Entrevue avec Lucienne Nappert, thérapeute biopsychologique

 

Qu’est-ce qui vous a amené à choisir de devenir bio-psychothérapeute?
D’abord de façon inconsciente, mon projet de vie d’aider l’autre et ensuite de mon profond besoin de comprendre l’origine, la cause de la « maladie », l’histoire sous les malaises, le mal-être, les symptômes, la souffrance.
Combien d’années d’expérience avez-vous comme thérapeute biopsychologique ?
16 ans.
Combien de thérapies biopsychologiques avez-vous conduites ?
324 personnes, ce qui représente 6,635 heures.
Quelle formation avez-vous prise pour devenir bio-psychothérapeute?
Une formation d’une durée de 3 ans à l’École québécoise de formation de psychothérapeutes et à l’École française d’analyse psycho-organique. Le programme comprenait des bases théoriques et pratiques, des supervisions et, un séminaire de 5 jours à chaque été. De plus, une démarche psychothérapeutique personnelle d’une durée minimale de 100 heures, une psychothérapie de groupe, des lectures, la rédaction de rapports écrits. Comme mémoire-synthèse j’ai présenté « L’inceste spirituel au royaume patriarcal, Un moule à casser ». L’engagement à la profession de psychothérapeute implique un perfectionnement professionnel continu, une connaissance et un respect de ses limites, une capacité de demander de l’aide au besoin. Antérieurement à tout ce qui précède, j’avais déjà cumulé plus de 1 000 heures de formation en approche psychocorporelle et énergétique.
Pourriez-vous nous décrire brièvement votre métier de thérapeute biopsychologique?
Essentiellement, il s’agit d’un processus d’accompagnement thérapeutique dont le but est le mieux-être de la personne. Mon métier de bio-psycho-thérapeute consiste donc à :
1) accueillir la personne avec considération de toute sa personne, de son histoire.
2) guider la personne vers son mieux-être, voire sa guérison : à partir de sa motivation à consulter, de ses malaises et symptômes, réviser ses conflits d’origines.
3) soutenir la personne dans sa construction ét l’accompagner vers des actions concrètes.
Chaque personne est unique et demeure en tout temps maître de ses choix. Notre objectif étant de favoriser l’autonomie, il est capital que la personne s’investisse activement, c’est son histoire, SA VIE. Dans notre approche il n’y ni coupable ni victime. On procède à une re-lecture de la réalité, à une analyse objective de l’histoire et du vécu de la personne.
Quelle motivation vous a conduite à exercer cette profession?
Je suis venue au monde pour « aider maman ». Mes parents à l’époque ont déjà 2 enfants garçons nés à 1 an et 4 mois d’intervalle, et ma mère souffre d’anémie. Solution pratique: « On va vite faire un autre bébé qui sera une fille, car maman a besoin d’aide. » Dès ma naissance j’ai aidé maman en étant un « bon bébé ». Puis j’ai accompli les tâches ménagères bien avant l’âge de 10 ans. À 13 ans, j’ai choisi de faire mes études par correspondance car maman était malade, et mon frère revenu du collège un an plus tôt, souffrait d’épilepsie. Mon père me dit, que je ne peux aller au pensionnat, car «Maman n’est pas assez bonne. » Je dois être bonne et aidante. Alors, je complète trois ans d’étude en deux ans, tout en prenant en charge les tâches ménagères et en aidant aux travaux à la ferme et à l’érablière. Mes premiers emplois consistent à aider mes tantes et autres dames dans leurs tâches ménagères. Quelques années plus tard, je choisis la « relation d’aide » ! Je croyais pourtant avoir fait un choix conscient !
Pourquoi et quand devrait-on opter pour une thérapie biopsychologique?
La thérapie biopsychologique peut venir en aide à toute personne qui vit des souffrances, des malaises, des maladies, ou qui veut faire le point afin de prendre une décision éclairée ou qui désire s’épanouir en étant responsable de sa santé. En d’autres mots, dès qu’on sent que sa santé physique et/ou émotionnelle ne satisfait pas ses aspirations.
Quelle fréquence et quelle durée peut-on prévoir pour une thérapie biopsychologique ?
Au début les consultations ont lieu une fois par semaine puis par deux semaines, puis par mois, pour une période à déterminer avec chaque personne. Chaque cas est différent. Si la personne dispose d’un temps prédéterminé on travaille alors sur l’essentiel.
Quelles différentes approches utilisez-vous en thérapie biopsychologique ?
