Rétablissement suite à un AVC Expérience vécue de Michel Dogna avec la méthode Gardelle

Adapté par Jacques Lalanne
 
Pierre Gardelle, kinésithérapeute diffusait différentes méthodes naturelles de santé.
 
Monter les escaliers sans être à bout de souffle
Il a mis au point des méthodes de soins et des techniques spéciales dans le domaine du sport. Par exemple, sa méthode pour monter les étages sans être essoufflé. Je l’ai vu concourir avec des jeunes à qui arriverait frais et dispos en haut de 6 étages. En montant d’un bon pas, pour ne pas créer de dette d’oxygène il préconisait de respirer et de souffler à fond juste avant l’effort. Sa méthode est efficace : on peut ainsi monter longtemps et facilement.
 
L’histoire de Pierre Gardelle
Il mit aussi au point sa méthode thermothérapie différentielle.
Avec cette méthode, en quelques séances plusieurs ont pu se rétablir de nombreuses pathologies inflammatoires lourdes, suites d’AVC, aphasies, etc. Cette méthode ne nécessite aucun appareil, aucun produit
 
Mon aventure personnelle
Suite à un voyage très éprouvant en avion, j’ai fait un AVC.  D’après mes troubles (troubles spatiaux, impossibilité de trouver mon nez avec la main gauche, difficulté à articuler) ma femme et moi avons aussitôt pensé à l’AVC. J’ai très vite été acheminé à une clinique qui a constaté une petite thrombose cérébrale avec 3 caillots. Je suis sorti deux jours après à ma demande avec un médicament pour fluidifier le sang et une statine à prendre à vie, mais que je n’ai jamais pris. Rentré à la maison, j’ai immédiatement appliqué la méthode Gardelle à raison de 3 séances de 1 heure par jour.
Le troisième jour, alors que nous recevions des amis, j’ai subitement retrouvé le langage– j’en ai pleuré de joie. Par ailleurs, ma main gauche qui paraissait fonctionner normalement, était devenue incapable de coordonner des mouvements rythmiques au piano et de plaquer des accords – il m’a fallu 6 semaines pour la rééduquer à jouer correctement. Je continuais la méthode Gardelle 1 fois par jour.
 
La méthode Gardelle
S’aliter pendant 8 heures.
Sur la tête, placer des serviettes mouillées trempées dans de l’eau à 10˚ C.
Les remplacer toutes les 3 minutes durant les 3 premières heures, puis toutes les 6 minutes ensuite.
La personne somnole par un ralentissement du cerveau.
Pendant ce temps, poser sur le ventre une serviette chaude  à 40˚.
Changer toutes les 7 à 10 minutes pour compenser le refroidissement.
Poursuivre pendant 8 heures en renouvelant la procédure plusieurs jours jusqu’à ce que les fonctions reprennent.
Explications
Quand une lésion se produit la température locale augmente et la région enfle. Les globules blancs se multiplient pour défendre l’organisme. En rafraichissant le site atteint, ces défenseurs multiplient leur efficacité.
De plus, la régulation thermique du corps qu’il faut équilibrer par une source chaude compensatoire dans une zone carrefour de la circulation, en particulier la région englobant le plexus solaire, l’abdomen, le foie et la rate.
Les globules blancs doivent amener les déchets métaboliques sur un lieu de drainage. La différence de température 10°/40° crée un courant de convection. On constate souvent qu’au niveau de la compresse chaude se forment de petits boutons, parfois de petits abcès, sièges d’élimination. Quand on essore la serviette chaude, il en ressort un liquide blanc prouvant qu’il y a eu une exsudation de la peau favorisée par la présence d’eau.
On peut obtenir une compresse froide à 10° en combinant de la glace et de l’eau dans une vessie entourée d’une serviette.
On peut obtenir une compresse chaude à 40° en enveloppant une bouillotte dans une serviette.
 
Expériences variées d’application de cette méthode
Accident vasculaire cérébral (AVC)
Plusieurs personnes que j’ai orientées vers la méthode Gardelle ont récupéré leur motricité en quelques jours ou quelques semaines. Plus on applique ce procédé rapidement, plus il est efficace. :
Un homme de 30 ans en fauteuil roulant depuis un an suite à un AVC, après 8 jours d’application quotidienne, a eu de fortes douleurs à la tête et en même temps, sentit dans ses jambes et ses pieds des fourmillements et de petites décharges électriques. En un mois ses jambes ont refonctionnéé normalement. Il a ensuite repris son travail.
 
Expériences diverses
Plusieurs autres personnes se sont rétablies de diverses conditions grâce à cette méthode :
·        otite, avec une compresse froide autour du cou et une chaude sur l’oreille.
·        migraine, avec glace sur la tête et bouillotte chaude sur le foie, en séance(s) de 1h30.
·        capsulite de l’épaule, glace sur l’épaule et bouillotte chaude sur le ventre, en séance(s) de 2 heures.
·        lumbago, avec glace sur les lombaires, et bouillotte chaude sur le ventre et aux pieds, par séance(s) de 3 heures.
·        paralysie des jambes avec le même protocole que le lumbago : à 80 ans, ma mère marcha à nouveau grâce à cette méthode,
·        gangrène de la jambe, avec glace sur la partie gangrenée et bouillotte chaude sur le ventre et sur l’autre pied, appliquée en permanence : l’amputation prévue depuis trois jours fut annulée, car des bourgeons de chair rose apparurent au milieu des tissus gris nécrosés.
 
De nombreuses applications de la méthode Gardelle restent à expérimenter.
 

  

Jeûner pour une meilleure santé Expérience vécue de Lise Bergeron

J’ai 56 ans. Presque toute ma vie, j’ai souffert de migraines plusieurs fois par mois. Depuis plus d’une année, à la suite d’un jeûne, elles ont disparu.
J’avais pourtant tout essayé auparavant : médicaments, traitements chiropratiques, acupuncture, orthothérapie, ostéopathie et autres thérapies semblables.
J’ai été opérée pour la vésicule biliaire à l’âge de 23 ans. Même après avoir adopté une alimentation végétarienne pendant quelques années, les migraines étaient toujours présentes.
Plus tard, j’ai laissé tomber le régime végétarien, mais en m’alimentant tout de même avec beaucoup de fruits et de légumes. Rien ne changeait. Les migraines persistaient, mois après mois, inlassablement.
 
Problèmes de digestion
D’autres problèmes reliés au foie étaient également présents depuis toutes ces années et je les soupçonnais d’être la cause de mes migraines. Je digérais très mal et ne supportais presque aucun aliment gras (huile, friture, avocat, etc.). Aucun écart alimentaire ne m’était permis, surtout pas de boissons alcoolisées : j’en payais le prix avec une bonne migraine de trois, quatre ou cinq jours.
N’en pouvant plus de tous ces problèmes de digestion (reflux gastriques, production d’acidité en quantité industrielle, ballonnements, constipation et diarrhée), j’ai jeûné à l’eau seule 23 jours à la maison.
J’avais lu et relu le livre de H. M. Shelton. Chaque jour, mon conjoint prenait mes signes vitaux (pouls, tension artérielle, température, poids et occasionnellement ma glycémie).
Ce ne fut pas facile, particulièrement les premiers jours où je fus prise de nausées et de vomissements. Les nausées sont restées presque du début à la fin, surtout en fin de journée et en soirée.
 
Un jeûne bénéfique
Après ces 23 jours de jeûne, ce fut la reprise alimentaire telle que conseillée par les spécialistes : jus de fruits, fruits juteux, puis, fruits et légumes pendant environ une semaine.
Mes intestins se sont mis à fonctionner de façon normale et régulière. D’aussi loin que je puisse me souvenir, je n’avais jamais connu ça. Je n’avais plus cette boule dans l’estomac que je ressentais continuellement. Je digérais et évacuais normalement. C’était pour ce motif que j’avais cessé de manger plusieurs semaines.
Depuis ce jeûne, j’ai refait quelques migraines dans les premiers mois, moins fortes et plus courtes et de plus en plus espacées. Depuis, je n’ai plus de migraine.
Depuis ce jeûne, j’ai éliminé le gluten de mon alimentation et j’ai adopté un régime ovo-lacto-végétarien.

