Apprendre aux enfants à aimer les légumes !

 

La question des légumes dans le menu des enfants semble un problème pour plusieurs parents. Récemment j’ai suggéré à un parent «Présente-lui un légume qu’il aime.» Dans une autre famille, j’ai vu des parents forcer leur enfant à manger tel légume sous peine de punition ou de refus d’autre aliment !
Les légumes font nécessairement partie d’une alimentation saine à tout âge. Dans une autre famille où j’allais assez souvent, les parents imposaient à l’enfant de finir son assiette de salade. Je me suis emparé de son reste de salade en lui disant «Tu n’aimes pas la salade. Moi j’aime ça. J’aime en manger beaucoup.» Après quelques répétitions de ce manège, l’enfant m’interrompit : «Ne mange pas ma salade. Mange la tienne !»
 
Quand on y prend goût dans son enfance, on y garde un attrait toute sa vie. En adoptant une attitude constructive face à ce sujet et en utilisant une variété de moyens on développera cette habitude pour soi et chez ses enfants. Les enfants ne mangent pas un aliment parce qu’il est bon pour la santé, mais parce qu’il est bon à leur goût.
 
Voici quelques attitudes et approches éducatives qui ont fait leur preuve.
 
1.      Laisser le choix
On peut faciliter le développement de certaines habitudes, on peut favoriser certains comportements, mais seul l’enfant peut véritablement l’adopter.
Ne pas imposer
Le plus sûr moyen de créer une aversion envers un aliment reste de forcer un enfant à en manger. Le gout, l’attrait, le désir, le plaisir sont essentiels pour apprécier ce qu’on mange, ce qu’on boit… ce qu’on vit. Si on souhaite qu’un enfant prenne goût à un légume –ou à tout autre chose—il vaut mieux s’abstenir d’exiger qu’il mange un aliment qu’il n’aime pas… pour le moment.
Participer
Pour donner à l’enfant l’occasion d’exercer sa capacité de choix, lui demander ce qu’il aimerait manger, l’amener faire le marché, cuisiner avec lui.
 
2.      Être un exemple
Les enfants apprennent plus par les impressions qu’ils perçoivent que par les discours et les explications qu’on peut leur servir. Ils sont plus portés à imiter qu’à raisonner. Les publicitaires connaissent ce mécanisme et ils créent des personnages heureux qu’on aimerait imiter. «Suis-je un exemple attrayant pour mes enfants?» reste une question utile à se poser en tout temps. En se rappelant que les enfants distinguent très bien les propos sincères et les sermons fabriqués sur la bonne nutrition! !
 
3.      Faciliter
Simplifier la consommation des légumes en facilite la consommation. Dès qu’on ouvre le frigo ou le garde-manger, on devrait trouver des crudités attrayantes et prêtes à manger : lavées, apprêtées.
Présenter des crudités au début de chaque repas.
Rendre les légumes disponibles
Plus les occasions de se servir des légumes sont faciles et fréquentes, plus le goût peut se développer naturellement. Quand on a faim on gagne à trouver quelques légumes :
Sur la table
Dans la boîte à lunch
Dans la voiture
Dans son sac
Sous des formes variées
Frais
Entiers
Pelés
En bâtonnets
En rondelles
En bouquets
 
4.      Expérimenter
Ce qui n’empêche pas qu’on demande d’y gouter deux bouchées, pour gouter, pour essayer, pour voir si on peut aimer ça, pour savoir ce que c’est et se faire une première impression.
Pour faire des choix, enfants comme adultes ont besoin de faire des expériences, évaluer leurs sensations, leurs impressions pour ensuite faire le geste prendre cet aliment et de le porter à la bouche. Servir d’abord une petite portion d’un légume, l’inviter à y gouter, le laisser s’en servir une autre portion s’il en apprécie le gout. Et avant que ses expériences se transforment en habitude du temps et des tâtonnements peuvent être nécessaires.
Déguster à l’aveuglette
On goûte mieux quand on savoure, quand on se concentre sur les saveurs, quand on oublie les idées préconçues qu’on pourrait avoir face à un légume moins connu. Deviner quel légume nouveau on mange sans le voir : d’abord décrire les odeurs, saveurs, textures avant de le nommer.
 
5.      Rendre les légumes un plaisir
Servir des légumes variés. 
       Présenter des légumes de couleurs et de textures différentes.
       Changer de légume vedette avec les saisons, profiter des primeurs locales.
       Découvrir les légumes de saison : c’est à ce moment qu’ils sont les plus savoureux!
       Découvrir de nouvelles cultures, de nouvelles façons d’apprêter les légumes.
       Offrir des légumes attrayants quand leurs amis viennent.
       Faire un jardin et y cultiver des légumes.
       En temps de récolte, aller les cueillir soi-même.
Apprêter les légumes au goût de l’enfant
Apprêtez les fruits et les légumes de la manière dont vos enfants les aiment : crus ou cuits, gratinés ou en sauce, en brochettes avec des morceaux de fromage ou en purée, sucrés ou avec un peu de beurre.
Rendre les légumes amusants
       Manger avec ses doigts
       Tremper ses légumes dans une sauce
       Les servir crus, cuits, chauds, froids, grillés, sautés, etc.
 
6.      Persister
Une habitude s’instaure lentement. Les enfants s’habituent progressivement à la couleur, à la texture et à la saveur d’un nouvel aliment. Ils peuvent prendre goût à un légume après l’avoir essayé 5 et même 10 fois.

Garder à l’esprit l’ensemble de ces approches aide à prendre la situation avec philosophie, une attitude essentielle pour réussir en éducation! 

Dormir avec bébé Lit familial et sommeil partagé

Pendant les premières années de la vie d’un enfant le sommeil partagé constitue la façon naturelle de le favoriser. Les mammifères et les peuples primitifs les petits dorment avec les grands, et en particulier avec sa mère, tant qu’elle l’allaite. Jusqu’au siècle passé, en Europe et en Amérique, l’enfant dormait avec ses parents, ses frères et sœurs.
Intuitivement les parents partagent le sommeil de leur enfant. Le lit familial répond aux besoins de l’enfant : il ne s’agit nullement d’un caprice, comme on entend souvent dans son entourage. Cela démarre bien la vie de beaux enfants, épanouis et équilibrés. Progressivement l’enfant acquiert son autonomie et adopte son propre lit avec confiance.
 
Organiser le sommeil partagé
En s’adaptant à chaque période de sa vie, de la naissance ou il dépend totalement de sa mère jusqu’à l’âge de l’autonomie intégrale on répond aux besoins de l’enfant. Il acquiert son indépendance petit à petit, s’écarter de plus en plus de sa mère, jusqu’au jour où il adopte définitivement son lit, tout seul comme un grand. Ce cheminement se fait lentement. Parfois, l’enfant éprouve le besoin de retourner quelques jours dormir avec ses parents. En général, cela correspond à des périodes de stress physique ou psychologique.
 Même les ados, éprouvent quelquefois le besoin de retrouver ce cocon familial. Dans une relation de confiance avec ses parents, il n’hésitera pas à venir se blottir entre papa et maman de temps à autre, pour quelques heures, ou même pour une nuit entière.
Comme transition, lorsque l’enfant grandi, on peut placer un lit simple, près du lit des parents.
 
Avantage du sommeil partagé : tout le monde dort bien !
Le sommeil partagé répond aux besoins physiologiques de l’enfant.
Dormir s’apprend. Lentement le bébé se détache de sa mère pour trouver son propre rythme de sommeil. Le contact soutenu avec sa mère est un besoin vital pour le nourrisson apprivoise le fonctionnement de son système nerveux. L’enfant qui dort peau à peau avec sa mère, se développe mieux physiquement.
Le sommeil partagé répond aux besoins psychologiques de l’enfant.
Voir et toucher sa mère reste le moyen le plus naturel de combler le besoin de sécurité.
 
L’enfant dort mieux
L’enfant qui dort avec ses parents, sent directement leur présence sécurisante ; il glisse en douceur dans la prochaine phase de sommeil.
 
La mère dort mieux
La mère qui a son enfant près d’elle est calme, rassurée : elle perçoit directement ce que comment se porte son enfant.
En partageant son sommeil avec son enfant, la mère harmonise avec lui ses rythmes de sommeil. Quand elle se réveille pour répondre à un besoin de son enfant, elle entre directement dans une phase de sommeil profond qui lui permet de récupérer rapidement. Ainsi, mère et enfant se réveillent et se rendorment en même temps. Pendant les premiers temps l’allaitement de nuit se fait beaucoup plus facilement quand bébé dort avec sa maman. L’un et l’autre se réveiller à peine pour ce repas.
 