J’utilise principalement l’Analyse psychocorporelle dynamique, le Décodage biologique, la Biopsychogénéalogie et l’Empreinte de naissance.
 Qu’est-ce que l’analyse psychocorporelle dynamique ?
 Cette approche tient compte du développement bio-psycho-social-affectif de la personne, et se fonde sur l’énergie vitale de la personne pour favoriser l’harmonie entre les plans physique, émotionnel, mental et spirituel. Elle est fondée sur une vision globale de la personne, et traite le corps en unité avec l’esprit, en interaction avec son environnement. Elle s’appuie sur le noyau sain de la personne, sur ses besoins, sur l’observation des structures corporelles, la circulation de l’énergie dans le corps et l’analyse des attitudes fondamentales. Elle relie les souffrances et les blocages à des situations antérieures non résolues. Ainsi, elle facilite le déploiement de l’essence de la personne et la découverte du sens de sa vie.
Peut-on voir comment cette méthode s’applique à l’aide d’un exemple?
Un homme de 40 ans décrit sa motivation à consulter : « Je suis entrepreneur et j’ai de la difficulté à prendre des décisions. Je vis de l’angoisse, de l’anxiété, ici (montrant ma poitrine), mes mains tremblent, et ça me prend aux tripes. »
Il a deux ans quand sa mère coupe tout lien avec son mari, incluant la pension alimentaire. Elle n’en pouvait plus de vivre avec un « ado irresponsable ». Elle apprend ensuite qu’elle est enceinte à nouveau. Elle décide de ne pas en informer le père. Jusque là l’enfant avait reçu attention et amour de sa mère, de son père, de sa grand-mère et de son grand-père paternels, de son parrain et de sa marraine. Soudainement il vit l’abandon de toutes ces personnes. Sa mère est occupée, préoccupée de sa survie, de celle de son enfant et de celle de son enfant à naître. Il refoule la douleur pour ne pas la sentir. Puis son frère vient au monde péniblement; dorénavant sa mère consacre son temps à cet enfant souvent malade, hospitalisé et hyperactif. Puis viennent les changements de résidences, d’écoles et par la suite d’emplois. À tous les deux ans environ, il vit des coupures de ses amis, voisins, compagnons de classes, collègues de travail. Par la suite, il met fin à ses relations au même rythme. S’installe alors un cycle de deux ans où alternent une forte adrénaline et un état de lenteur et de confusion.
Il consulte pour faire le point sur sa vie, savoir « d’où je viens, où je suis et où je veux aller ». Il veut construire et intégrer son individualité, donner un sens et guérir du « conflit du mouton ».
Cet homme se rend compte maintenant que sa respiration est alors superficielle et qu’il a depuis cet âge porté le fardeau de se sentir seul. Cette absence du « père bon » répétait un scénario familial paternel et maternel. Par « loyauté familiale » il a reproduit le couple où l’un trouve les solutions et l’autre se comporte en enfant. Tous ses femmes « se sont arrangées seules », modèle que sa mère lui a transmis à l’époque où comme enfant il a reçu son empreinte.
Il consacre alors son énergie à construire en lui la confiance qu’il n’a pas pu construire à l’origine. Il affirme : « Je sens que je peux être qui je suis. Je peux demeurer en relation ou pas selon mes choix actuels, et me sentir accompagné et soutenu. »
Qu’est-ce que le décodage biologique?
Le Décodage biologique permet de remonter jusqu’à la cause des malaises ou maladies, au conflit d’origine. Le patient reste maître de cette exploration : le thérapeute lui fournit des outils. Cette approche s’appuie la fonction biologique de l’organe malade. Ainsi, on sent ou ressent, le ou les conflits d’origine. Le retour à la santé devient alors possible.
Peut-on voir comment cette méthode s’applique à l’aide d’un exemple?