  

Alimentation vivante Expériences à la maison de santé de la Dr Kristine Nolfi

 Une femme de 64 ans avait toujours eu une très bonne santé jusqu’à l’âge de 45 ans, époque où elle contracta une fièvre ondulante. Après, elle contracta la malaria, une inflamma­tion de la vésicule biliaire, bron­chite, affecta­tion pulmonaire, phlébite, ané­mie et pneu­monie angine de poitrine. Pendant cinq ou six ans, elle souffrit d’une rigidité progressive des articulations, devint graduellement engourdie et faible.

Elle vint à ma Maison de santé adopta le régime des fruits et légumes crus, ainsi que l’air pur jour et nuit, des bains de so­leil et beaucoup de repos. En deux semaines environ toute rigidité disparut et ses mouvements devinrent libres. Son rythme cardiaque, ses nerfs sont redevenus normaux.
 
Les fruits et légumes crus, enpar­ticulier les pommes de terre crues, ont un effet sur toutes sortes de rhumatismes, même l’arthrite rhumatismale si elle n’est pas trop avancée. Mais le rétablissement prend du temps de deux mois à un an et même trois ans. Ce régime a eu des effets favorables dans des cas de psoriasis, migraine, épilepsie, asthme, calculs biliaire, calculs rénaux, veines vari­queuses, perte des che­veux, séborrhée et les pellicules, etc.
 
Stérilité, maladies nerveuses, diabète etc.
Un fermier aisé et sa femme avaient une fille unique de quatre ans. Ils désiraient sincèrement avoir d’au­tres enfants mais leurs espoirs étaient déçus. Je leur conseillai de se nourrir exclusivement d’aliments crus. Trois mois plus tard, la femme était enceinte et ils ont maintenant deux autres enfants.
Le régime cru a aussi un effet favo­rables sur les maladies du système nerveux et les maladies mentales en général, mais il y faut du temps, parfois plusieurs années.
Un régime constant de fruits et de légumes frais crus a un effet bénéfique surprenant et rapide sur le diabète, pourvu que le patient n’ait pas pris d’insuline (sauf en très petite quantité) pen­dant une année ou deux. Le régime aide aussi ceux qui ont pris une grande quantité d’insuline pendant plusieurs années, mais il y faut du temps. Cependant, même dans ce cas, l’état général est rapi­dement amélioré. Le régime de fruits et légumes crus a, sans aucun doute, un tel effet rapide, parce que, pour beaucoup de cas de dia­bète, c’est la consommation exces­sive d’aliments qui est en cause, plu­tôt que la décroissance de la production de l’insuline. Cinq biochimistes et trois médecins ont fait des examens prolongés sur 4 000 diabétiques et ont conclu que 1% seulement nécessitaient l’insuline. Les autres peuvent se guérir avec simplement une alimentation saine et équilibrée.
 
Cas de guérison de cancer 
Les malades du cancer ont généralement souffert pendant des années de catarrhe gastrique et de constipation. Le cancer est le stade terminal auquel parvient un organisme trop acide et dégénéré. Si le cancer est découvert à son début; la consommation régulière de fruits et légumes crus peut en beaucoup de cas tenir le cancer en échec, même pendant un nombre considérable d’années. C’est mon propre cas. Si le cancer est décou­vert à un stade ultérieur, la consommation de fruits et légumes crus peut certainement aider à ré­duire les douleurs et prolonger la vie mais ne peut habituellement pas sauver la vie.
Trois de mes patientes- que j’ai eues en traite­ment pendant un été s’en sont rétablies. La pre­mière était une femme de trente-huit ans, qui avait une induration de la grosseur d’une noi­sette sur un sein. Elle avait consulté son médecin, et avait refusé une opération. Durant dix jours, elle séjourna dans ma clinique, se nourissant exclusivement de fruits et de légumes crus largement accompagnés d’ail. Elle réduisit son poids de dix kilo­s, rajeunit de dix ans et se sentit mieux que depuis des années.A son retour, elle consulta son médecin qui constata que l’induration était de la grosseur d’un grain de riz. Ainsi, elle échappa à l’opération.
Une femme de quarante-neuf ans vint à mon sanatorium après avoir découvert une induration de la grosseur d’une grosse noix à un sein. Elle séjourna chez moi pendant deux se­maines. Après six jours, elle me de­manda de regarder où en était l’in­duration. Je la trouvai, mais elle était devenue de la grosseur d’une tête d’épingle. Quelques jours plus tard, elle alla chez le docteur qu’elle avait consulté au­paravant. Il resta bouche bée car il ne put pas découvrir l’induration.
Une femme de quatre-vingt-deux ans avait une induration de la grosseur d’une noix au sein. Cette tumeur décrut jusqu’à la grosseur d’un pois en quatre semaines où elle demeura chez moi. Et trois semaines plus tard, elle m’écrivit que l’induration avait complètement disparu.
J’ai eu plusieurs autres exemples de guérison de cancers du rectum, du gros intestin, de l’estomac, et à un cas du pou­mon prouvés au microscope.
Une femme de quarante ans avait souffert pendant six ans de douleurs violentes et grandissantes derrière la tête et le cou. Durant les quatre dernières années, sa vue déclina et ses oreilles bourdonnèrent (acouphènes). La sensibilité de la partie supérieure de son corps, spécialement du bout des doigts commença à décliner durant de courtes périodes, et ensuite presque continuellement. Ses douleurs de la tête et du cou devinrent si violentes qu’elle devait souvent s’étendre sur le plancher en proie à des convulsions.
Après deux semaines de séjour chez moi, je conclus qu’il devait y avoir une tumeur cérébrale comprimant le nerf optique, le nerf auditif et les nerfs sensitifs de la partie supérieure du corps. Je ne savais pas qu’elle avait consulté un neurologue qui lui avait dit qu’elle avait une tumeur cérébrale inopérable. Elle resta chez moi pendant quatre mois et se guérit complètement, car tous les symptômes avaient disparu. Cela ne signifie pas cependant que la tu­meur ait complètement disparu, mais elle s’était en tout cas tellement réduite qu’elle ne pressait plus sur les nerfs comme auparavant.
 
Danger de la biopsie
Je l’ai expérimenté sur moi­-même.Sous l’influence du régime de fruits et légumes crus, ma tumeur cancéreuse avait été réduite,en la forme la plus bénigne qui puisse exister. La biopsie d’une tumeur secondaire de la forme de deux indurations de la grosseur d’une noix chacune, ré­pandit le cancer dans la peau de mon sein. Il me fallut six mois pour le calmer. Puis, tout alla pour le mieux. J’étais au travail dans mon jardin avant le lever du soleil chaque matin et y tra­vaillais dur pendant plusieurs heures. C’est beaucoup plus salu­taire que de travailler à l’intérieur comme un médecin.
 
La vie au sanatorium Nolfi
Nous avons un merveilleux jardin où l’on prend des bains de soleil nu. Il est abrité et ouvert vers le sud. Le bain de soleil surveillé est lui-même un grand remède. Nous évitons les rayons les plus intenses du soleil. Nous avons accès aux bains de mer. Nous respirons de l’air pur jour et nuit : nous gardons les fenêtres ouvertes la nuit, en portant au besoin des vêtements de lit chauds. Nous faisons de la gymnastique de relaxation.
Nous cueillons les fruits, légumes et tubercules verts cultivés biologiquement juste avant de les manger.
Nous faisons chaque jour du travail manuel, jardinage, aménagement, etc. C’est une grande joie de surveiller tout ce qui pousse dans le jardin : noix, fruits, légumes et fleurs.
 

 

Kristine Nolfi, la médecin qui soignait par la nourriture vivante

J’ai devant moi l’article Ma défense, écrit par la docteure Christine Nolfi. C’est un rapport remarquable sur la lutte d’une personnalité médicale en faveur d’une pensée nouvelle relative à la médecine et à la santé publique. Ce rapport date de plus de 60 ans mais les graves raisons de sa courageuse action sont devenues plus pertinentes encore aujourd’hui.