Le papa dort mieux
La maman a vécu et continue de vivre des moments extraordinaires et privilégiés avec son enfant. Quand l’enfant est né, le père peut le prendre  et dormir à ses côtés. Ce sont des moments merveilleux à se partager. Le père apprécie ces moments qui lui procurent une forme d’intimité avec le bébé. Pendant ce temps, la mère peut en profiter pour se détendre ou vaguer à des occupations qu’elles ne peuvent faire avec son bébé. La tendresse qui lie le couple peut évoluer et s’approfondir par le partage du contact avec l’enfant. Les nuits passées ainsi peuvent unir le couple et favoriser le plein épanouissement de la cellule familiale.
D’autre part, lorsque la maman dort avec son bébé près d’elle et l’enfant n’a pas besoin de pleurer pour l’appeler, et le papa n’est pas réveillé. Il passe des nuits tranquilles, paisibles avec ses petits protégés.
Quand l’enfant grandit, il aimera dormir entre ses deux parents jusqu’au jour, où le moment sera venu de prendre de lui-même ses distances pour acquérir son autonomie.
 
Que devient l’intimité des parents ?
Qu’advient-il des relations sexuelles avec le sommeil partagé ? Il ne présente que peu ou pas de problèmes pour ceux qui l’ont vécu. L’amour des parents entre dans l’ordre des choses.
Il est bénéfique pour les enfants de voir leurs parents se témoigner de l’affection, c’est une chose tout à fait naturelle. Les relations sexuelles proprement dites et l’érotisme qui en fait partie, ne gêne nullement le nourrisson au cours des premières semaines de sa vie.
Ensuite, il existe en général assez de place dans la maison, pour ne pas afficher ses ébats amoureux à côté de l’enfant pendant qu’il est éveillé ou au cours de son sommeil, où si les parents peuvent le prévoir, il peut être aisé d’endormir l’enfant à un autre endroit que la chambre familiale et le récupérer lorsque les ébats amoureux sont terminés.
Parfois les besoins de l’enfant passeront avant les envies du couple. Les choses reprennent rapidement ; il s’agit de patienter un peu !
 

  

Sommeil du bébé

Dans la plupart des régions du monde le bébé s’endort niché contre sa mère, dans les bras de sa grand-mère, de sa sœur, ou d’un autre membre de la famille. L’enfant se sent dans une sécurité illimitée dans le temps. Il se détend, s’épanouit et grandit en toute quiétude. Il dort ainsi profondément et longtemps.

Le sommeil de l’enfant peut se vivre en harmonie. On commence par le détendre, l’endormir dans nos bras. Le temps qu’on y met sera économisé, car il dormira calmement par la suite. Et au lever, il affiche une bonne humeur réconfortante.

Sommeil de la mère, sommeil du bébé
Le respect du sommeil de la femme enceinte est essentiel à son équilibre et son harmonie. Pendant sa grossesse et pendant la première de vie de son bébé, la mère vit en symbiose avec son enfant. Le sommeil du fœtus est cependant un système autonome, indépendant du sommeil de la mère.

Premier changement chez la femme enceinte
Un changement dans le sommeil de la mère est le premier changement qualitatif et quantitatif en début de grossesse. Souvent «fatiguée», la mère a besoin de sommeil additionnel pour commencer à disposer son corps à fabriquer son bébé.
Dans les 24 heures suivant la conception les ondes cérébrales changent chez la femme enceinte. Son système nerveux adopte un nouveau rythme.

Adaptation du sommeil de la femme enceinte et de la femme allaitante
Dès l’endormissement, elle peut entrer en sommeil profond et récupérer rapidement l’énergie consacrée au développement du bébé à naitre. La moitié de son sommeil y est alors consacrée. La femme allaitante a un rythme de sommeil accordé à celui de son bébé pendant environ 6 mois ; en suivant ce rythme elle récupère bien son énergie et est en forme. Pendant son sommeil elle produit la prolactine. Elle entretient ainsi une bonne relation avec son bébé et reste dans une symbiose qui facilite l’adaptation mutuelle. Vers cet âge le bébé fait ses nuits.

Développement des rythmes et du cycle de sommeil de l’individu
Le sommeil du bébé a un rythme particulier, dirigé par son cerveau. Alors que l’adulte dort par cycles de 90 minutes le bébé dort par cycles de 50 minutes. Plus il grandit plus ce cycle s’allonge. Au début il ne fait aucune distinction entre le jour et la nuit. Progressivement il adopte ce nouveau rythme. Il est plus facile et plus simple de s’y adapter et d’avoir un rythme de vie différent pendant quelques mois.
Les ondes du cerveau du bébé diffèrent de celles de l’adulte. Son cerveau à besoin de moments plus fréquents pour ordonner ses nouvelles sensations. Ces ondes se développent considérablement au cours de la première année de vie.
Le nouveau-né dort environ 16 heures dont 8 heures en sommeil profond et 8 heures en sommeil léger. Il vit donc 8 heures d’éveil.
Il s’endort, a un sommeil actif pendant 10 à 30 minutes puis un sommeil lent de quelque 20 minutes, ce qui donne un cycle de 50 minutes. Pendant le sommeil «actif» il fait des petits mouvements, des doigts, des orteils, des mains, des pieds et des muscles du visage. Il peut même paraitre parfois éveillé. C’est le moment ou le bébé «sourit aux anges». Si une stimulation se produit pendant la phase de sommeil actif, le nourrisson se réveille rapidement. Jusqu’à ce que l’enfant soit en sommeil à ondes lentes, nous avons intérêt à ne pas le bouger ni le changer de place. Bébé est en sommeil actif, à ondes rapides tant qu’il serre de ses doigts un doigt de l’adulte. Aussi, quand le bébé s’est endormi en tétant, tant qu’on ne peut retirer le mamelon de sa bouche en faisant l’appel d’air avec un doigt, bébé est en sommeil actif et il vaut mieux ne pas le déranger.
En portant le bébé on se rend compte s’il dort depuis un certain moment. Ainsi il peut dormir n’ importe où, n’importe quand, dans n’importe quelle position.
La seconde phase est le sommeil à ondes lentes, calme, paisible, profond : il «dort comme un bébé», sans mouvement.

Vers l’âge de 3 mois, l’enfant acquiert lentement un autre rythme de sommeil. Petit à petit il entre dans un sommeil plus calme et passe ensuite au sommeil actif. A 3 mois il commence à distinguer le jour et la nuit.
Vers l’âge de 9 mois son sommeil ressemble à celui d’un adulte avec toutes les différentes phases de sommeil, mais dans des cycles plus courts que l’adulte.
Vers l’âge de 3 ans, le REM de l’enfant est semblable à celui de l’adulte de 20 ans.
Pendant le sommeil son cerveau est actif. Il dort bien entouré des voix familières, des petits bruits courants, de la musique douce. Il bouge beaucoup, surtout la nuit. Sa mimique se transforme en permanence.

Prendre le train du sommeil quand il passe
Quand on baille, on se sent ralentir, les paupières se font lourdes il est facile de s’endormir. Si on ne le saisit pas à ce moment-là on doit attendre le prochain passage. Les parents restent à l’affut de signes de passage de l’ange du sommeil et place le bébé dans les conditions pour favoriser son entrée rapide et facile au royaume du sommeil.
Ce cycle se situe à environ 90 minutes chez l’adulte et environ 50 minutes plus tard chez le tout petit. En attendant que bébé se rendorme, il vaut mieux être patient avec lui car il sera mal dans sa peau. Dans les 45 minutes suivantes il est inutile d’exiger d’un nourrisson qu’il dorme. Inutile de le poser sur le lave-linge en marche ou de faire le tour de la ville en voiture pour l’endormir à tout prix ; il est plus simple d’attendre le prochain passage.

Confusion entre le jour et la nuit
Au cours du premier mois, bébé confond souvent le jour et la nuit.
Progressivement il apprend à distinguer le jour de la nuit par différents signes : les ambiances, les bruits, les changements de lumière, les rituels d’hygiène aux différent moments de la journée. On lui facilite la tâche en commençant tout petit à adopter un rituel pour l’endormissement qui se transformera en réflexe dans quelques mois : berceuse, musique douce, petite histoire, caresse, etc.
En attendant, fait la sieste avec son bébé pendant le jour pour satisfaire son propre besoin de sommeil. Ce temps passe très vite. Quelques mois dans une existence !

Quand bébé fera-t-il ses nuits ?
La durée et la qualité de sommeil nécessaires varient grandement d’un bébé à l’autre. On considère qu’un bébé fait sa nuit quand il dort d’un sommeil ininterrompu de minuit à 5 heures du matin. Au cours du premier mois, les nourrissons dorment beaucoup et ne tiennent pas compte du jour et de la nuit. Le rythme du sommeil suit en général le rythme des tétées : sommeil court, repas fréquents, et plus fréquent chez le bébé allaité, car le lait maternel se digère plus vite et plus facilement. Après deux ou trois mois la plupart font leur nuit.
Si après avoir acquis cette habitude bébé recommence à s’éveiller durant la nuit, plusieurs causes sont à examiner : changements de menu, de lieu, de rituels, de personnes dans la maison, tension dans la famille, etc. Le rituel d’endormissement se révèle alors très utile ; l’appliquer minutieusement aide souvent bébé à retrouver ses repères sécurisants.
L’attention portée à l’enfant par la présence charnelle de la maman, du papa ou d’une personne affectueuse rassure l’enfant et l’aide à passer un sommeil paisible.
En grandissant, le sommeil de Bébé devient plus calme, il bouge moins la nuit. Le sommeil passe des phases profondes aux phases continues. Le cerveau commence à s’adapter au rythme jour et nuit : détente et activité. L’enfant apprend à dormir paisiblement lorsqu’il sait qu’il y a toujours une présence. Le bébé a besoin de sentir une présence dans son environnement pour dormir rassuré.

