Aliments vivants me libèrent d’un cancer du sein Expérience vécue de la Dr Kristine Nolfi

 

Comment j’ai adopte le régime d’aliments crus

Médecin, guéris-toi, toi-même ! Pourquoi, moi, médecin, ai-je adopté le régime exclusif de fruits et de légumes crus ? Ce fut la conséquence d’une maladie personnelle, un cancer au sein. Comme toujours, la maladie fut précédée par une période de nutrition incorrecte et d’habitudes défectueuses, particulièrement durant douze années de travail en hôpital. Je souffrais constamment de malaises in­testinaux et gastriques. Je faillis même mourir d’une hémorragie due à un ulcère gastrique perforé.
Je supprimai alors la viande et le poisson de mon régime. Ce ne fut que plus tard que je commençai à manger des légumes crus, en augmentant la quantité graduellement. J’obtins ainsi une meilleure digestion et une meilleure santé, mais je n’étais pas encore complètement rétablie.
Après une dizaine d’années de régime comportant en permanence 50 à 60 % de fruits et légumes crus, je souffrais d’une fatigue persistante même si je ne pouvais diagnostiquer aucune cause définie. Je me découvris, presque accidentellement, une petite tumeur au sein droit mais, malgré ma fatigue, je la négligeai. Cependant, je fus horrifiée quand, cinq semaines plus tard, je constatai, encore accidentellement, que cette tumeur s’était développée jusqu’à la grosseur d’un oeuf et avait pris place dans la peau. Le cancer peut seul se comporter de cette façon.
Le traitement habituel du cancer est un pis-aller tant que l’on ne connaît pas la cause de cette affection. Je dé­cidai immédiatement de ne pas me soumettre à ce traitement. Mais alors, que faire ?
Si je ne prenais pas une décision sérieuse, je mourrais rapidement du cancer. Je me décidai alors à suivre un régime cru : exclusivement 100 %o de fruits et légumes crus, ce qui me permit de prouver la valeur d’un régime régulier de cette sorte.
Je commençai sans tarder, allant dans une petite île où je vécus sous une tente, mangeai ex­clusivement des légumes crus et pris des bains de soleil de 4 à 5 heures par jour quand le temps le permet­tait. Quand j’avais trop chaud, je me plongeais dans la mer. Ma fatigue persista durant les deux premiers mois et la tumeur ne diminua pas. C’est depuis lors que je commençai à aller mieux. La tumeur diminua au fur et à mesure que je regagnai des forces, et je me sentis mieux que du­rant bien des années auparavant.
J’avais consulté le docteur Hin­dhede, médecin danois bien connu, qui diagnostiqua lui aussi un cancer mais me conseilla fortement de ne pas me soumettre à une biopsie. Nous savions, l’un comme l’autre, que cette intervention ouvrirait les vaisseaux sanguins et amènerait le can­cer à se répandre. À
 
Après une année d’amélioration grâce au régime 100 % de fruits et de légumes crus, je repris mon régime de 50 à 70 % de légumes crus. Mais ce fut un insuccès. Après trois ou quatre mois, je commençai à ressen­tir des douleurs aiguës dans le sein et dans les tissus cicatriciels de la tu­meur, là où celle-ci adhérait aupara­vant à la peau. La douleur grandit en force les semaines suivantes et je m’aperçus soudain que la tumeur augmentait.
Une fois de  plus, je repris le régime a 100 % de légumes et de fruits crus; les douleurs et la fatigue disparurent rapidement.
 
Je deviens médecin‑guérisseur…et je suis condamnée
J’étais méde­cin ; dorénavant, j’avais donc à utili­ser mon expérience. Mon mari et moi-même avons bâti chez nous un solarium assez grand pour recevoir quatre ou cinq patients l’été suivant. Nous leur avons donné des fruits crus et des légumes crus, et ils ont retrouvé la santé.
Ensuite, nous avons vendu notre maison et acheté une propriété où nous avons établi une maison de santé.
Les autori­tés médicales furent mises au cou­rant de mon traitement naturel et de ses bons résultats, et elles n’ai­mèrent pas cela !
Quand l’un de mes patients mourut de diabète parce qu’il était venu me voir trop tard, les autorités médi­cales m’accusèrent d’être respon­sable de sa mort, alléguant que je ne lui avais pas donné suffisamment d’insuline.
Je fus aussitôt appelée au Palais de Justice, bien qu’un document prou­vât que le foie du patient était dans une telle condition qu’il ne pouvait plus fonctionner et que cet homme serait mort de toute façon, même si je lui avais donné plus d’insuline.
Le juge et les deux jurés, un charron et un fermier,  me déclarèrent coupable, et je fus condamnée à ne plus pouvoir pratiquer la médecine pendant un an. Si la Cour de Justice devait tenir tous les médecins pour responsables de la mort de leurs pa­tients, aucun docteur ne pourrait plus pratiquer la médecine!
Si j’avais traité mon patient avec des médicaments seulement, et qu’il soit mort, rien ne me serait arrivé, mais parce que j’avais traité mon patient par des méthodes naturelles, j’ai été condamnée.
Peu de temps après, je fus une fois de plus poursuivie par suite de la mort de deux malades, l’un atteint de cancer, l’autre de tuberculose. Ces deux patients n’ont pas pu suivre le régime des crudités.
De nouveau, je fus rendue responsable de ces deux décès par mes précédents collègues. En Cour de Justice, le jury était composé de deux hommes à l’esprit ouvert, refusa de me rendre responsable de la mort de ces deux patients. Mais le juge fut en désaccord avec le jury et fa­vorisa le Corps médical ; ainsi je fus déclarée coupable de faute profes­sionnelle.
J’aurais pu faire appel de cette décision mais, trop fatiguée, je baissai pavillon devant mes anciens collègues. Sur le conseil de mon avocat, j’acceptai un compromis et m’engageai de ne plus pratiquer la médecine au Danemark.
 