La docteure Nolfi écrit» : «La science médicale a vaincu les maladies infectieuses. Mais en même temps une évolution contraire se produisait pour les maladies dites de civilisation, qui pèsent beaucoup plus lourd dans la ba­lance. Dans ce domaine, la science médi­cale a apparemment dû se limiter à soulager les douleurs et peut-être à allonger la durée des maladies, en dépit des progrès et des moyens nouveaux. Le nombre de personnes qui souffrent, deviennent invalides et en meurent est constamment en augmentation.Seul un grand changement pourrait provoquer une autre révolution.»
La docteure Nolfi était d’apparence très modeste, mais on se rendait compte de son enthousiasme et de sa foi dans les possibilités extraordinaires des aliments vivants pour le traitement des maladies, une thérapie exempte d’effets secondaires néfastes. Elle était intelligente; elle aimait les gens et se souciait d’eux sans fausse sentimentalité. Elle avait aussi les deux pieds sur terre.
Après seulement deux ans et demi d’activité à sa maison de santé, elle avait collectionné 200 récits de patients, qu’elle a publié dans un livre Être en bonne santé, c’est une bonne affaire.
sa conviction et son expérience la conduisaient à penser qu’elle avait trouvé une thérapie basée sur un changement radical de nos habitudes alimentaires, en passant de la «nourriture morte» à la «nourriture vi­vante». De là venait le premier titre de son livre Mes expériences avec les ali­ments vivants, la nouvelle édition portant le titre : La cure de crudités.
Je lui ai rendu visite après avoir lu son livre dont la dédicace porte une citation de Goethe : «Les hommes sont vexés que la. vérité soit si simple!»
De cela, elle allait se rendre compte quand le méde­cin chef de l’hôpital soignant les diabé­tiques et le conseil des médecins légistes ont porté plainte contre elle pour «homicide par imprudence». On lui interdit alors de pratiquer la médecine. Elle est morte à l’âge de 76 ans. Le procès qui lui a été fait était une honte pour le droit médical, pour ses collègues qui refusaient même un exa­men scientifique de ses résultats cli­niques, pourtant remarquables.
Christine Nolfi était conséquente dans ses exigences vis-à-vis d’elle-même : elle vivait ce qu’elle enseignait et elle l’exigeait de ses patients : «Vous devez changer radicalement votre alimentation, sinon je ne peux vous aider!» Elle rompait définitivement avec la prescription des médicaments, comprimés, injections, radiations, etc.
Au cours de sa «défense» pendant sort procès, la docteure Nolfi a évalué ses résultats comme suit : «Ma documenta­tion et mon expérience à mon sanatorium ne sont pas très grandes mais elles le sont suffisamment pour que je puisse me rendre compte des résultats et voir que la grande majorité des patients guérit étonnamment vite, même de maladies chroniques, et même chez ceux qui ont été traités ailleurs pendant des années sans résultats ; cela vaut aussi pour le diabète.» La mort d’un diabétique avait été le prétexte du procès. Un jeune homme de 21 ans, déclaré incurable par les médecins et lui-même résigné à mourir, était encouragé par sa famille dans un dernier espoir de guérison à consulter la docteure Nolfi. Elle s’était laissé convaincre : «Peut-être l’aiderai-je avec l’alimentation vivante, que j’ai déjà conseillé à d’autres diabétiques avec de bons résultats». Le décès du jeune homme était ensuite survenu et la docteure Nolfi écrivait: «Comme cause du décès, je pense que l’on est plus près de la vé­rité en indiquant : empoisonnement de tous les organes vitaux par l’insuline. »
Voici un extrait de son livre : «Être en bonne santé, c’est une bonne affaire»,
Un ingénieur de 31 ans écrit : «Après avoir souffert pendant 9 ans des intes­tins, d’inflammation des reins, de scia­tique, de rhumatisme et subi plusieurs opérations et hospitalisations répétées, le tout sans aucun résultat, j’ai consulté la Dr Nolfi malgré l’opposition des méde­cins. Les cinq premières semaines avec des crudités uniquement étaient difficiles, mais la Dr Nolfi m’écrivait sans re­lâche : «Tenez bon, la récompense vien­dra. » C’était vrai. Maintenant, je me sens guéri à 95% ; mes 8 à 10 angines an­nuelles ont disparu. Ce que les crudités m’ont apporté est tout à fait incroyable et je me de­mande pourquoi les médecins et les hô­pitaux ne veulent pas simplement es­sayer de guérir par les aliments vivants crus? Je ne le comprends pas!»
Des vers du poète norvégien Bjôrnson introduisent le dernier livre du Dr Nolfi: «Si nous touchons quelques centaines de personnes, personne ne s’étonnera. Si nous en touchons quelques milliers, on commence à prêter l’oreille. Si nous touchons quelques centaines de milliers de personnes, cela fera grand bruit. »
J’avoue que cela n’a pas encore fait «grand bruit», mais son message persiste. De plus en plus de personnes prennent de nouveaux chemins dans le domaine de la santé. Il nous est nécessaire de vivre un nouveau printemps, porté par des médecins et des chercheurs qui assureront, avec courage et renaissance, une redécouverte des forces inhérentes à la nature.
Un jour viendra ou le jugement qui a frappé la docteure Christine Nolfi sera transformé en men­tion d’honneur, à l’actif d’un des plus éminents défenseurs de la santé pu­blique.
Le chemin que nos chercheurs ont suivi jusqu’à présent pour lutter contre la maladie se trouve à l’extérieur, sans que le patient puisse intervenir. L’alimentation crue, naturelle, est le chemin intérieur, profitant de la force créatrice et régénératrice du corps.»
Aujourd’hui on trouve des centres qui suivent les règles de la docteure Nolfi.

 

Aliments vivants me libèrent d’un cancer du sein Expérience vécue de la Dr Kristine Nolfi

 

Comment j’ai adopte le régime d’aliments crus

Médecin, guéris-toi, toi-même ! Pourquoi, moi, médecin, ai-je adopté le régime exclusif de fruits et de légumes crus ? Ce fut la conséquence d’une maladie personnelle, un cancer au sein. Comme toujours, la maladie fut précédée par une période de nutrition incorrecte et d’habitudes défectueuses, particulièrement durant douze années de travail en hôpital. Je souffrais constamment de malaises in­testinaux et gastriques. Je faillis même mourir d’une hémorragie due à un ulcère gastrique perforé.
Je supprimai alors la viande et le poisson de mon régime. Ce ne fut que plus tard que je commençai à manger des légumes crus, en augmentant la quantité graduellement. J’obtins ainsi une meilleure digestion et une meilleure santé, mais je n’étais pas encore complètement rétablie.
Après une dizaine d’années de régime comportant en permanence 50 à 60 % de fruits et légumes crus, je souffrais d’une fatigue persistante même si je ne pouvais diagnostiquer aucune cause définie. Je me découvris, presque accidentellement, une petite tumeur au sein droit mais, malgré ma fatigue, je la négligeai. Cependant, je fus horrifiée quand, cinq semaines plus tard, je constatai, encore accidentellement, que cette tumeur s’était développée jusqu’à la grosseur d’un oeuf et avait pris place dans la peau. Le cancer peut seul se comporter de cette façon.
Le traitement habituel du cancer est un pis-aller tant que l’on ne connaît pas la cause de cette affection. Je dé­cidai immédiatement de ne pas me soumettre à ce traitement. Mais alors, que faire ?
Si je ne prenais pas une décision sérieuse, je mourrais rapidement du cancer. Je me décidai alors à suivre un régime cru : exclusivement 100 %o de fruits et légumes crus, ce qui me permit de prouver la valeur d’un régime régulier de cette sorte.
Je commençai sans tarder, allant dans une petite île où je vécus sous une tente, mangeai ex­clusivement des légumes crus et pris des bains de soleil de 4 à 5 heures par jour quand le temps le permet­tait. Quand j’avais trop chaud, je me plongeais dans la mer. Ma fatigue persista durant les deux premiers mois et la tumeur ne diminua pas. C’est depuis lors que je commençai à aller mieux. La tumeur diminua au fur et à mesure que je regagnai des forces, et je me sentis mieux que du­rant bien des années auparavant.
J’avais consulté le docteur Hin­dhede, médecin danois bien connu, qui diagnostiqua lui aussi un cancer mais me conseilla fortement de ne pas me soumettre à une biopsie. Nous savions, l’un comme l’autre, que cette intervention ouvrirait les vaisseaux sanguins et amènerait le can­cer à se répandre. À
 
Après une année d’amélioration grâce au régime 100 % de fruits et de légumes crus, je repris mon régime de 50 à 70 % de légumes crus. Mais ce fut un insuccès. Après trois ou quatre mois, je commençai à ressen­tir des douleurs aiguës dans le sein et dans les tissus cicatriciels de la tu­meur, là où celle-ci adhérait aupara­vant à la peau. La douleur grandit en force les semaines suivantes et je m’aperçus soudain que la tumeur augmentait.
Une fois de  plus, je repris le régime a 100 % de légumes et de fruits crus; les douleurs et la fatigue disparurent rapidement.
 