Déphasage chrono-biologique
Tout enfant dort facilement si on lui laisse son propre rythme. Quand il dort selon son horloge biologique il s’endort facilement, dort profondément et se réveille en pleine forme et de bonne humeur.
Si on tente de l’endormir trop tôt ou trop tard bébé est déphasé dans son rythme. chrono-biologique:
Si on met bébé à dormir trop tard, il devient irritable, grincheux, agité. Alors, même si on le couche, il s’agite, rechigne, pleure, crie se tortille et ne réussit pas à s’endormir. On dit souvent qu’il est «trop fatigué» et qu’il a du mal à s’endormir. Il ne dort pas plus longtemps ni plus profondément pour autant ; au contraire, comme son ressort biologique est trop tendu il dort sans se reposer tout à fait. Le lendemain, il a souvent besoin d’une sieste pour récupérer ce sommeil perdu.
L’adaptation que nous devons déployer quand on change de l’heure normale à l’heure avancée et à l’inverse, ou encore plus lors du décalage horaire lié à un voyage en avion, donne une idée de déphasage biologique.
Si on tente de le faire dormir trop tôt on a un problème plus léger. Il s’agit de prendre patience jusqu’au passage de l’appel du sommeil.

Perturbations de l’horloge biologique
Adulte, on aimerait bien imposer au bébé notre rythme pour qu’il dorme quand nos activités le permettent. On peut décaler légèrement le sommeil d’un bébé, le faire dormir quelques minutes plus tôt ou plus tard, mais pas plus.
Il est plus simple de combiner, d’arrimer, d’adapter nos horaires respectifs pour qu’à la fois bébé puisse dormir quand il en a besoin et que les parents puissent vaquer à leurs activités préférées quand ça leur convient.
Si on porte bébé sur soi, il peut s’endormir quand il en a besoin, peu importe où on se trouve : dans ce cas le porte-bébé est d’une aide précieuse.

Allaitement et sommeil
L’allaitement, constitue le meilleur moyen de nourrir son bébé à la fois pour sa santé physique et psychologique. Après la tétée, la plupart du temps bébé s’endort tout simplement. La succion semble être le rituel le plus efficace pour susciter l’endormissement. Quand l’enfant se réveille au cours de la nuit, il se souvient de son endormissement "merveilleux", recourt à une forme de succion et se rendort aussitôt. On sait qu’avant de naitre il suçait son pouce dans le ventre de sa mère
À 3 mois, le bébé tête pour se nourrir.
À 6 mois, le bébé commence à passer la nuit sans téter.

Le rituel d’endormissement
Le rituel induit le sommeil, tant chez l’enfant que chez l’adulte. Cette régularité favorise l’endormissement en déclenchant les réflexes du sommeil. Et elle réconforte, rassure, apporte une forme de sécurité.
L’élément le plus important de ce rituel reste le contact intense, privilégié entre les parents et l’enfant : toilette, brossage des dents, caresses, massage, chansons, histoires, observation de la nuit avec la lune et les étoiles, le souhait de la bonne nuit à toute la famille sont des façons de terminer la journée ensemble.

Dans quelle position bébé dort-il mieux ?
Pendant les premières semaines, la plupart des bébés dorment en position fœtale : jambes recroquevillées, les mains près du visage, le corps blotti contre sa mère, de préférence. Lorsqu’il commence à se sentir en sécurité dans son environnement, il quitte cette position pour être plus détendu. Progressivement il passera de cette position en boule à une position plus ouverte, plus allongé. L’entourer de coussins et le recouvrir d’un drap de coton et d’une couverture de laine l’aide à se former un nid.
On gagne à observer son bébé et à respecter la position qu’il semble choisir de lui-même. En fait, quand le train du sommeil passe, bébé s’endort dans n’importe quelle position.

 

Sommeil de l’enfant Problèmes et solutions

La tenue d’un protocole de sommeil constituera pour l’enfant et ses parents une aide efficace à la résolution de ce problème. Faite participer l’enfant à la réalisation du protocole et aidez le à comprendre le fonctionnement du sommeil. Très petit, en adaptant les mots utiles, vous pouvez déjà lui faire comprendre certaines choses. Vous noterez avec lui des différentes activités, l’horaire des activités. Procurez vous un beau cahier, ou l’enfant pourra décorer lui même par exemple la couverture avec de belles photos relatives au sommeil.
Le protocole de sommeil permet souvent de minimiser les problèmes de sommeil car les parents aussi font souvent en même temps l’apprentissage du déroulement du sommeil et ils peuvent mieux comprendre après cela le besoin sacré du respect des besoins de sommeil de leur enfant et également de leur sommeil.
Si le problème persiste, voici quelques moyens qui peuvent aussi être utilisé pour arriver à trouver des solutions. Il est utile dans ce cas d’avoir affaire à un spécialiste compétent qui pourra orienter les parents. Selon moi, il est important d’éviter toute perturbation inutile de l’enfant qui a des problèmes de sommeil. Eviter de sortir l’enfant de son complexe de vie en ayant recours aux moyens existants pour étudier ses problèmes dans son milieu de vie habituelle.
faire raconter à l’enfant ce qu’il a vécu pendant sa nuit et éventuellement l’enregistrer.
observer l’enfant au cours de la journée dans ses jeux, particulièrement avec des poupées, lui demander de mettre ses bébés à dormir. Je me souviens de mes filles qui donnaient la tétée à leur poupée avant de les mettre dans le porte-bébé que je leur avais cousu.
Faire dessiner l’enfant ce qu’il a vécu pendant la nuit. Garder ses dessins, car au fil du temps ils peuvent révéler une évolution qui permettre de retrouver l’origine de ses problèmes de sommeil.  
enregistrer les différents sons émis par l’enfant au cours de la nuit : ronflements, respiration, grincement des dents, silence, etc.
Filmer le sommeil de l’enfant.
L’actimètre est un petit ordinateur de poignet qui permet d’enregistrer les différentes phases d’agitation de l’enfant au cours de son sommeil et aidera le spécialiste à mieux comprendre les besoins de l’enfant.
Il existe aussi un appareil d’enregistrement polysomnographiques qui permet d’enregistrer les caractéristiques du sommeil, de la respiration et l’activité cardiaque de l’enfant à domicile.
  
 
Troubles du sommeil de l’enfant
 
Les apnées du sommeil : sont la conséquence de la non-réponse aux besoins vitaux de l’enfant. La mort subite du nourrisson en est une manifestation courante dans notre société. Je vous conseille le dossier important écrit par notre amie Colette Leick Walter qui traite en détail ces problèmes des nourrissons.
 
Les parasomnies
 
Certains comportements particuliers peuvent être engendrés au cours du sommeil de l’enfant qui s’écarte du déroulement habituel du sommeil. En général l’enfant continue à dormir pendant ces manifestations, mais les parents pensent qu’il est éveillé. Ils  surviennent en général dans les premières phases de sommeil au début de la nuit, mais ils peuvent aussi apparaître dans les derniers cycles de la nuit.. L’origine de ces comportements n’est pas définie clairement par la médecine symptomatique. Toutefois, il a été constaté que ces comportements semblent avoir un facteur héréditaire.
          la myoclonie d’endormissement : est un sursaut qui se produit au moment de l’endormissement. Il se passe en général inaperçu du dormeur mais peut le réveiller brutalement. La myoclonie serait due à l’activation spontanée du cerveau au moment de l’endormissement.
          le somnambulisme : représente l’activité pendant le sommeil profond de l’individu. Il n’a donc pas lieu au cours du REM et lorsque l’individu rêve ( car dans cette phase, les muscles sont presque complètement atones). L’enfant n’a guère conscience de ce phénomène. Ces activités vont des plus simples : se lever, s’asseoir, faire quelques pas, se recoucher ; aux plus élaborées comme s’habiller, sortir de la maison, faire à manger, prendre une douche, écrire, etc. L’enfant à son réveil ne se souvient pas de ses activités. Il a été remarqué que souvent il y a plusieurs somnambules dans une même famille. Il vaut mieux ne pas réveiller l’enfant qui somnambule, mais garder une sécurité autour de lui pour éviter les accidents. Nous connaissons tous l’histoire des somnambules qui déambulent les toits des maisons à côté des chats de gouttières…
 
 
L’énurésie nocturne
 
L’énurésie peut se présenter sous deux formes. La première est pathologique et provient de causes que nous retrouvons dans les 7 S. Il s’agit souvent d’énurésie à caractère psychologique ou nutritionnelle. Mais il existe une forme d’énurésie fonctionnelle qui apparaît quelquefois chez des enfants en parfaite santé et dont l’origine est inexplicable. A ce moment encore c’est le dialogue qui va aider l’enfant à résoudre ce problème, lorsqu’auront été analysées et écartées les différentes causes de l’énurésie, l’enfant sera aidé dans l’acceptation de son problème et les solutions seront trouvées pour que cela se passe naturellement sans complications. Lorsque je travaillais en colonie de vacances, il arrivait régulièrement ce genre de problèmes. Pour certains enfants, la culpabilité et la gêne leur procurait un malaise évident. Pour d’autre, qui avaient accepté la situation, la vie se passait normalement sans problèmes, ils mettaient automatiquement leur couche le soir et s’endormaient paisiblement.
 