Un homme, 45 ans, grand, poids santé, très belle apparence, me consulte dans le but de « sortir de ses souffrances ». « Je me sens tout coincé en dedans. Je me sens coupable. Je veux tout le temps plaire à tout le monde. Je stresse, j’angoisse. Je vis des frictions à la maison et je ne suis pas capable de dire ce que je pense. Dans ma tête on dirait que ça va exploser. »
À la recherche du projet qui a donné le sens de sa vie, qui a précédé sa naissance, il découvre que ses parents ont déjà un garçon de 3 ans. Ils consultent un médecin car la mère elle est malade. Les trois conviennent que la solution pratique est de faire un autre enfant. Donc, le projet, le sens de cette vie devient « guérir maman ». Il a 4 ans quand sa mère subit l’ablation du sein gauche. Dès l’âge de 6 ans il réalise qu’à chaque hiver maman est malade, de novembre au printemps. Il n’a passé que trois Noëls en famille. À 7 ans son père lui dit : « Tu n’aurais pas dû être ici. » Il se souvient de vivre de la culpabilité depuis l’âge de 12 ans. Quand il a 16 ans, sa mère décède des suites d’une tumeur au cerveau. Suit pour lui des idées suicidaires, un état dépressif, des ulcères d’estomac. Il n’aimait plus son père, n’avait plus d’ami. « Je vivais une fermeture totale. C’était l’enfer !» À 19 ans, il consulte pour étourdissements et sommeil perturbé; on lui diagnostique une hypertension artérielle. Quand il a 40 ans, son frère, atteint de schizophrénie depuis l’âge de 21 ans, décède d’un arrêt cardiaque. Dès lors, il ne dort plus que 2 à 3 heures par nuit.
Il me consulte 5 ans plus tard; nous tenons 9 rencontres thérapeutiques. À la huitième rencontre, il dit : « J’ai toutes mes réponses. » Il a vécu une « libération » sentie lors de la rencontre précédente. Son médecin lui confirme que sa tension artérielle est beaucoup mieux. Et dorénavant il dort 7 à 8 heures par nuit. Il se sent bien, soulagé, n’a plus ni maux d’estomac, ni palpitations. « Je n’ai plus de poids sur les épaules, ni de stress, ni de questionnements. Pour une des premières fois je vais bien et je sens que je me repose. » Le mois suivant il revoit son médecin et abandonne sa médication.
Qu’est-ce que la biopsychogénéalogie ?
La Biopsychogénéalogie examine la dimension affective de l’arbre généalogique familial, et les principaux événements de vie: naissances, mariages, maladies, accidents, déménagements, occupations, retraite et place dans la famille. Elle met en évidence les relations de la personne avec les membres de sa famille sur plusieurs générations. Retourner à ses racines permet à la personne d’identifier des programmes souvent révolus, de s’en libérer selon son choix actuel et, ainsi, de vivre pleinement sa vie.
Peut-on voir comment cette méthode s’applique à l’aide d’un exemple?
Une jeune femme, née de parents carriéristes, chez une gardienne à temps plein dès l’âge de 4 mois et les weekends chez ses grands-parents paternels, me consulte à 24 ans. Désirant devenir enceinte, elle a cessé de prendre des anovulants, mais son cycle menstruel n’a pas repris après six mois. À ma question « Qu’as-tu vécu de pire dans ta vie? » elle répond « Ma non relation avec ma mère. » Elle est consciente qu’elle a besoin d’aide pour comprendre ce qu’elle vit.
Sa mère lui a révélé qu’à l’époque de sa naissance elle avait fait le choix de sa carrière. Dès l’âge de 4 mois, elle a été privée de l’attention et l’amour de sa mère.
Elle découvre que cette histoire de non relation avec la mère se répète de génération en génération. Elle qualifie sa grand-mère maternelle de dominante, froide, distante, non chaleureuse. Selon ses observations, aucun lien d’attachement n’existe entre sa mère et sa grand-mère, tout comme il n’y a aucun lien entre sa mère et elle.
Il lui reste alors à construire la mère « bonne » pour elle-même. Puis elle rencontre sa propre mère. Elle construit sa relation avec elle de façon consciente, en adulte. Puis, six mois plus tard, elle m’annonce avec joie le retour de son cycle menstruel. Elle a hâte d’être enceinte et se sent mieux préparée à son rôle de mère.
Qu’est ce que l’empreinte de naissance?
L’empreinte de naissance gouverne nos vies. Un traumatisme grave précoce, avant la naissance jusqu’à l’âge de 3 ans, devient une empreinte, un état permanent. L’empreinte traumatique provient souvent d’une naissance difficile ou de l’absence d’une relation d’amour entre la mère ou le père et l’enfant. Par exemple, on ne s’occupe pas de l’enfant juste après sa naissance, on ne le prend pas dans ses bras, on ne le caresse pas. L’empreinte « Je suis tout seul » peut alors marquer. Ce sentiment peut n’être exprimé que bien des années plus tard.
Les 27 mois fondamentaux — 9 mois avant la conception, 9 mois de grossesse et 9 premiers mois de vie — imprègnent notre inconscient biologique; c’est l’Empreinte de naissance. empreinte de naissanceL’inconscient est biologique. La biologie de l’enfant est imprégnée par le vécu psychologique des parents.