Je deviens médecin‑guérisseur…et je suis condamnée
J’étais méde­cin ; dorénavant, j’avais donc à utili­ser mon expérience. Mon mari et moi-même avons bâti chez nous un solarium assez grand pour recevoir quatre ou cinq patients l’été suivant. Nous leur avons donné des fruits crus et des légumes crus, et ils ont retrouvé la santé.
Ensuite, nous avons vendu notre maison et acheté une propriété où nous avons établi une maison de santé.
Les autori­tés médicales furent mises au cou­rant de mon traitement naturel et de ses bons résultats, et elles n’ai­mèrent pas cela !
Quand l’un de mes patients mourut de diabète parce qu’il était venu me voir trop tard, les autorités médi­cales m’accusèrent d’être respon­sable de sa mort, alléguant que je ne lui avais pas donné suffisamment d’insuline.
Je fus aussitôt appelée au Palais de Justice, bien qu’un document prou­vât que le foie du patient était dans une telle condition qu’il ne pouvait plus fonctionner et que cet homme serait mort de toute façon, même si je lui avais donné plus d’insuline.
Le juge et les deux jurés, un charron et un fermier,  me déclarèrent coupable, et je fus condamnée à ne plus pouvoir pratiquer la médecine pendant un an. Si la Cour de Justice devait tenir tous les médecins pour responsables de la mort de leurs pa­tients, aucun docteur ne pourrait plus pratiquer la médecine!
Si j’avais traité mon patient avec des médicaments seulement, et qu’il soit mort, rien ne me serait arrivé, mais parce que j’avais traité mon patient par des méthodes naturelles, j’ai été condamnée.
Peu de temps après, je fus une fois de plus poursuivie par suite de la mort de deux malades, l’un atteint de cancer, l’autre de tuberculose. Ces deux patients n’ont pas pu suivre le régime des crudités.
De nouveau, je fus rendue responsable de ces deux décès par mes précédents collègues. En Cour de Justice, le jury était composé de deux hommes à l’esprit ouvert, refusa de me rendre responsable de la mort de ces deux patients. Mais le juge fut en désaccord avec le jury et fa­vorisa le Corps médical ; ainsi je fus déclarée coupable de faute profes­sionnelle.
J’aurais pu faire appel de cette décision mais, trop fatiguée, je baissai pavillon devant mes anciens collègues. Sur le conseil de mon avocat, j’acceptai un compromis et m’engageai de ne plus pratiquer la médecine au Danemark.
 
Je soigne sans médicaments
Ainsi prit fin le traitement de mes patients par les médicaments. Depuis lors, j’ai traité tous mes pa­tients au moyen des méthodes na­turelles, c’est-à-dire par les aliments vivants, avec des résultats éton­nants.
Ma maison de santé a toujours une liste d’attente. Je ne regrette pas de m’être retirée de la profession médicale et je suis heureuse d’être entrée dans le camp de la médecine naturelle.
Grâce aux persécutions que je subis de la part de mes anciens collègues, ma réputation grandit immensément. Ce genre de réclame fut plus profitable que ce que l’argent aurait pu payer. Ainsi mes anciens col­lègues m’ont servi d’agents de presse et j’ai bénéficié d’une publicité gratuite dans les journaux. Je fus ap­pelée "médecin charlatan" mais maintenant les docteurs ont changé d’avis à mon sujet. Aux patients qui leur rapportent les bons résultats qu’ils ont eus dans mon sanato­rium, ils disent que je suis un bon psychologue. Ils ne veulent cepen­dant pas admettre que l’alimenta­tion vivante ait permis d’obtenir ces bons résultats.
L’alimentation de régénérescence
Nous avons un repas de fruits le matin et le soir, et un repas de légumes le midi.
Nous ne buvons pas de jus mais consommons les fruits et les légumes entiers qui se mastiquent et se digèrent mieux car les nutriments sont équilibrés.
Il n’y a pas de leucocytose, c’est-à-dire d’augmentation excessive de globules blancs du sang quand on mange ainsi. Quand nous mangeons par exemple des bonbons et de la pâtisserie, le nombre de leucocytes peut doubler et même tripler. Les leucocytes étant les défenseurs de l’organisme cette augmentation indique que le corps se défend contre des substances nocives. SI le corps doit fournir cet effort plusieurs fois par jour, il s’épuise.
Presque tous tes aliments frais et crus sont alcalinisants. Mais quand ces produits sont cuits, ils deviennent acidifiants.
La consommation des fruits et légumes crus varie selon la saison. Les légumes contiennent aussi de la vi­tamine A en abondance.On peut y ajouter des germinations.
La petite quantité de vitamine D requise est produite par le soleil sur les mains et la figure. Nous pouvons l’observer quand nous conservons notre peau hâlée tout au long de l’année.
 
Comment nous opérons la transition
Après le premier ou le deuxième repas, le patient ressent quelques maux de tête –des symptômes d’empoisonnement de l’organisme par l’acide urique–, des flatulences, de la fatigue. Le  repos suffisant à l’air pur reste le meilleur remède et dormir de bonne heure, fenêtres ouvertes.
Quand on adopte le régime à 100 % de fruits et légumes frais crus on ne souffre pas de la faim et on n’a pas soif.
 
Valeur nutritive de l’alimentation crue
Après une période d’adaptation, on peut travailler physiquement et mentalement avec ce régime. L’alimentation végétale crue est source d’aliment vivant, ensoleillé. Elle possède la plus haute va­leur nutritive. Les aliments crus ont plus de saveur.
 
Mission et avenir
Les aliments vivants nous permettent de connaître les vraies joies de l’existence. C’est un grand bonheur que de se sentir fort, physiquement et mentalement, sain, actif et résistant.
La santé nous fait un devoir d’en aider d’autres à retrouver la vie saine.
Je mourrai, mais je suis sûre que les bienfaits des aliments vivants  dureront, seront répandus dans le monde et aideront à sau­ver l’humanité souffrante de ses maux corporels et mentaux. Ces idées nouvelles susciteront un monde nouveau.
 
 

 

Retour aux sources Expérience vécue de Pierre Cordier, 84 ans

 

Reviens à l’alimentation originelle
et tu gagneras santé, efficacité, sérénité et longévité !
 
Vers la fin de ma vie, après avoir surmonté des obstacles considérables, j’en arrive à la conclusion : occupe-toi toi-même de ta santé.
J’ai modifié complètement mon alimentation pour ne consommer que des végétaux crus, additionnés chaque jour de graines germées ; ce menu m’apporte vitamines, oligo-éléments, minéraux et enzymes dont on a besoin.
Et je connais une santé florissante à mon 4° âge. Je pourrai ainsi prolonger ma vie de vingt, trente et même quarante ans toujours en parfaite santé.
Je privilégie les aliments qui génèrent la vie : les graines germées et jeunes pousses, et les aliments qui activent la vie : les baies et les graines non germées, fruits frais, herbes, légumes, légumineuses, céréales et oléagineux frais, crus ou trempés. Manger des graines germées tous les jours prévient les carences. Source de vitamines, minéraux et oligo-éléments disponibles en toutes saisons. Il s’agit simplement de faire tremper les graines dans de l’eau saine pendant 12 heures, puis vider l’eau et rincer toutes les 12 heures.
Je consomme peu les aliments qui ralentissent la vie : yaourt, fromage de chèvre, fromage blanc, beurre, œuf.
J’évite les aliments qui détruisent la vie : sucre, sel, thé; café, alcools, graisses cuites, pain blanc, pâtisseries poissons, volaille, viande.
Le matin, je prends un grand verre d’eau pour nettoyer mon estomac, puis un verre de jus d’orange. Une demi-heure plus tard, je prends une grande tasse d’épeautre germé, aromatisée aux herbes de Provence), avec une salade bio fraîche, quelques radis ou un morceau de navet et du persil haché menu.
À midi, je mange une légumineuse (lentilles, pois ou haricots germés) avec une graine germée, le tout réduit en purée, et aromatisée au goût, avec des crudités variées de saison.
Le soir, une petite soupe de crudités facilite mon sommeil. Les quantités du brouet de graines germées varient selon ma faim. Je me permets quelques écarts.
Je choisis des produits frais, biologiques, de qualité.
Je ne cuis plus les graines : une fois germée ou trempée, aucune graine ne résiste à la mastication.
J’agrémente mes plats de shoyu et d’une ou deux cuillerées à soupe d’huile d’olive de première pression à froid.
Je consomme du riz complet bio trempé une nuit et cuit à la vapeur, ou un peu de purée de pommes de terre également additionnée de fines herbes.
Je consomme les légumineuses germées puis cuites à feu doux.
Au début de ma reconversion, cette technique me demandait un peu d’attention, une contrainte que j’ai vite oubliée devant le bien-être ressenti et la santé retrouvée.
En une journée, mon menu comprend, en général, onze portions de céréales et de légumineuses, cinq portions de légumes, quatre portions de fruits, deux portions de noix et d’huile végétale.
Si vous ne pouvez adopter un pareil menu, vous trouverez tout de même très bénéfique pour votre santé de supprimer les produits carnés et de manger le plus possible bio, cru et sain. Remplacez le beurre courant par du beurre végétal fait avec de l’huile d’olive.
 