 
L’apprentissage de l’autonomie passe par le dialogue
 
Chaque chose à son temps. De nombreuses personnes peuvent croire que l’éducation naturelle correspond à une perte de liberté personnelle. Prendre conscience des vrais besoins de l’enfant, répondre à ses besoins et connaître les répercussions dans l’avenir du comportement adopté par les parents entre dans l’ordre des choses de la vie. Le tout petit à ses besoins, il est important d’y répondre correctement. Lorsque l’enfant grandi, un dialogue permanent permet de lui transmettre des connaissances qui seront nécessaires à son épanouissement et son autonomie future.
 Dès trois ans l’enfant est capable de comprendre le mécanisme du sommeil avec sa finalité. Il peut connaître ses besoins. En pratiquant le protocole de sommeil avec lui, il est capable lorsqu’il grandit de gérer son sommeil et même être parfois amené à prendre du sommeil en avance. Par exemple, si pour une raison quelconque nous savons qu’un soir de la semaine nous ne pourrons pas répondre aux besoins de l’enfant de s’endormir à l’heure voulue (par exemple un bal au village, une fête de famille), nous pouvons proposer à l’enfant de prendre du sommeil en avance en se reposant l’après-midi. Il est avantageux à ce moment-là de recréer l’ambiance du rituel d’endormissement (petit massage, fermer les rideaux, petite histoire, berceuse, dormir avec lui, etc.).
 J’ai pratiqué cette méthode avec beaucoup de succès avec mes trois enfants. Il est plus facile pour un enfant de prendre un peu de sommeil en avance, que de rattraper le sommeil perdu. L’enfant sera beaucoup moins perturbé par l’heure tardive d’endormissement. Nous connaissons tous les lendemains et surlendemain pénibles dus à un déficit de sommeil à cause d’une soirée tardive. Il est évident que cette technique n’est à appliquer que rarement, sinon nous arriverions aussi à perturber le rythme normal du sommeil de l’enfant.
 
 
Sommeil , connaissance et dialogue
 
Le dialogue et la connaissance sont les conditions premières au déroulement d’un bon sommeil chez l’enfant. Depuis que l’enfant est dans le ventre de sa maman, il aura été habitué au dialogue. Lorsque l’enfant grandi, il sera évident que les parents partagent avec lui toutes les données sur le sommeil, qui permettront à l’enfant de grandir en connaissance de cause et de trouver l’épanouissement et l’autonomie.
Cependant, l’enfant est en général très occupé par son souci d’apprentissage et méconnaît parfois les signes de son corps. Nous pouvons prendre l’habitude de prévenir l’enfant de se qui va se passer dans 10 ou 20 minutes et ainsi l’amener psychologiquement à accepter le sommeil qui arrive. Lorsqu’un enfant est concentré par un apprentissage, par exemple un puzzle passionnant, il peut avoir de la peine à quitter celui-ci pour une activité de routine qu’est le sommeil pour lui. Nous aurons plus facile à le prévenir un peu à l’avance que l’heure du passage du train approche, que de l’arracher subitement à cette grande passion sous prétexte qu’il est l’heure d’aller se coucher.
Nous retrouvons ici les mots que vous avec déjà lu bien souvent, mais qui à nouveau trouvent leur importance : Le corps sait ! Le sommeil n’est pas une question de raisonnement ou de règle de vie : c’est un besoin d’existence qui entre dans l’ordre des choses.
 
Durée moyenne de temps de sommeil au cours de l’existence
En général j’évite de m’appuyer sur des statistiques, mais au niveau du sommeil, elles semblent avoir été bien étudiée et s’adapte d’après moi bien aux besoins de l’être humain.
          A la naissance, les enfants dorment en moyenne  16 heures par 24 heures. Ce qui veut dire que certains dorment beaucoup moins et que d’autres dorment beaucoup plus.
          A un an, le durée de sommeil et de 14 à 15 heures ;
          Vers 4 ans : 10 à 11 heures ;
          Vers 7 ans : de 9 à 10 heures :
          A partir de 10 ans en moyenne 9 heures ;
           
Pourquoi tant de problèmes de sommeil ?
Dans la recherche des causes de problèmes de sommeil, deux sources distingues se présentent à nous. Les causes actuelles et les causes lointaines.
L’analyse des 7 S nous permettra dans un premier temps à faire face à certaines urgences de perturbations de sommeil. Mais l’analyse des causes lointaines possibles ne parviendra pas toujours à nous permettre de trouver la cause exacte de ses problèmes.
La plupart des causes de problèmes de sommeil des adultes sont à rechercher dans leur plus tendre enfance, dans leur naissance et même souvent dans leur vie intra-utérine.
Important est donc d’élaguer le mieux possible les poussières du paillasson pour permettre à celui-ci de bien fonctionner.
 
 
Causes de perturbations du sommeil chez l’enfant : non respect des rythmes
 
Qui dit vie dit rythmes, nous l’avons vu dans l’introduction au début de ce livre.
La principale cause de troubles de sommeil chez l’enfant est le non respect des rythmes biologiques naturels de l’enfant.
Une autre cause importante des problèmes de sommeil est la non réponse aux besoins vitaux de l’enfant c’est à dire le respect du développement de la vie extra-utérine.
 
La faculté de dormir, au moins au cours de la première année, est relié à la maturation du cerveau et du système nerveux. La socialisation de l’enfant commence à se faire lentement vers quatre ans. Nous ne pouvons accélérer ce processus d’aucune façon. Avant cela il est dans l’impossibilité de comprendre naturellement que ses parents et lui constitue trois entités différentes et qu’ils existent sans lui. L’enfant ne peut dormir d’un sommeil optimal lorsqu’il n’est pas en harmonie avec son environnement. Tous les remèdes inventés pour essayer de faire mieux dormir le nourrisson, en ne passant pas par ses besoins primaires, ne peuvent influencer ce processus de maturation. La clé de la réussite du sommeil est le respect de ses besoins.
 
Synergie alimentaire : Sur ou Sous alimentation
Voici quelques causes alimentaires qui risquent de provoquer des perturbations du sommeil de l’enfant.
Déséquilibre de la ration alimentaire :
          Les besoins énergétiques des enfants de moins de trois ans sont très élevés parce que leur vitesse de croissance est rapide. Le lait maternel est très riche en graisse. Lorsque l’enfant commence à manger autre chose, veiller à lui proposer des aliments contenant un pourcentage important en graisse assimilable : olive, fruits oléagineux, œuf, beurre, etc. Surtout pas de lait de vache !).
          Excès de protéines  le soir : les protéines entraînent une stimulation de l’organisme. Il est avantageux de ne pas en proposer trop au repas du soir de l’enfant, mais de concentrer leur apport aux repas du matin et du midi. D’autre part, une consommation excessive de protéines entraîne une augmentation des besoins hydriques de l’enfant. L’élimination des déchets de la transformation des protéines par les reins entraîne une perte d’une quantité d’eau plus importante.  L’enfant peut avoir soif, et cette soif peut être la cause d’éveil nocturne de celui-ci. Nous remarquons en général que l’enfant qui se réveille demande souvent à boire. Dans ce cas, il est utile de donner uniquement de l’eau à boire à l’enfant et surtout pas un biberon de lait qui nous fait entrer à nouveau dans ce processus vicieux des protéines pour la nuit. Certains enfants se sentent très bien de boire un peu d’eau avant d’aller dormir (je dis bien un peu, car trop favorise le pipi au lit qui sera une autre source de réveil nocturne).
 