La lecture de ces événements nous permet de découvrir et de dégager notre empreinte. Prendre conscience de cette structure peut nous aider à changer notre regard sur nous-mêmes et sur notre vie. En effet, à la lecture de notre empreinte, les événements de notre existence prennent un sens.
Peut-on voir comment cette méthode s’applique à l’aide d’un exemple?
Une jeune femme de 25 ans a peur de mourir tous les jours et se fait vomir depuis l’âge de 17 ans. Alors que ses parents sont partis en vacances et que sa grand-mère paternelle confectionne sa robe de bal et prend ses mensurations tous les jours, elle s’est fait vomir après chaque repas de la semaine. Tant et si bien qu’elle perd le poids « superflu » pointé par sa grand-mère. Je lui propose de re-sentir ce qu’elle ressentait alors, dans son corps, chaque fois que sa grand-mère prenait ses mensurations. Elle répond : « Une pression énorme. »
Elle est née prématurément par césarienne à 7 mois de grossesse. « J’ai failli mourir. » D’où l’empreinte de sa peur de la mort. Sa mère lui a dit : « J’étais tellement paniquée, j’ai eu 5 minutes pour parler à ton père, j’ai eu très peur. On m’a mis le masque. Je suis devenue paniquée, figée. Après, je n’ai pas pu te voir ni te prendre dans mes bras pendant 2 jours et tu avais un sac d’oxygène sur la tête. » Elle demeure 2 mois en incubateur : « Tu n’étais pas assez grosse. » Son entrée à la maison familiale était conditionnelle à son gain de poids. Elle découvre : « Je vois en quoi j’ai voulu avoir un corps idéal. C’est la première exigence qu’on a eu envers moi. Alors, au moment d’obtenir ma robe de bal je dois avoir le corps idéal. »
À la troisième rencontre, elle est radieuse et contente de dire : « Je mange et je bois naturellement. » Elle a vécu quelques « crises de boulimie » et réussi à ne pas se faire vomir. Puis elle parle à sa mère qui lui raconte : « Quand on a autorisé ta sortie de l’hôpital ce fût à la condition que tu sois nourrie au sein. Toutefois, pendant plusieurs jours tu pleurais sans cesse, on est donc retourné voir le médecin qui a constaté que tu ne buvais pas assez, que tu étais affamée et ce depuis une semaine. Il t’a donné le lait maternel à boire au biberon et tu en as bu la quantité de 3 biberons. Ce soir là, revenue chez moi, j’ai éclaté en sanglots. J’ai pleuré ma vie. Maintenant je respire bien. »
Elle a donc survécu en consommant beaucoup de nourriture en peu de temps; elle répétait ce scénario dans sa vie. « En écoutant ma mère me raconter ça, j’ai eu un déclic dans ma tête. Je n’ai jamais toléré la faim. »
Puis, elle parle de son père exigeant qui la grondait, « Finis ton assiette ! », même si certains plats « me levaient le cœur ». Un jour, à 7 ans, elle vomit et son père la gronde fort. Il est convaincu qu’elle fait exprès pour se faire vomir. « J’étais malpolie de ne pas apprécier la nourriture que maman faisait. Donc, solution, je mange, je finis mon assiette puis je me fais vomir. » De plus, mon père exigeait de maman qu’elle laisse pleurer le bébé la nuit. Donc elle manque d’attention, d’amour de maman et de papa.
Lors de souper entre amis, elle leur révèle son secret, que seul son conjoint connaissait. Elle est de moins en moins isolée. Aux yeux des autres elle est devenue humaine. Fini de n’être que « le poids idéal ». Aussi, ses parents sont devenus « humains », ils sont, à ses yeux, descendus de leur piédestal.
Toutefois, n’ayant pas appris à faire confiance avec ses parents, elle ne pouvait faire confiance à son conjoint. Et son conjoint se comportait de façon à lui confirmer ce ressenti. Il abusait de l’alcool, restait limité dans sa carrière. Puis, elle a vécu une rencontre véritable avec son conjoint, « une méga discussion ». Elle est sortie de l’isolement. Les deux sont sorti de l’isolement et sont maintenant capables d’authenticité l’un envers l’autre. Elle se sent en confiance.