Pour un quatrième âge actif
Au dernier âge de la vie, retrouver la santé et bénéficier d’un allongement de vie de vingt, trente et même quarante ans. Mais on doit être persévérants.
La première règle à réapprendre est de respirer à nouveau, d’oxygéner son sang pour nettoyer son corps de toutes les toxines accumulées par l’inactivité.
 
 

 

Se rétablir du goitre naturellement Expérience vécue de Kristen Barron

 J’ai été initiée à la santé naturelle à l’âge de 16 ans. Ma mère lisait des livres sur la santé naturelle. Ensemble, nous avons fait des cures de jus, nous avons cessé de boire du lait, de manger de la viande rouge, etc. Elle m’a appris la valeur d’un corps équilibré. J’ai depuis essayé de bien vivre et d’appliquer les choses qu’elle m’a apprises.

 
Les symptômes commencent à apparaître
À 30 ans, ma vie perdit son équilibre. J’avais une carrière immobilière couronnée de succès et j’étais très impliquée dans mon travail. Les heures étaient longues et malsaines. Mes habitudes alimentaires se détérioraient. Je mangeais de la viande rouge, de la friture, etc. J’étais à la course tout le temps. Ajoutez le stress d’un divorce.
J’étais en bonne condition physique, ou du moins je le croyais. J’allais au gymnase plusieurs fois par semaine et je courais cinq à huit kilomètres chaque jour. Néanmoins, j’ai commencé à remarquer que quelque chose n’allait pas quand je courais. Soudainement, au lieu de performer mieux chaque jour, je devenais progressivement de plus en plus fatiguée et je courais chaque jour une distance plus courte. Mon pouls ne se rétablissait pas aussi vite après la course. Mon cœur continuait de marteler. Il commencerait même à battre fort quand j’étais assise sur mon lit. J’ai finalement dû m’arrêter parce que je ne pouvais courir que quelques mètres. J’avais couru toute ma vie et n’avais jamais vécu cette expérience auparavant. Je ne savais plus quoi faire.
Après environ un mois de fatigue suivi d’épuisement profond, j’ai décidé de rechercher les conseils de certains experts en santé. J’ai expérimenté toutes sortes de régimes, de vitamines, sans résultat. Mon cœur battait toujours vite. J’ai passé un électrocardiogramme : on m’a dit que mon cœur était en excellente condition. Personne ne pouvait identifier mon problème.
Puis je suis devenue sensible à la chaleur et ma peau est devenue poisseuse. J’ai perdu mes poils sur mes bras, mes pieds et le quart de mes cheveux. Personne n’a rien remarqué parce que j’avais toujours eu les cheveux épais, mais je le savais et cela me préoccupait.
Quelques mois plus tard, j’ai perdu beaucoup de poids rapidement. Je prenais trois gros repas par jour et un demi-litre de crème glacée, mais je continuais à perdre du poids. Quand j’ai vu des photos de moi, je me suis rendu compte que j’étais trop mince et mes yeux semblaient un peu exorbités.
Six mois plus tard, soudain tout a changé complètement. J’ai commencé à prendre du poids. Je suis devenu beaucoup plus grosse que j’étais auparavant. Mon cycle menstruel s’est arrêté et mes poils pubiens sont devenus complètement gris. Que diable m’arrivait-il ?
Des mois plus tard, ma vue a changé. J’étais incapable de lire des affiches à n’importe quelle distance sur l’autoroute. Tous ces changements sont survenus sur une période d’un an et demi. J’ai alors commencé à avoir vraiment peur. J’entrais sur l’autoroute un jour et j’ai accidentellement enfoncé le pare-chocs d’une voiture. Deux semaines plus tard, j’ai perdu le contrôle de ma voiture toute neuve. J’en ai abîmé tout un côté en raflant un mur. Je me voyais au ralenti pendant que je conduisais et que je rasais le mur littéralement incapable de corriger ma trajectoire. L’incident était terrifiant et personne ne savait ce qui n’allait pas chez moi.
Ma mère avait remarqué que mon cou grossissait; j’ai ignoré ce commentaire qui me semblait inopportun. Mais quelque chose n’allait pas dans ma gorge; depuis des mois, je m’étais étouffé à plusieurs reprises dans ma voiture. Je conduisais et soudain j’étouffais et ne pouvais pas respirer. Je devrais m’arrêter jusqu’à ce que ce malaise cesse. C’était effrayant. J’avais de la difficulté à dormir la nuit parce que mon cœur battait trop fort. Mes muscles étaient faibles et j’étais en ruine.
 
Finalement, un diagnostic : la maladie de Grave
Tout a alors tourné. J’ai rencontré une femme médecin très aimable dans une soirée. Nous avons parlé de ce que j’avais vécu et dans son regard j’ai vu qu’elle avait identifié mon déséquilibre. Elle a touché mon cou et m’a dit « Chérie, c’est votre thyroïde, vous avez un goitre. » En effet, on peut sentir le goitre en touchant le cou, mais seulement s’il est devenu gros. Elle m’a conseillé de voir un endocrinologue. Enfin quelqu’un pourrait m’aider!
Le docteur qu’elle m’avait recommandé a pris des échantillons de sang. Quelques jours plus tard, il m’a dit de sa voix la plus grave que j’avais les pires taux de thyroïde qu’il n’ait jamais vus. Les voici.
 
Taux de thyroïde                   Résultats                                     Normal
T4                                                  23 mcg/dl                                   Entre 5 et 13 mcg/dl
T4 Index                                      29                                                  Entre 5 et 13
T3 nivellent                                813 ng/dl                                    75 – 175 ng/dl
Il m’a dit que je devais me faire enlever la thyroïde immédiatement. J’ai été choqué. Je n’ai rien dit et je suis partie.Il m’a appelé le lendemain et m’a dit : « Madame, même si vous n’aimez pas ce que je vous ai dit, vous avez une maladie grave et si vous ne prenez pas de traitement, vous mourrez dans quelques semaines. Vous devez obtenir de l’aide tout de suite! »
J’avais très peur. Je suis allée chercher un autre avis. J’ai vu un l’endocrinologue principal à l’université de Los Angeles. En plus des prises de sang, on m’a fait un examen physique et on m’a dit que ma thyroïde avait 4 fois la taille normale et mon œil gauche était plus saillant que le droit, ce qui expliquait ma vision embrouillée. (Je sais maintenant que les yeux exorbités sont causés par une accumulation de graisse derrière les yeux.) Avec un visage tout aussi grave, le docteur m’a dit : « Vous avez les taux de thyroïde les plus hauts que j’ai vus en 30 ans! Vous avez la Maladie de Grave. Votre glande thyroïde est morte. Nous devrons vous administrer un traitement dans quelques jours, soit l’enlever par la chirurgie soit la tuer avec de l’iode radioactif. »
Je ne comprenais pas la logique de sa recommandation donc j’ai innocemment demandé pourquoi ils devraient le tuer ou l’enlever si elle était déjà morte. Il s’est alors énervé, s’est levé, m’a regardé d’un air sévère et m’a dit : «C’est ce que nous devrons faire pour vous sauver la vie. »J’ai posé une autre question : « Quelle est la cause de cette maladie ? » Il m’a répondu : « Tout ce qu’on sait, c’est que c’est une maladie de jeune femme. » Sa réponse ne m’aidait pas tellement. Je lui ai demandé si le stress que j’avais accumulé pouvait en être la cause. Sa réponse a été : « Non, cela n’a aucun rapport. » J’étais étonnée.Je lui ai posé une autre question qui l’a clairement ennuyé : « Je crois que toutes les parties de notre corps ont une fonction; si vous enlevez ou brûlez ma thyroïde, n’allez-vous pas déranger l’équilibre de mon corps; cela n’empirera-t-il pas la situation ? »Il m’a dit de ne pas m’inquiéter : ils équilibreraient mon métabolisme avec de la thyroxine synthétique.
Je n’étais aucunement intéressée par les interventions que l’on me proposait. De toute façon, je ne voulais ni la chirurgie ni l’iode radioactif. Il m’a rappelé que je mourrais dans deux semaines!J’ai ajouté : « Donnez-moi quelques jours pour y penser. En attendant, y a-t-il quelque chose que vous pouvez me donner pour me tenir en vie ? » Il ajouta : « Si on vous amène à la salle d’urgence suite à une tempête de thyroïde, je ne me précipiterai pas. Tous vos organes internes risquent alors d’éclater! » Il m’avait fait peur « à mort ». Il m’a prescrit un médicament pour la thyroïde et un pour le cœur en cas de problème immédiat, car j’étais en danger d’une crise cardiaque fatale.
Comme je partais, il m’a demandé comment je retournais à la maison et quand je lui ai dit que je conduisais ma voiture, il a été choqué. Il ne m’a pas crue. Il a conclu : « Cherchez-vous à vous tuer. »
J’ai quitté l’hôpital, choquée, effrayée. Je ne voulais pas mourir; j’avais seulement 30 ans! J’ai apporté les prescriptions parce que j’avais besoin de rester en vie assez longtemps pour trouver une façon naturelle de remettre mon corps en équilibre.
 