Intolérance alimentaire et sommeil : La plus grande intolérance alimentaire actuelle est liée aux produits laitiers. Des études prouvent que 45 % des insomnies infantiles sont dues à la consommation du lait de vache. La majorité des produits laitiers proposés aux enfants proviennent de laits ayant été chauffé à plus de 47° et ne contenant plus d’enzymes, c’est à dire que nous donnons à l’enfant un aliment mort qui engendrera des problèmes de tolérance. Au cours du sommeil l’enfant s’agite, transpire, fait des cauchemars. Au cours de la journée, il est mal dans sa peau, est "capricieux", cerné et peut présenter des signes d’allergies épidermiques.
Cette allergie peut aussi se présenter chez des enfants ne consommant pas de produits laitiers mais allaités par leur mère consommant des produits laitiers et les sous-produits. Ce sera à la maman de supprimer de son alimentation tous ces aliments allergisants.
L’allergie au jus de soja remplaçant le lait de vache est aussi courante que celui-ci. Nous observons les mêmes réactions avec les deux laits.
La deuxième intolérance alimentaire est celle due au gluten. Les manifestations allergiques sont aussi diverses que celles produites par les produits laitiers. Les enfants développent des altérations des  muqueuses provoquant l’apparition de toutes les maladies en "ites" que nous connaissons couramment. L’altération du sommeil sera importante. La suppression des farineux à gluten se révèle indispensable pour le recouvrement d’un sommeil normal.
Les monoamines sont des substances présentent dans beaucoup de boissons actuelles et dans les sucreries présentées aux enfants. Ces substances génèrent de sérieux problèmes au niveau du système nerveux et du sommeil. Nous en trouvons particulièrement dans toutes les boissons excitantes, les boissons chocolatées offertes parfois même aux tout petits.
 
Vers six mois, l’enfant petit à petit n’a plus le besoin d’être allaité la nuit pour être nourri physiquement, mais pour répondre à une sécurité nerveuse qui permet à son système nerveux de bien mûrir.  Vers cet âge l’alimentation de l’enfant commence à se diversifier, mais le lait maternel demeure encore longtemps le support lacté idéal. Un nouveau rythme s’installe et progressivement l’enfant abandonne la tétée de nuit. Mais dès que certains problèmes créant des stress surviennent l’enfant cherchera à s’équilibrer en prenant le sein sans cependant prendre beaucoup de lait. Dans cette situation, c’est à la maman à gérer l’éducation de son enfant en répondant à ses besoins autrement que par l’allaitement. Le mode d’agissements devra être tenu avec conséquences. Ici à nouveau le dialogue se révèle être la source la plus importante d’obtenir les résultats désirés.
Le bébé allaité digère très rapidement le lait maternel. Il est donc normal qu’il ait besoin de recevoir souvent une nourriture appropriée. Il passe également par des périodes, ou pour adapter le lait de la maman à la croissance il sera nécessaire pendant quelques jours d’augmenter le nombre des tétées. En général ces périodes se passent vers six semaines, quatre mois et six mois. Les mamans sont souvent désarçonnées à ce moment là et pensent qu’elles n’ont plus suffisamment de lait ou que leur lait n’est plus assez riche pour l’enfant et commencent à ajouter un biberon à l’allaitement. Erreur fondamentale, car à ce moment là, bébé tétera moins et le lait maternel ne pourra s’adapter à ses besoins. Le bâton est mis dans la roue de l’allaitement et souvent le sevrage prématuré commencera à ce moment là. Laisser faire la nature, mais intelligemment et tout se passera sans problèmes.
 Certaines femmes s’enorgueillissent que leur bébé "fasse sa nuit", parce qu’elles leur donnent un biberon de lait artificiel à ce point abondant qu’ils ont besoin de leur nuit pour digérer. Mais d’autre part, ces femmes ne connaissent pas le bonheur de vivre en symbiose totale avec leur tout petit. La faculté d’endormissement et de récupération rapide permet à la maman d’être entièrement disponible à son enfant. Dans l’éducation naturelle, la maman  se réveille normalement à peine pour donner le sein car son petit se sert tout seul.
 
Sédentarité Sommeil
Tout comme l’adulte, l’enfant qui ne s’oxygène pas suffisamment aura, entre autre, des problèmes de sommeil. Le tout petit à besoin de beaucoup de mouvements. Au début, il le fera porté par ses parents. Ensuite, il va commencer à découvrir le monde par ses propres moyens. D’abord en rampant, ensuite à quatre pattes, passage important vers le cheminement de l’autonomie, et nécessité indispensable pour aider à la structuration du cerveau à bien se faire. Et il continuera ensuite toute sa vie par la position de pipède. Le massage journalier ainsi que le travail au ballon contribueront grandement au développement de l’enfant.
 
Stress, Soucis, Surmenage
La non réponse aux besoins de l’enfant occasionnera chez lui un stress qui se répercutera directement sur son harmonie physique et mentale.
Les régurgitations, les ballonnements, les selles douloureuses sont souvent des signes qui nous mettent sur le chemin de la présence de stress dans la vie de bébé.
 
Structure
Au cours des premiers mois, l’enfant se transforme physiquement en permanence. Des petits désagréments passagers vers cette construction peuvent parfois se présenter. L’enfant apprend à s’adapter à ses différents changements.
 La percée des dents : est, je pense que la perturbation habituelle qui occasionne des petites gênes en éducation même naturelle. Sur mes trois enfants, qui ont été élevés naturellement, le troisième a éprouvé quelques petites difficultés mais sans gravités et qui se sont passées rapidement. Ces douleurs peuvent empêcher l’enfant de  dormir paisiblement. Le besoin accru de la présence physique de la maman se fait en général sentir à ce moment là, l’enfant recherche la présence épidermique pour se sentir rassuré dans le stress qu’il subit.
 La racine de guimauve, au préalablement ébouillantée pendant 10 minutes, et suspendue au cou de bébé par un ruban, sera aussi une aide très efficace. Eviter de donner à l’enfant les gadgets offerts par le commerce. Dans votre environnement nous trouvons suffisamment  de produits qui peuvent l’aider à percer des dents, à commencer par le doigt de la maman ou un petit légume-racine.
Un massage doux des points de Knap des dents soulagera souvent efficacement, provisoirement, le désagrément causé par la croissance des dents.
Quelques granules homéopathique de Camomilla 5 CH peuvent aussi apaiser ses petits désagréments dentaires. 
Lésion cervicale dès la naissance : Perturbation symétrique induite par l’articulation de la tête. (KISS-Syndrom = Körpgelenk Induzierte Symmetrische Stellung : un médecin allemand de Dortmund Dr. Heiner Biedermann c’est penché pendant plus de 15 ans sur des milliers d’enfants ayant des problèmes de développement. Il a déterminé que beaucoup de ces problèmes avaient pour origine une dysfonction des vertèbres cervicales, plus particulièrement des premières vertèbres de la colonne vertébrale. L’origine de ces asymétries remonte en général à la période intra-utérine, ou à la position d’accouchement et le dur travail que subit la tête pour se frayer un passage vers la sortie aérienne. Un enfant qui a mal au cou lorsqu’il tourne la tête d’une certaine façon, est mal dans sa peau, pleure et crie plus et dort mal. Symptômes : sensible au toucher dans la zone cervicale, ne se tourne que toujours du même côté, salive beaucoup, problème de déglutition, reste passivement assis, ne marche pas à 4 pattes, se tire les cheveux, se frappent la tête contre les parois, etc. Quelques manipulations étiopathiques ou ostéopathiques suffisent parfois à remettre le petit bébé d’aplomb. Il est rare qu’il faille manipuler à plusieurs reprises. Il faut cependant attendre quelques jours (jusqu’à trois semaines) avant que la lésion soit disparue totalement. Pour les enfants plus grands et les adultes, il est évident qu’une lésion de longue date demande aussi plus de manipulations et de patience au niveau du temps. Dans l’appréciation des tests pour le nouveau-né manque l’observation de la colonne cervicale, comme est faite celle de l’articulation de la hanche. Une telle attention permettrait d’éviter de nombreux problèmes pour l’avenir de ces tout-petits.
 
Situation physique :
Causes atmosphériques : la température : le nourrisson ne jouit pas encore d’un système auto-régulateur autonome de la température. Le bébé porté aura rarement trop chaud ou trop froid, le parent assumant le rôle de thermorégulateur.
L’hygrométrie : facteur souvent négligé du bien-être de l’individu. Dans un environnement trop sec ou trop humide l’enfant se sentira mal. L’idéal est une hygrométrie aux alentours de 50 %. Méfiez vous du chauffage central en hiver qui dessèche considérablement l’air ambiant. Dans les habitations "modernes" et citadines, l’utilisation d’un vaporisateur d’eau agrémenté d’un peu d’hydrolat favorisant la respiration sera très utile. Méfiez vous des humidificateurs permanent qui peuvent véhiculer un nombre importants de "saletés". Hygiène et propreté seront dans ce cas très importantes.
L’oxygénation : l’air pur de la chambre est un facteur de première importance dans le déroulement d’un bon sommeil. Méfiez vous des substances irritantes contenues véhiculées dans la maison : tabac, spray de toutes sortes, produits de nettoyage et d’entretien, etc.
Ces problèmes se trouvent minimisé lorsque les parents vivent en symbiose avec leur enfant.
Le bruit : le nourrisson a besoin de se trouver dans une ambiance harmonisante et douce. Le silence parfait et le bruit lui sont préjudiciables. L’ambiance dans laquelle il baignait lorsqu’il était dans l’utérus est en général celle qui l’harmonisera à condition que celle-ci soit douce et régulière.
Causes géobiologiques : les facteurs géobiologiques représentent parfois des causes premières au mauvais sommeil de l’enfant. L’étude des conditions premières d’un bon environnement se révèlent importante. La composition des supports de sommeil, l’environnement électrique, les radiations nocives peuvent être des facteurs de perturbations importantes du sommeil de l’enfant.
 