Je soigne sans médicaments
Ainsi prit fin le traitement de mes patients par les médicaments. Depuis lors, j’ai traité tous mes pa­tients au moyen des méthodes na­turelles, c’est-à-dire par les aliments vivants, avec des résultats éton­nants.
Ma maison de santé a toujours une liste d’attente. Je ne regrette pas de m’être retirée de la profession médicale et je suis heureuse d’être entrée dans le camp de la médecine naturelle.
Grâce aux persécutions que je subis de la part de mes anciens collègues, ma réputation grandit immensément. Ce genre de réclame fut plus profitable que ce que l’argent aurait pu payer. Ainsi mes anciens col­lègues m’ont servi d’agents de presse et j’ai bénéficié d’une publicité gratuite dans les journaux. Je fus ap­pelée "médecin charlatan" mais maintenant les docteurs ont changé d’avis à mon sujet. Aux patients qui leur rapportent les bons résultats qu’ils ont eus dans mon sanato­rium, ils disent que je suis un bon psychologue. Ils ne veulent cepen­dant pas admettre que l’alimenta­tion vivante ait permis d’obtenir ces bons résultats.
L’alimentation de régénérescence
Nous avons un repas de fruits le matin et le soir, et un repas de légumes le midi.
Nous ne buvons pas de jus mais consommons les fruits et les légumes entiers qui se mastiquent et se digèrent mieux car les nutriments sont équilibrés.
Il n’y a pas de leucocytose, c’est-à-dire d’augmentation excessive de globules blancs du sang quand on mange ainsi. Quand nous mangeons par exemple des bonbons et de la pâtisserie, le nombre de leucocytes peut doubler et même tripler. Les leucocytes étant les défenseurs de l’organisme cette augmentation indique que le corps se défend contre des substances nocives. SI le corps doit fournir cet effort plusieurs fois par jour, il s’épuise.
Presque tous tes aliments frais et crus sont alcalinisants. Mais quand ces produits sont cuits, ils deviennent acidifiants.
La consommation des fruits et légumes crus varie selon la saison. Les légumes contiennent aussi de la vi­tamine A en abondance.On peut y ajouter des germinations.
La petite quantité de vitamine D requise est produite par le soleil sur les mains et la figure. Nous pouvons l’observer quand nous conservons notre peau hâlée tout au long de l’année.
 
Comment nous opérons la transition
Après le premier ou le deuxième repas, le patient ressent quelques maux de tête –des symptômes d’empoisonnement de l’organisme par l’acide urique–, des flatulences, de la fatigue. Le  repos suffisant à l’air pur reste le meilleur remède et dormir de bonne heure, fenêtres ouvertes.
Quand on adopte le régime à 100 % de fruits et légumes frais crus on ne souffre pas de la faim et on n’a pas soif.
 
Valeur nutritive de l’alimentation crue
Après une période d’adaptation, on peut travailler physiquement et mentalement avec ce régime. L’alimentation végétale crue est source d’aliment vivant, ensoleillé. Elle possède la plus haute va­leur nutritive. Les aliments crus ont plus de saveur.
 
Mission et avenir
Les aliments vivants nous permettent de connaître les vraies joies de l’existence. C’est un grand bonheur que de se sentir fort, physiquement et mentalement, sain, actif et résistant.
La santé nous fait un devoir d’en aider d’autres à retrouver la vie saine.
Je mourrai, mais je suis sûre que les bienfaits des aliments vivants  dureront, seront répandus dans le monde et aideront à sau­ver l’humanité souffrante de ses maux corporels et mentaux. Ces idées nouvelles susciteront un monde nouveau.