Découvrir un traitement
Au fond de mon cœur, je savais qu’en enlevant la cause de mon déséquilibre mon corps se guérirait.
J’avais entendu parler d’Ann Wigmore qui s’était guérie du cancer en prenant de l’herbe de blé. J’ai découvert son institut, je l’ai retracée et découvert qu’elle était dans ma ville pour donner des conférences. J’ai communiqué avec les gens qui l’accueillaient.
J’ai pris rendez-vous, je lui ai décrit ma situation et lui ai demandé son aide.
J’ai réglé mon divorce, vendu notre maison et déménagé dans un studio. J’étais alors trop faible pour travailler. L’effort exigé pour me lever le matin, prendre un verre d’eau et retourner au lit m’épuisait. En fait, j’ai passé des mois au lit. Deux fois j’ai pensé que j’allais mourir. Quand j’ai appelé le docteur, il m’a dit que ça ne ressemblait pas à une crise cardiaque, donc je ne suis pas allé à l’hôpital. Je me suis reposé jusqu’à ce que ça passe.
 
Le programme de retour à la santé
Le programme que j’avais mis au point avec de l’aide comprenait des élémentsphysiques, mentaux et spirituels.
Facteurs physiques
Alimentation : j’ai mangé cru pendant une année des aliments biologiques locaux ainsi que de l’herbe de blé et des pousses notamment de tournesol, sources d’enzymes crues, que je cultivais dans mon appartement. Je buvais des jus de fruits, de légumes et d’herbe de blé que je faisais avec une centrifugeuse. Mes repas principaux étaient constitués de salades fraîches avec ma propre sauce fraîche, des noix ou des graines, ou un potage cru. Je consommais aussi un peu de choucroute pour ses bactéries probiotiques. Le matin je mangeais de la pastèque avec du jus un citron.
Nettoyage interne : j’ai aussi fait des lavements à l’herbe de blé.
Exercice : même si le docteur m’avait catégoriquement dit de rester au lit et de ne pas faire d’activité physique, je nageais ou je marchais environ 20 minutes par jour sous la surveillance d’un ami, puis je retournais au lit. Je me sentais mieux ensuite ; l’activité favorisait la circulation du sang.
 
Facteurs mentaux et spirituels
Je savais qu’il était très important de changer mes habitudes alimentaires et de rester physiquement active. J’ai adopté une attitude positive face à tout cela. Je méditais deux fois par jour. Je visualisais mon corps enveloppé d’amour, et de la lumière blanche de la guérison. Je sentais alors mon corps picoter partout. Je sentais l’énergie circuler partout dans mon corps. Je devenais alors calme et la douleur cessait. Je suis persuadée que ces exercices ont accéléré le processus de guérison.
 
Persister
Ce que j’ai fait pour me guérir paraît et est effectivement très simple. Une fois que je me sentais un peu mieux, je me suis préparé un plat cuit, j’ai aussitôt senti mon cœur battre très vite. J’ai alors décidé de persévérer fidèlement dans l’application de ce programme.Pendant une année, je me suis consacrée à me rétablir à temps complet.
J’ai pratiquement passé les trois premiers mois au lit. Puis quand j’ai commencé à regagner mon énergie, j’ai augmenté mon activité physique. Mon pouls était encore très rapide, mais n’était plus à ce que j’ai considéré comme un niveau dangereux. J’ai constaté que le médicament que le docteur m’avait prescrit pour le cœur ne faisait aucune différence et je m’en suis sevrée.
Après un an de ce programme, mon cycle menstruel a recommencé et mes poils et cheveux gris ont commencé à revenir à leur couleur normale. J’ai commencé à vivre une vie plus normale. J’ai estimé que j’étais en rémission et en un mois je me suis sevrée du médicament qu’on m’avait prescrit pour la thyroïde. Je ne consommais alors aucun médicament.
Je suis retourné voir le docteur pour être évaluée et il a confirmé que mes niveaux de thyroïde étaient entièrement dans des limites normales. Il a ajouté que je pourrais commencer à réduire ma médication. Quand je lui ai dit que je n’en prenais plus depuis longtemps, il m’a félicitée « Bon travail! », puis il s’est ravisé et m’a dit que j’aurais pu mourir d’une crise cardiaque en agissant ainsi. Il a ajouté que c’était seulement une rémission provisoire, que j’aurais toujours cette maladie, qu’elle reviendrait s’il y avait un stress dans ma vie. Tout le temps où il parlait, je me disais « Non, je resterai en santé! » Malgré les nombreuses tensions sévères que j’ai eues dans ma vie dans les 25 dernières années, je n’ai jamais eu de rechute.
Au cours des années, j’ai fait part de mon expérience à plusieurs personnes. À leur question « Comment guérir la thyroïde ? », je réponds que je n’ai rien fait pour viser ma thyroïde. J’ai travaillé pour remettre mon corps en équilibre et alors il s’est guéri lui-même!
Je précise. Si mon approche naturelle n’avait pas fonctionné, si mes taux de thyroïde n’avaient pas commencé à baisser presque immédiatement, si je n’avais pas commencé à me sentir mieux, j’aurais pris l’itinéraire médical. Je n’avais aucune intention de mourir pour prouver un point. Il n’y a aucune garantie de récupérer la santé et de guérir.
Personnellement, je suis heureuse d’avoir consacré une année à me remettre sur pieds. Avec une thyroïde qui fonctionne normalement, ma vie est merveilleuse!

 

Entendre mieux Expérience d’oto-rhino-laryngologie naturelle vécue par Jacques Lalanne

 

Il y a quelque temps j’ai remarqué que j’entendais moins bien : je demandais à mon adjointe, qui travaillait dans le même bureau que moi, de répéter ce qu’elle me disait. En dix jours, j’ai réglé ce problème de façon naturelle. Par la même occasion j’ai consulté ailleurs et j’ai pu comparer les résultats de deux approches de la santé.
 
Visite à la clinique
J’ai pensé que j’avais peut-être une blessure ou un objet coincé dans le fond de l’oreille. Je suis donc passé à la clinique située quelques étages plus bas que mon bureau. Un médecin m’a examiné avec son appareil et n’a rien trouvé d’anormal dans mon oreille mais, par précaution, a demandé à une infirmière de me faire un lavage d’oreille avec un appareil qui lance un fin jet d’eau. Elle a bien trouvé un minuscule débris d’un coton tige mais qui ne pouvait pas causer ma difficulté à entendre.
En passant, le médecin m’a fait une leçon sur les cotons tiges, qui ne doivent pas être mis dans les oreilles, ce qui est d’ailleurs imprimé en toutes lettres sur les emballages.
 
Test en audiologie
Ne trouvant pas de cause et encore moins de remède à mon problème, le médecin m’envoya passer un examen en audiologie.
Ce test simple consiste à écouter d’une oreille à la fois des sons allant du très aigu au très grave et de signaler à la technicienne quand on entend.
Après une demi-heure de test, elle me dit que j »obtiendrai les résultats de ce test par le médecin de la clinique, qui me convoquera quand il aura reçu ces résultats.
Je lui ai demandé de me donner un aperçu de ses conclusions : «Vous n’entendez pas certains sons très aigus et certains sons très graves. Et… C’est normal.»
 