Situation psychologique :
J’ai déjà parlé amplement de la nécessité des besoins psychologiques de l’enfant aux différents chapitres.
En complément de ces différents facteurs il me semble utile d’analyser quelques causes spécifiques de problèmes de sommeil chez le tout petit enfant.
          évaluation erronée des besoins de sommeil de l’enfant : comme nous venons de la voir, l’étude du sommeil chez le petit enfant comporte des surprises par rapport au sommeil de l’adulte. Certains parents méconnaissent le besoin de sommeil de l’enfant  et le mettent beaucoup trop tôt au lit. (voir plus loin le protocole de sommeil). L’enfant qui se réveille en pleine forme à quatre heures du matin, s’ennuie et a besoin d’un programme de distraction. C’est à ce moment là que ce créent bon nombres de cauchemars et de paniques nocturnes dont la plupart des enfants ne se souviennent même plus le lendemain.
           Crainte pour l’enfant de la coupure jour-nuit :  beaucoup d’enfants considèrent le sommeil comme un adieu ou une séparation. En effet, lorsque l’enfant s’endort, il se sépare de ses parents ainsi que de la journée qu’il vient de vivre avec tous les événements importants qui l’ont empreint. C’est pourquoi le rituel d’endormissement revêt une importance essentielle pour aborder la nuit en toute confiance. Ces rituels représentent pour lui la sécurité pour entreprendre ce long "voyage".
          Appréhension fantaisiste des phénomènes de la nuit : si l’enfant ne se sent pas en sécurité, dès que la lumière est éteinte, même avec une petite veilleuse, beaucoup de formes s’animent et deviennent pour l’enfant des fantômes de toutes les formes et de toutes les couleurs. Entre trois et quatre ans ce phénomène se présente couramment. L’enfant voit souvent des animaux, particulièrement des prédateurs qui viennent l’empêcher de dormir. Se signe est typique de l’insécurité de l’enfant et l’angoisse qui en découle. Il faut jouer le jeu avec l’enfant et faire sortir "ces vilaines bêtes" de la chambre. Ce facteur peut aussi révéler une tactique pour l’enfant à amener un parent trop absent à s’occuper de lui. Répondre aux besoins de l’enfant effacera spontanément toutes ces créations de légendes pour s’accaparer le parent qui lui manque.
          Réitération exagérée des problèmes vécus dans la journée : le petit enfant qui aura vécu une peur intense au cours de la journée, appréhendera l’abord de la nuit car il sait inconsciemment qu’il revivra ces problèmes au cours de la nuit. Par exemple : un enfant qui a perdu ses parents dans un grand magasin risque de revivre au cours de la nuit cette perte avec des dimensions exagérées. C’est pourquoi il est important aux parents d’accompagner leur enfant dans la nuit et de lui procurer toute la sécurité qui lui est nécessaire pour grandir et récupérer pendant ces heures de sommeil.
          Sur-protection des enfants : certains enfants ayant eu quelques problèmes de santé dans leur petite enfance ou ayant un handicap physique se trouvent sur protégé par leurs parents qui tombent dans une extrême opposé en maintenant des limites alors que l’enfant est en âge de pouvoir être plus autonome. L’anxiété des parents se transpose sur l’enfant qui bien sûr présente rapidement des perturbations importantes au niveau du sommeil.
Transposition des problèmes et de l’anxiété des adultes sur l’enfant : l’enfant capte les émotions et les sentiments. Ceux-ci retentissent sur l’équilibre de l’enfant et peuvent lui causer des problèmes de sommeil important lié aussi à des absences des limites nécessaires à l’enfant.
 
Sexualité – Sentiment : la sphère affective a déjà été étudiée dans différents paragraphes de ce livre. La rôle du père se révèle être d’une importance signifiante tout au long du développement de l’enfant. C’est un investissement à long terme à ne pas négliger.
La participation du papa à toutes les activités du nourrisson créera une ambiance d’harmonie, de confiance. Il fera tout pour favoriser le développement de l’instinct maternel surtout s’il s’agit du premier enfant. Il encouragera la maman à suivre les indications de son instinct car notre société déborde de slogans anti-maternels.  Il veillera également à protéger la maman en lui épargnant les tâches ménagères particulièrement au début de la vie de l’enfant. Il prêtera attention à l’influence négative de l’environnement de certaines personnes sur la famille. Les conseils de "bonne-femme" ne sont pas toujours les meilleurs que nous pouvons écouter.
Le partage du sommeil de l’enfant constituera pour le papa une source d’enrichissement fabuleuse pour la relation qu’il établira avec son enfant.
 La trilogie père-mère-enfant doit se façonner et pour cela le temps est un besoin impératif.
Dans beaucoup de ville une aide peut-être trouvée pour soulager les parents de toutes ses tâches matérielles pendant les premiers mois de la vie d’un enfant.
Le maintien du dialogue constitue une source importante d’harmonie physique dans le couple. Dès que des émotions négatives se présentent, il est utile d’en parler afin de ne pas créer de quiproquo qui pourrait perturber la relation familiale.
 
Suppression de la peur, des drogues, et tout produits toxiques : retrouvés dans l’environnement, l’alimentation, l’hygiène etc.
          Impact dû à des drogues : toutes prises de drogues alimentaires, médicamenteuses ou autre provoque chez l’enfant des perturbations hormonales et nerveuses que influenceront le sommeil. Nous remarquons très souvent l’apparition de cauchemars et de terreurs nocturnes suite à des traitements médicamenteux. Ces apparitions peuvent se manifester parfois à long terme.
          Effet des anesthésies : les effets néfastes d’une anesthésie réalisée chez un tout petit enfant se font ressentir souvent pendant de nombreuses années et même parfois au cours de la vie d’adulte. L’enfant se réveille au milieu de la nuit dans des hurlements effrénés, les pupilles dilatées, en prostration et sueur  intense. Même dans les bras de ses parents, il met un temps très long à se rassurer.
 
 
Enfin dormir !
 
Le médecin suisse Dr. Remo H. Largo a trouvé un chemin qui permet d’aider beaucoup d’enfants présentant des troubles de sommeil.
 
Actuellement, le nombre d’enfants (et de parents) ayant des problèmes de sommeil est considérable. Les enfants, pendant des mois, se réveillent plusieurs fois dans la nuit, empêchant leurs parents de dormir. A la clinique universitaire de Zürich, le Dr. Largo et son équipe ont observé pendant plusieurs années le comportement d’enfants de 0 à 5 ans pendant leur sommeil. Il importait de déterminer le nombre d’heures de sommeil diurne et nocturne dans les différents âges, quelle relation existe entre le sommeil diurne et nocturne et quand apparaissent les problèmes d’endormissement et de sommeil.
 
Les résultats de cette étude furent la base de traitement de 52 enfants de 2 mois à 3 ans avec des problèmes de sommeil. Certains enfants réveillaient leurs parents jusqu’à 9 fois par nuit. Certains enfants avaient même déjà pris des barbituriques et des calmants. Presque tous les enfants peuvent être aidés.
 
Chaque enfant a un besoin spécifique de sommeil. Il est donc erroné d’établir certaines règles comme l’enfant d’un an a besoin de 12 h de sommeil. Pour certains enfants, 9 h suffiront, pour d’autres 15 h. leur seront nécessaires. La méthode consiste d’abord à ce que les parents trouvent le nombre d’heures de sommeil nécessaires à l’enfant. Les parents tiennent un tableau sur lequel pendant 10 jours il font un protocole de sommeil. Combien de temps l’enfant dort-il le matin, l’après-midi, le soir, la nuit. A quelle heure se réveille-t-il ? Pendant combien de temps est-il réveillé ? Pendant combien de temps pleure-t-il ? Le temps de l’alimentation, le temps de jeu etc. Tout cela est inscrit sur ce protocole. Une des conditions de travail à l’hôpital est que les deux parents soient présent à la première entrevue, même si c’est souvent la mère qui se lève la nuit. Mais le père doit être informé pour qu’il soutienne le programme et ne le sabote pas.
 