Puis, lors d’une dernière consultation, la 9e, elle arrive les yeux brillant, avec un magnifique sourire. Ses dernières nouvelles : « La boulimie, c’est fini. Et ce depuis le déclic. Je me sens soulagée. Je sens qu’on a travaillé bien et vite. Je suis impressionnée de l’effet domino autour de moi. Je suis en période de reconstruction. Je commence des études universitaires avancées, payées par mon employeur. Mon conjoint aussi a été approché par un nouvel employeur, qui, lui aussi lui paie des études. Il est devenu différent, et ma perception de lui à changé pour le mieux. Nous avons maintenant des projets communs. Je vois un avenir pour nous. Ma joie je la sens partout dans mon corps. La dernière chose qu’il me reste à régler, c’est de révéler à mes parents que j’ai souffert de boulimie. J’ai le sentiment que je n’ai plus besoin de revenir en consultation. »
Elle tourne un chapitre de sa vie. Et elle voit ses parents différemment: « Mes parents forment le plus beau couple que je connaisse. »
Quels conseils donnez-vous à une personne qui veut entreprendre une thérapie biopsychologique ?
Vous assurer des compétences du ou de la thérapeute. Demander des recommandations aux personnes de votre entourage à qui vous faites confiance et qui ont déjà consulté en psychothérapie. Puis, vous fier à la confiance que vous ressentez en contact avec ce thérapeute.
Comment se déroule une consultation? Quel genre de questions sera posé ?
Lors des premières rencontres, on révise l’histoire de la personne, qui peut déjà faire des liens entre son senti actuel et l’origine de certains conflits.
On voit d’abord la motivation et l’état actuel de la personne:
«Quelle est ta motivation à venir consulter maintenant?»
«Pourquoi choisir une thérapie d’approche biopsychologique?»
«Comment te sens-tu dans ton corps?»
«Comment sens-tu ta respiration?»
«Depuis quand souffres-tu de…?»
Puis on explore des sources possibles de traumatisme :
«Quelle est la pire chose qui te soit arrivée dans ta vie?»
«Aussi loin que tu te souviennes, quelle a été ta qualité de relation avec ton père, ou avec ta mère?»
On construit son arbre généalogique et on situe père, mère, frère(s), sœur(s), leur date de naissance/décès, fausse couche, avortement, séparation, divorce, remariage, état de santé de chacun.
«Dans quelles conditions es-tu né/e?»
«Que se passait-il dans ta famille aux différentes étapes de ta vie?»
On résume ce qu’on a vu et on fait des liens entre ses motivations à consulter, ses symptômes, son mal être, et certaines expériences de sa vie.
Dans la séance suivante on examine les 27 mois autour de la naissance.
«Comment s’est vécu l’accouchement?»
«Comment s’est vécue la naissance?»
«Quels liens as-tu faits entre ta condition et ton histoire personnelle?»
Lors des rencontres subséquentes, on voit ce que la personne vit présenement.
«Qu’as-tu vécu depuis la dernière rencontre?»
«Comment est ton sommeil?»
 «As-tu fait des rêves particuliers?» Etc.
Qu’observe-t-on dans son corps pendant la thérapie biopsychologique ?
En bref, plus la thérapie avance plus la personne se sent libre et sa santé s’améliore.
On peut observer des crises de guérison, par exemple des maux de tête, souvent la nuit, période où l’organisme se rééquilibre. On peut vivre une grande tristesse non exprimée à l’origine ou une douleur intense quand certaines tentions débloquent.
Que recommandez-vous de faire avec ces malaises ou ces douleurs ?
Tout simplement d’en prendre soin, les accepter, les re-sentir, laisser le corps s’exprimer, respirer en portant attention aux endroits où ça se manifeste.
Recommandez-vous de faire des activités particulières pendant la thérapie biopsychologique?
Je recommande de prendre du temps pour soi chaque jour, d’être un parent bon pour soi-même.
De quoi peut-on guérir par la thérapie biopsychologique ?
Je ne guéris rien ni personne. Toute personne a en elle la capacité de s’autoguérir, toutefois quand on est dans un conflit souvent on ne le voit pas. J’ai été témoin de disparition de plusieurs symptômes : hypertension, angoisse, stress, anxiété, boulimie, emphysème, alcoolisme, toxicomanie, dépression nerveuse, etc. Aussi, la satisfaction au travail, et l’harmonie dans le couple qui reprend vie. La personne devient un « parent bon » pour elle-même, et peut enfin vivre SA VIE LIBREMENT. Sa vie a un sens. Elle sent en elle « un esprit sain dans un corps sain ».