Étude en oto-rhino-laryngologie naturelle
Ayant conclu que je n’avais aucune lésion, je révisai les concepts de santé naturelle que j’avais appris depuis longtemps.
1.       Tout problème de santé local dépend de l’état de santé général. Ce n’est pas un problème local mais le résultat d’un déséquilibre général.
2.       L’équilibre général du corps provient de l’équilibre entre les fonctions de nutrition et d’élimination et les fonctions d’activité et de repos.
3.       En rétablissant cet équilibre général, la condition locale s’améliore.
4.       Dans ce cas particulier, le corps, incapable d’éliminer toutes ses toxines courantes par les principaux organes d’élimination, les reins, le foie, les poumons, etc. élimine l’excédent par les muqueuses, notamment celles de la gorge, du nez et des oreilles qui communiquent avec le nez par la trompe d’eustache. C’est à peu près la même action que lors d’un simple rhume.
 
Programme de vie équilibrée
J’ai donc révisé mon mode de vie et je me suis fait un programme qui me permettrait de retrouver l’équilibre.
1.       Repos : me reposer davantage ne pouvait que m’aider. Je résolus donc de me coucher une heure plus tôt et de me reposer suffisamment pour ne pas avoir besoin d’appareil pour me réveiller le matin.
2.       Activité : ayant un travail sédentaire, travaillant souvent de longues heures, le temps pour une activité physique semblait souvent superflu. Je pris donc l’habitude de marcher une demi-heure après les repas du midi et du soir. J’ai remarqué que cette simple activité me détendait et semblait assouplir mon cou. Je ressortis mon cahier de chanson et chantai quelques fois en fin de journée : encore là, je remarquai une détente dans ma mâchoire, avec un effet sur mes oreilles.
3.       Nutrition : j’adoptai une alimentation hypotoxique, je mangeai cru, éliminant de mon menu produits laitiers, pain et même légumes cuits.
4.       Élimination : en adoptant les trois mesures précédentes, je donnais à mon corps l’occasion d’augmenter l’élimination et de ramener les toxines à un niveau acceptable.
 
Résultats
Après dix jours de ces pratiques au cours desquels j’ai ressenti un allégement progressif dans mon condit auditif, j’ai retrouvé mon niveau d’audition habituel, j’ai cessé de demander à mon adjointe de répéter. Et depuis, sept ans plus tard, j’entends merveilleusement bien et je n’ai pas encore été convoqué pour le suivi médical du test en audiologie. Je les remercie, mais je crois que je n’en ai pas besoin !


 

 

Jeûne de la dernière chance Expérience vécue par Rita Vandenplas

 

À l’âge de 53 ans, ma vie a pris un tournant décisif. Aujourd’hui, à 80 ans, je crois que c’est la meilleure décision de ma vie. En faisant un jeûne de 35 jours, j’ai retrouvé ma santé et depuis lors je me consacre au bien-être des autres autant qu’au mien.

Prise d’un mal soudain et insupportable à l’abdomen, Je me suis évanouie et on m’a amenée en ambulance à l’hôpital ou on m’a examiné sous toutes les coutures, avec radiographie, prise de sang, etc.
 
Je reçois un diagnostic terrifiant
On m’a rapidement et clairement diagnostiqué un cancer du côlon. J’avais l’intestin bloqué par une tumeur. En palpant, le médecin m’a fait sentir une masse très dure, plus grosse qu’un œuf, juste sous le nombril. Le pronostic n’était pas très encourageant : je pourrais sans doute vivre deux ou trois ans en subissant des traitements invasifs… sinon on me laissait environ six mois à vivre.
On me propose un traitement intensif habituel : intervention chirurgicale puis chimiothérapie. Or je viens de perdre une de mes meilleures amies qui est morte dans mes bras, atteinte du même mal et suite au même traitement, après avoir senti des douleurs atroces et des dégénérescences physiques dégradantes. Je ne voulais pas finir ma vie de la même manière qu’elle. Il me semblait que je n’étais encore qu’au milieu de ma vie. Et pourtant je savais que je faisais face à un gros défi. (Plus tard, je me suis rappelé que j’avais régulièrement souffert de constipation et remarqué que je mangeais beaucoup de viande rouge. J’avais aussi perçu comme un rejet personnel le fait que mes deux plus grands enfants avaient refusé de prendre la relève à mon restaurant.)
 
Je vis un tournant dans ma vie
Je dirigeais alors un restaurant que j’avais acquis après avoir travaillé dans un des plus grands hôtels en ville. Même si je gérais une petite entreprise familiale, je peux dire maintenant que je faisais de l’excès de travail, passant facilement 60 à 70 heures à la tâche. Veuve, je devais assurer le bien-être de mes trois enfants et leur assurer une éducation de qualité.
Je n’avais jamais eu aucun souci de santé, ni douleur, ni malaise. Ce diagnostic me tombait sur la tête comme une tonne de brique. Une solution ordinaire ne suffirait pas pour me ramener à la santé, pour ne pas dire à la vie.
 
Je me rappelle d’une solution instinctive
Je me suis alors souvenu d’une expérience particulière que j’avais vue sur la ferme dans mon enfance. Une de nos vaches s’était empoisonnée en buvant du savon. Elle semblait si mal en point que ma mère a demandé à mon père de l’abattre pour mettre à fin à ses souffrances. Mon père l’avait alors amené au ruisseau et abandonnée à son sort. Quelle ne fut pas notre surprise de la voir revenir plusieurs semaines plus tard, très amaigrie, mais rétablie! Et si c’était la solution? Je me suis rendue à la bibliothèque et j’ai trouvé un livre volumineux Le jeûne par Herbert Shelton. Je l’ai lu de la première à la dernière page et cela m’a confortée dans ma décision : j’allais jeûner et retrouver ma santé… ou la laisser si j’avais épuisé mes énergie vitales.
 
Je m’organise
Un long jeûne exige une certaine préparation. Pour avoir la paix pendant plusieurs semaines, j’ai fermé mon restaurant en y mettant une affiche Fermé temporairement pour rénovations, j’ai demandé à des amis de prendre en pension ma fille de 13 ans, j’ai donné tous les aliments que j’avais dans la maison, je me suis procuré de l’eau de source en grande quantité, j’ai acheté plusieurs ensembles de draps en coton. J’ai débranché le téléphone, le téléviseur et la radio. Et je suis partie en retraite fermée dans ma maison, en ville, dans un quartier multiculturel assez paisible. Ma fille connaissait ma condition physique et se doutait que je préparais un grand coup, mais ne savait pas lequel. Seuls les amis chez qui elle vivait étaient au secret.
 
Je me lance sans filet
J’espérais, je n’avais aucune certitude, mais mon intuition me disait qu’il y avait pour moi plus de chances de guérir et de survivre en jeûnant. Je me suis donné à moi-même la prescription Eau et dodo et je l’ai appliquée rigoureusement. J’ai eu faim les deux premiers jours, puis ce fut le grand repos. Je suis restée allongée pendant des semaines, me levant que pour les besoins naturels et pour changer mes draps. C’était l’été, je pouvais me détendre. Je faisais quelques exercices de relaxation, de méditation et je conversais tous les jours avec mon créateur; mon message principal se résumait à ceci : «Si mon voyage sur terre se termine ici, me voilà, je suis prête. Si je peux guérir et poursuivre mon voyage, je suis prête à passer par le tunnel du jeûne, le temps qu’il faudra!»
 
Je passe un mauvais quart d’heure
Comme le livre m’en avait prévenue, les toxines ne sortent pas sans laisser de traces. Je fus impressionnée par la mauvaise odeur que mon cœur a dégagée pendant les deux premières semaines. Je devais prendre ma douche deux fois par jour. Puis j’avais de meilleure en meilleure odeur : un point de gagné! Puis l’un de mes poignets a dégagé une odeur de chloroforme pendant deux ou trois jours. (Ma mère m’a ensuite raconté ou rappelé que j’avais été anesthésiée trop fortement à l’âge de cinq ans pour une amygdalectomie, à tel point qu’après mon réveil mes parents ont dû me garder éveillée pendant une journée pour éviter que j’en meure! J’ai appris plus tard que les excès de drogues, chloroforme ou autres sont enkystés dans des tissus interstitiels.) Les deux dernières semaines, je me sentais profondément affaiblie, je devais me rendre à la toilette à quatre pattes.
 