Lorsqu’on compte le nombre d’heure que dort l’enfant, nous remarquons que le besoin de sommeil est constant. La plupart du temps, les parents sont surpris après ces dix jours car ils remarquent qu’ils ont surestimé le besoin de sommeil de l’enfant. Ils pensaient par exemple que leur enfant devait dormir au moins 12 heures et ils remarquent au protocole de sommeil qu’il n’en a besoin que de 10. Nous pouvons nous imaginer le résultat de cette erreur de calcul : cet enfant dort environ 2 h l’après-midi, ensuite il se réveille, il est mis au lit à 19 h, mais n’a donc encore besoin que de 8 h de sommeil… A 3 heure du matin, il est en pleine forme et réveille toute la maison ! Pas étonnant qu’après cela il aie de la peine à s’endormir et qu’il réveille plusieurs fois par nuit ses parents. La maman a trop peu de sommeil et toutes les personnes concernées deviennent de plus en plus nerveuse.
La plupart des parents reconnaissent, avec le protocole de sommeil, qu’ils doivent simplement changer les heures de sommeil de leur enfant pour avoir la paix la nuit. Comment les répartir dépend de la situation familiale. Supprimer la sieste pour pouvoir mettre l’enfant plus tôt au lit le soir, ou bien accepter que l’enfant soit en pleine forme jusqu’à 21 ou 22 heures ? Il n’y a pas d’autres possibilités. Plus l’enfant dort le jour, moins il dort la nuit. Beaucoup de mères pensent que cela fait du tort au couple si l’enfant veille tard. Après un certain temps, beaucoup de pères expriment leur joie à pouvoir profiter un peu plus de leur enfant et considèrent l’expérience comme très positive.
 
Le changement ne se fait pas du jour au lendemain. Il nécessite 2 à 3 semaines d’adaptation. Un enfant qui a été habitué à être mis au lit à 19 heures ne peut être mis à 22 heures au lit du jour au lendemain. Il est normal qu’il arrive le lendemain totalement épuisé. Mais lorsqu’avec le protocole de sommeil nous déterminons le nouvel horaire, nous pouvons reculer tous les jours l’heure d’endormissement jusqu’à l’heure désirée. Cet horaire doit être suivi scrupuleusement car si l’enfant est "ballotté" il ne peut trouver son rythme de sommeil. En tant qu’adulte nous pouvons remarquer ces difficultés après un long voyage avec décalage horaire.
 
L’expérience zurichoise démontra un certain succès. Sur les 52 cobayes, 44 purent être aidés efficacement. Un enfant était aveugle et il lui manquait l’expérience du jour et de la nuit. Les autres enfants révélaient que de gros problèmes familiaux étaient la cause principale de leur perturbation de sommeil.

  

Sommeil de l’entant Comment le faciliter

Le sommeil un facteur prioritaire de santé.
Voici des suggestions pour promouvoir un sommeil profond, réparateur et suffisant chez les enfants.
Ces recommandations s’appliquent à l’école, à la maison et dans la collectivité.
 
L’environnement physique
Le sommeil est un processus biologique qui normalement fonctionne harmonieusement tout seul. Nos habitudes sociales gagnent  à s’adapter aux rythmes naturels de notre corps pour le favoriser. Choisir et aménager l’environnement en influence aussi sa qualité car il a des répercussions significatives sur la facilité à s’endormir ainsi que sur la durée et la qualité du sommeil. Parmi ces éléments importants de l’environnement physique, on inclut la quantité de lumière, la température,  les objets et les personnes.
Voici quelques pistes pour améliorer la facilité et la qualité du sommeil de l’enfant.
 
À la maison
·         Installer téléviseur, ordinateur, tablette et autres appareils électroniques hors des chambres.
·         Dormir dans le noir le plus complet possible.
·         S’exposer à la lumière du soleil au lever le matin et pendant la journée.
·         Conserver les chambres à une température fraîche, de préférence inférieure à 20 ˚C et à un % d’humidité confortable, autour de 50 %.
·         Laisser le son des conversations atteindre l’enfant; ce son familier le rassure.
·         S’assurer que les bruits mécaniques — appareils électroménagers, machine à laver, lave-vaisselle, etc.–, les bruits électroniques –télévision, ordinateur radio, système de son, etc.–ne s’entendent pas dans les chambres
·         Éloigner tout animal de compagnie des chambres à coucher : chien, chat, oiseau, aquarium, etc.
 
Environnements social et culturel
La famille
·         Faire du sommeil une priorité au foyer.
·         Répartir les chambres de façon à affecter le moins possible le sommeil des enfants : les placer loin de la circulation principale, des bruits, des entrées et sorites, etc.
·         Éviter les disputes avant l’heure du coucher
·         Adopter des règles cohérentes sur l’heure d’aller au lit; par exemple, à une certaine heure, on se retire dans sa chambre; si on ne s’endort pas on lit ou on écoute de la musique en attendant.
·         Ne pas utiliser les chambres pour les mises à l’écart ou les punitions.
·         Terminer les corvées domestiques ou le ménage au moins 30 minutes avant l’heure du coucher
 
La routine de l’heure du coucher
·         Adopter une routine cohérente de coucher tout au long de chaque saison
·         Débuter cette routine à une heure régulière et suivre un ordre d’actions de plus en plus relaxantes, par exemple : bain, collation, brossage des dents, mise du pyjama, discussion avec les parents, lecture.
·         Adopter des heures de repas et d’activités régulières pour les enfants d’âge préscolaire.
Les enfants d’âge scolaire dorment plus longtemps quand ils se couchent avant 21 h.
·         Éviter les siestes peu de temps avant l’heure du coucher.
·         Limiter, le plus possible, les grasses matinées la fin de semaine, ce qui rendrait le réveil du lundi plus difficile.
 
Vie sociale et activités parascolaires
·         Faire de l’activité physique pendant la journée, mais pas pendant l’heure qui précède le coucher
·         Cesser toute activité stimulante, y compris les émissions de télévision, les jeux à l’ordinateur, une demi0heure avant le coucher
·         Terminer les activités parascolaires tôt le soir.
·         Adapter l’horaire des évènements communautaires à l’âge des participants
 
Les travaux scolaires
·         Réserver une heure de la journée pour faire ces travaux bien avant l’heure du coucher.
·         Séparer les espaces de travail de l’endroit où l’on dort : réserver les lits pour dormir uniquement.
·         Insister pour que l’école donne des travaux à faire à la maison d’une durée raisonnable; une heure reste un maximum.
 
Les habitudes alimentaires
  • Terminer le repas du soir au moins une ou deux heures avant l’heure du coucher.
  • Si l’enfant a faim, prendre une petite collation saine avant d’aller au lit, par exemple une petite banane.
 
L’heure du début des classes
  • Retarder l’heure du début des classes au secondaire selon les besoins des adolescents.
Les adolescents ont tendance à rester éveillés plus tard le soir et à se lever plus tard le matin.
Ils sont mieux disposés à aller à l’école plus tard le matin. Retarder les heures de début de classe améliore la vivacité d’esprit, leur sécurité et les habitudes de vie saine des adolescents.

  

Comment choisir un médecin pour votre enfant

 D’après le Dr Robert Mendelsohn, auteur de Des enfants sains même sans médecin
 
«Comment choisir un pédiatre consciencieux qui traitera mon enfant correctement?»
Information
1. Les médecins font ce qu’on leur a appris à faire.
Bien que la plupart des maladies d’enfance se guérissent d’elles-mêmes grâce aux défenses de l’organisme, les pédiatres n’ont pas appris à laisser agir la nature. On leur a appris à intervenir et toute intervention s’accompagne de risques pour votre enfant.
2. Les médecins et les parents ont l’impression qu’on doit donner un traitement : médicaments, analyses, interventions, etc.
L’enfant en a très rarement besoin. Ces traitements entrainent d’inévitables risques.
 
Action
interroger ses amis sur les pédiatres qu’ils connaissent.
Choisir celui avec lequel une majorité de ses amis a établi un bon rapport. 
Une fois le médecin choisi, observer de près son comportement avec l’enfant. Est-ce qu’il…
   fait un examen complet de l’enfant?
   interroge l’enfant en détail dès la première consultation?
   interroge le parent à chaque consultation sur ses propres observations de la condition physique et émotionnelle de l’enfant?
   écoute les réponses qu’on lui donne?
   répond complètement avec gentillesse et prévenance aux questions de l’enfant et du parent?
   démontre de la chaleur, de la confiance et de l’affection envers l’enfant?
   donne des explications détaillées sur les dangers et les effets secondaires des médicaments et interventions qu’il prescrit?
   discute franchement de la santé de l’enfant?
   reconnait parfois qu’aucun traitement ne s’impose?
   admet parfois: «je ne sais pas»?
   répond- rapidement en cas d’urgence?
Si le premier pédiatre que vous consultez ne répond pas à l’un de ces critères, dites-lui votre préoccupation. S’il ne répond pas à vos besoins, cherchez-en un autre.
Ce sera peut-être éprouvant, mais votre enfant mérite tous les efforts que vous ferez pour rechercher les meilleurs soins.
Continuer d’assumer votre responsabilité de parent et de jouer le rôle de principal intervenant dans la santé de votre enfant. Un bon médecin peut vous aider quand votre enfant est sérieusement malade, mais c’est vous qui pouvez le maintenir en santé.

