de ses résultats cli­niques, pourtant remarquables.
Christine Nolfi était conséquente dans ses exigences vis-à-vis d’elle-même : elle vivait ce qu’elle enseignait et elle l’exigeait de ses patients : «Vous devez changer radicalement votre alimentation, sinon je ne peux vous aider!» Elle rompait définitivement avec la prescription des médicaments, comprimés, injections, radiations, etc.
Au cours de sa «défense» pendant sort procès, la docteure Nolfi a évalué ses résultats comme suit : «Ma documenta­tion et mon expérience à mon sanatorium ne sont pas très grandes mais elles le sont suffisamment pour que je puisse me rendre compte des résultats et voir que la grande majorité des patients guérit étonnamment vite, même de maladies chroniques, et même chez ceux qui ont été traités ailleurs pendant des années sans résultats ; cela vaut aussi pour le diabète.» La mort d’un diabétique avait été le prétexte du procès. Un jeune homme de 21 ans, déclaré incurable par les médecins et lui-même résigné à mourir, était encouragé par sa famille dans un dernier espoir de guérison à consulter la docteure Nolfi. Elle s’était laissé convaincre : «Peut-être l’aiderai-je avec l’alimentation vivante, que j’ai déjà conseillé à d’autres diabétiques avec de bons résultats». Le décès du jeune homme était ensuite survenu et la docteure Nolfi écrivait: «Comme cause du décès, je pense que l’on est plus près de la vé­rité en indiquant : empoisonnement de tous les organes vitaux par l’insuline. »
Voici un extrait de son livre : «Être en bonne santé, c’est une bonne affaire»,
Un ingénieur de 31 ans écrit : «Après avoir souffert pendant 9 ans des intes­tins, d’inflammation des reins, de scia­tique, de rhumatisme et subi plusieurs opérations et hospitalisations répétées, le tout sans aucun résultat, j’ai consulté la Dr Nolfi malgré l’opposition des méde­cins. Les cinq premières semaines avec des crudités uniquement étaient difficiles, mais la Dr Nolfi m’écrivait sans re­lâche : «Tenez bon, la récompense vien­dra. » C’était vrai. Maintenant, je me sens guéri à 95% ; mes 8 à 10 angines an­nuelles ont disparu. Ce que les crudités m’ont apporté est tout à fait incroyable et je me de­mande pourquoi les médecins et les hô­pitaux ne veulent pas simplement es­sayer de guérir par les aliments vivants crus? Je ne le comprends pas!»
Des vers du poète norvégien Bjôrnson introduisent le dernier livre du Dr Nolfi: «Si nous touchons quelques centaines de personnes, personne ne s’étonnera. Si nous en touchons quelques milliers, on commence à prêter l’oreille. Si nous touchons quelques centaines de milliers de personnes, cela fera grand bruit. »
J’avoue que cela n’a pas encore fait «grand bruit», mais son message persiste. De plus en plus de personnes prennent de nouveaux chemins dans le domaine de la santé. Il nous est nécessaire de vivre un nouveau printemps, porté par des médecins et des chercheurs qui assureront, avec courage et renaissance, une redécouverte des forces inhérentes à la nature.
Un jour viendra ou le jugement qui a frappé la docteure Christine Nolfi sera transformé en men­tion d’honneur, à l’actif d’un des plus éminents défenseurs de la santé pu­blique.
Le chemin que nos chercheurs ont suivi jusqu’à présent pour lutter contre la maladie se trouve à l’extérieur, sans que le patient puisse intervenir. L’alimentation crue, naturelle, est le chemin intérieur, profitant de la force créatrice et régénératrice du corps.»
Aujourd’hui on trouve des centres qui suivent les règles de la docteure Nolfi.