Je sors du tunnel
Puis un beau jour, j’ai senti que j’avais terminé mon nettoyage : en effet, la masse dure que j’avais à l’abdomen était disparue. Je la tâtais à tous les jours et je la sentais progressivement amollir et diminuer. Comme elle révélait mon mal et mettait ma vie en danger, cette tumeur devait partir : j’avais décidé de m’en départir par une méthode douce, sans traitement toxique ou risqué et j’avais atteint mon but! Intérieurement, je criais victoire. J’ai appelé ma fille et lui ai demandé de m’apporter des oranges : «Tu n’es pas morte?», me dit-elle. «Faut croire que le créateur ne voulait pas de moi!», fut ma réponse immédiate. «Tu n’as pas perdu ton sens de l’humour. Tu vas sûrement mieux.» Je n’avais jamais goûté un jus d’orange aussi savoureux! Et j’en ai pris pendant plusieurs jours. Puis je suis progressivement revenue à un mode de vie équilibré et j’ai redéveloppé mes muscles.
Deux mois plus tard, je suis retournée voir mon médecin. Il m’a palpé et a pris une radiographie et a conclu : «Vous n’avez pas de cancer : aucune tumeur n’est visible ni sensible.» Il n’a fait aucun commentaire sur mon poids équilibré. Je me suis hasardé à lui dire comment je m’étais guérie moi-même : «Je pourrais vous avoir fait arrêtée, pour avoir mis votre vie en danger!» fut sa seule réponse. Je mis fin à cette consultation en lui donnant ma position : «À part mon créateur, je suis la seule guide de ma vie et ma santé. À bon entendeur, salut!»
 
Je prends un autre chemin de vie
Je venais de faire une découverte déterminante sur la vie et je voulais en faire une clé centrale de ma vie. J’ai vendu mon restaurant et j’ai commencé à rechercher un e nouvelle profession moins stressante et plus valorisante pour répondre à mes nouvelles aspirations. Un ami m’apprit qu’il existait des maisons de jeûne. Je suis allée visiter La ferme Rocan. Quand j’ai raconté mon expérience à Monsieur Rocan, il a vu l’enthousiasme que j’avais développé envers le jeûne suite à mon expérience et m’a demandé d’y travailler. Pendant deux ans j’ai accompagné les jeûneurs et pris soin d’eux à la fois pour leur confort et pour leur motivation à bien poursuivre leur jeûne. J’en ai tellement vus arriver épuisés, à bout de souffle, et repartir ragaillardis ! Je garde un souvenir particulier d’un jeûneur exceptionnel que j’ai dû superviser individuellement : il dégageait une odeur si forte, parce qu’il avait consommé beaucoup de drogues, — héroîne, cocaïne, etc. — que nous avons dû lui aménager un gazebo à l’extérieur (c’était l’été) ou je passais le jour et la nuit avec lui, au cas ou il aurait besoin d’aide. J’ai pu encourager des centaines de personnes à conserver leur motivation et j’en ai retiré une grande satisfaction.
 
Je fais ma part pour le bien-être des gens
Par Jean Rocan, j’ai connu la Société Nature et santé et j’ai rencontré des centaines de personnes qui recherchent et cultivent des moyens pour entretenir ou retrouver leur santé. Je me suis formée à des techniques qui correspondent à ma personnalité. Je pratique le gi qong, le shiatsu et je donne des massages de réflexologie : cette approche repose sur le lien entre certains points réflexes du corps et différents organes. J’observe qu’à chaque fois que je masse ces points, les gens se sentent mieux, voient leurs tensions se dissiper et leur énergie mieux circuler. Parfois je leur donne des conseils de santé, en particulier de jeûner un jour ou deux s’ils ressentent un petit malaise, font une grippe ou autre chose.
Je n’ai jamais regretté de m’être fié à mon instinct et d’avoir jeûné. Je suis ressortie guérie, avec une vingtaine de kilos en moins, en grande forme et définitivement soulagée.
Aujourd’hui à 80 ans, je suis active et je poursuis ma vie avec entrain! J’ai toujours été sportive et depuis que je suis toute jeune je pratique la natation et le plongeon. Je me permets quelquefois une vacance nature comme aller sous les tropiques et nager avec les dauphins, une expérience formidable!
 
Rita Vandenplas nage avec les dauphins
 
Commentaire de Jacques Lalanne
Rita a bien suivi son instinct et elle en a récolté des résultats remarquables. Elle a agi au meilleur de sa connaissance. Dans une pareille situation, nous pourrions faire quelques recommandations.
Pour faire un long jeûne, il vaut mieux le faire sous la supervision d’un professionnel compétent et expérimenté.
Dans un centre de jeûne, on profite du grand air et du calme de la campagne, on bénéficie de conseils, de soins et d’attentions qui rendent l’expérience plus facile et plus productive. Elle aurait par exemple eu de l’aide pour se lever, se laver, changer ses draps, etc.
Parmi ces conseils, on lui aurait notamment conseillé de se préparer à ce jeûne en se nourrissant de fruits et de légumes crus pendant plusieurs jours. Cela aurait facilité son expérience.
Et surtout elle aurait été guidée par des experts qui l’auraient rassurée tout au long de son jeûne.
 

 

Reconquérir sa santé Expérience vécue de Geneviève Mennillo

Je suis infirmière. J’ai lu certains ouvrages sur l’hygiénisme, Cette approche qui remonte aux causes m’a séduite. J’ai fait mon expérience en toute honnêteté, courage et patience. Après onze mois de régime strict, je ne cesse de compter les améliorations de ma santé. Voici les principales.

1.       En 5 mois, j’ai perdu 30 puis repris 10 kg.
2.       J’ai annulé une opération du canal carpien. Quelques jours de régime strict ont fait disparaître définitivement ces troubles.
3.       En quelques jours, j’ai éliminé un œdème des paupières et des rougeurs cutanées intenses que j’avais dans le cou chaque fois que je consommais des protéines animales.
4.       En quelques semaines, j’ai complètement éliminé des sifflements quasi-continuels de l’oreille droite.
5.       En 5 mois, j’ai éliminé des douleurs articulaires qui s’amplifiaient depuis des années.
6.       En un mois, j’ai éliminé une très ancienne douleur dans les deux reins.
7.       J’ai éliminé des peaux mortes sous les pieds, que je devais couper aux ciseaux et user à la pierre ponce tous les 15 jours.
8.       En quelques mois, j’ai éliminé un champignon que j’avais sur la poitrine depuis 49 ans.
9.       En 9 mois, j’ai éliminé un kyste bénin de 1 cm3 au sein.
10.   J’ai complètement éliminé des douleurs articulaires aux mains que j’avais depuis environ 40 ans. Alors que je devais tremper mes mains dans l’eau chaude le matin pour atténuer ces douleurs, je peux maintenant garder les mains dans l’eau glacée sans inconvénient.
11.   L’émail de mes dents qui était parti par plaques à la base de presque toutes mes dents, se reconstitue lentement.
12.   En un an et demi, deux grains de beauté ont progressivement disparu. L’un avait une surface de 1,5 cm² et une épaisseur de 2 mm, et l’autre un peu plus petit.
13.   Je n’ai plus de pellicules aux cheveux.
14.   J’ai éliminé une apnée du sommeil ; depuis des années je me réveillais en sursaut avec des palpitations intenses, le souffle coupé, et une énorme angoisse.
15.   Mon pouls est passé progressivement de 68 à 49 au réveil. Mon cœur est donc devenu plus efficace et l’oxygénation du sang se fait mieux. Je grimpe facilement les escaliers.
16.   Je ne connais pratiquement plus le rhume.
 
Ma mère de 85 ans a adopté depuis quelques mois un mode de vie semblable et s’en porte bien mieux ! Elle aussi, a obtenu de grandes améliorations de sa santé.
1.       En supprimant toutes les céréales, son catarrhe pulmonaire qui persistait depuis des années, a totalement disparu en quelques jours.
2.       En supprimant les produits laitiers, elle a régularisé son transit intestinal.
3.       Elle a récupéré son efficacité respiratoire : elle respire amplement et facilement.
4.       Sa tension artérielle es passée de 180 à 130.
5.       Ses acouphènes qui troublaient son sommeil ont disparu.
Elle a bon appétit, une excellente humeur et bon teint. C’est une vieille dame très occupée.