  

Dents qui poussent ne causent pas de malaise

La poussée des dents est un processus physiologique parfaitement naturel et normal qui se fait sans douleur ni malaise… quand l’enfant est en santé. Les gencives sensibles lors de la poussée des dents sont causées par un déséquilibre général.
Entre l’âge de 6 et 30 mois des dents poussent presque continuellement. Les ennuis de santé pendant cette période ne sont que coïncidents et non causés par la poussée des dents. Au moment de la poussée des premières dents, plusieurs enfants se portent mal, digèrent difficilement, se tortillent de douleurs, sont irritables et peuvent perdre l’appétit. L’enfant suralimenté souffre davantage quand ses dents poussent. Même s’ils se produisent lors de la poussée des dents ces ennuis sont dus à d’autres causes.
Dans la plupart des cas on obtient une amélioration rapide simplement en modifiant leur alimentation. S’il est fiévreux et agité, la mesure la plus importante reste de nourrir le bébé légèrement, lait maternel ou aucun lait et jus de fruits,. Ainsi la douleur diminuera, l’inflammation réduira et le système digestif se rétablira. L’inflammation légère des gencives, l’agitation légère, la perte de la faim se replaceront bientôt.
Si l’enfant a la diarrhée, c’est que le corps se purge de ses impuretés, y compris du surplus de graisse. Quand ce nettoyage sera effectué, la vigueur générale et la croissance reprendra, les dents reprendront aussi leur développement. La vigueur des bébés leur donne la puissance de se rétablir et de retrouver leur équilibre rapidement.

  

Bébés ont avantage à naître au printemps

 

La plupart des mammifères ont leurs petits au printemps. Chez les humains, l’instinct sexuel augmente à l’été. Un bébé né au printemps a plus de chances de survivre.

C’est au printemps que les légumes frais apparaissent, assurant ainsi à l’enfant un lait maternel nutritif et abondant. La température est alors chaude et le bébé peut bénéficier du grand air et du soleil, qui est absolument essentiel pour l’assimilation et l’utilisation du calcium, du fer et d’autres éléments, et ainsi développer des dents et des os sains, solides et durables.
Le lait contient le plus de vitamines de mai à juillet et le moins dans les mois d’hiver. Le printemps et l’été produisent le meilleur lait.

  

Amener son enfant à se nourrir

Plutôt que de dire à mon fils «Mange toute ta salade!»,
je lui dis «Ne mange pas tout ce chou! Donne-m’en un peu.
Je ne veux pas que tu deviennes plus fort que moi!»
Dr Joel Fuhrman
Présenter la nourriture à l’enfant et non pas le faire manger
Manger est une fonction biologique essentielle. Le corps s’active et se nourrit quand il a besoin de refaire ses réserves de nutriments.
Le geste sain consiste à avancer la main vers l’aliment qui répond à notre faim et à le porter soi-même à sa bouche avec appétit. Par exemple, le bébé qui a faim s’active pour téter; la mère n’a qu’à lui présenter le sein. Ou encore l’enfant qui a faim attrape des noix, un fruit, des biscuits, selon ce qu’il trouve sous la main.
Le mouvement vers la nourriture doit venir de l’enfant et non d’un geste du parent qui pousse de la nourriture dans la bouche de l’enfant ou qui insiste pour qu’il mange.
Dans plusieurs cultures des paniers et des plats d’aliments sont placés au milieu du cercle familial et chacun prend ce qui l’attire et détermine lui-même quand sa faim a été comblée. Cette formule permet de respecter la faim de chacun.
La tâche du parent consiste à rendre disponibles des aliments à la fois sains, variés et attrayants pour que l’enfant puisse se nourrir. Le parent assure la qualité des aliments et l’enfant détermine la quantité dont il a besoin…
Aussi est-il préférable d’entendre un enfant demander «Quand est-ce qu’on mange?» que d’entendre un parent crier «Cessez de jouer et entrez manger, c’est l’heure!»
 
Le corps sait choisir son menu
On peut en toute quiétude laisser l’enfant manger ce qu’il a envie de manger… si on lui fournit des aliments à l’état naturel, sans sucre, sel, poivre, épices, etc. ajouté.
À tout âge, l’enfant veut et peut manger par lui-même.Le meilleur juge de la quantité d’aliment nécessaire est l’enfant lui-même. L’enfant sait quand il a faim et de quoi il a faim.
Une expérience prolongée a démontré que les enfants adoptent une alimentation équilibrée quand ils ont le libre choix de ce qu’ils mangent. Souvent ils mangent le même aliment pendant plusieurs repas et même plusieurs jours, puis ils mangent d’autres aliments pour finalement équilibrer leur menu.
Offrir des aliments sains, en petites portions; lui laisser la possibilité d’en redemander plutôt que d’insister pour qu’il finisse sa trop grande portion.
Forcer un bébé ou un bambin à manger plus qu’il n’a faim ne lui permet pas de «prendre des forces» ; mai si ne fait que surcharger son système digestif, lui cause divers malaises et l’affaiblit.
Ne pas insister pour qu’un enfant mange. S’il n’a pas faim le laisser sauter un repas ou attendre la faim.
Aucun aliment n’est indispensable. Si un enfant n’aime pas les épinards lui offrir d’autres légumes qui lui plaisent
Pour sauvegarder l’instinct de bébé ne lui offrir pendant que des aliments crus et non mélangés pendant deux ans. Ensuite, le laisser choisir ce qui lui convient.
Se nourrir répond à un besoin physique
Ne pas traiter la nourriture comme un objet de récompense ou de punition et ne pas en faire l’objet de manipulation, au risque de biaiser la faim naturelle de l’enfant.
Conditionner son amour de l’enfant au fait qu’il mange ou ne mange pas tel aliment perturbe le comportement de l’enfant envers la nourriture. Ce déséquilibre risque de le suivre toute sa vie. Il pourra alors par exemple rechercher une compensation dans la nourriture.
 
Règles d’alimentation saine
1.Nourrir l’enfant d’aliments naturels, crus, non traités.,.
2.Ne pas suralimenter l’enfant. Prendre trois repas modérés par jour.
3.Faire des repas simples. Combiner des aliments qui se digèrent facilement ensemble.
4.Ne pas donner de céréale avant l’âge de deux ans.
5.Ne pas nourrir l’enfant quand il n’a pas faim, est irritable, se sent mal, est fatigué, souffre de chaleur ou de froid, ou est en détresse, et surtout s’il fait de la fièvre,
6.Apprendre tôt à l’enfant à mastiquer entièrement tout aliment.
7.Donner des aliments solides selon la dentition du bambin.
Alimentation de l’enfant
Après le lait maternel, les fruits et les légumes frais seront ajoutés au menu de l’enfant.
En saison, et bien mûrs, tous les fruits conviennent. Offrir le choix à l’enfant. Il choisira d’abord sans doute les plus juteux et par la suite les plus consistants, selon l’évolution de sa dentition. Donner la pulpe à l’enfant et non simplement le jus.Quand ses dents sont suffisantes, lui donner des noix variées, sauf des arachides, qui contiennent des éléments indésirables et sont reliés à plusieurs allergies.
Les céréales et les légumineuses sont parmi les aliments les plus difficiles à digérer, surtout par un enfant qui n’a pas les dents pour les mastiquer.
Faire un repas de fruits ou de légumes verts avec un féculent OU une protéine.
 
Manger sain, équilibré et varié
La variété des saveurs développe le goût et l’odorat. Plus l’alimentation est variée, plus le corps reçoit tous les nutriments nécessaires à son équilibre. L’équilibre général de l’alimentation s’évalue sur plusieurs jours.
Si l’alimentation est limitée et cuite, l’enfant sera conditionné dans ses goûts et ne voudra plus goûter à d’autres aliments que ceux qu’il connaît.
Les fruits sont d’excellentes sources de vitamines, de minéraux, de sucres organiques et d’eau pure.
Manger de 5 fois plus de légumes et de fruits que de protéine.
On peut donner à l’enfant le jaune d’œuf, un aliment alcalin, mais pas le blanc qui est acide et sera mal assimilé. On peut tout aussi bien ne pas manger d’œufs.
 
Alimentation équilibrée pour enfant
Nourri du menu courant, un enfant aura plusieurs carences et plusieurs excès. En mangeant végétalien il aura peut-être une carence en vitamine B-12 !? On ne risque pas une carence en fer en mangeant végétarien. Chose certaine le menu courant manque de végétaux.
Un menu équilibré pour un adulte sédentaire contient en toutes saisons 20 % d’aliments protéinés. Les enfants qui grandissent en ont plutôt besoin de quelque 30 %. L’enfant doit trouver plusieurs fois par jour, le tiers de son assiette garnie d’un aliment sources importante de protéines : noix, légumineuses, etc.
Enfant ou adulte, éviter les combinaisons difficiles : fruits ou sucre et féculents, acides et féculents. Manger une protéine à la fois.
Varier le menu selon les saisons
Instinctivement on mange moins par temps chaud que par temps frais ou froid. L’été on mange plus de légumes, de fruits frais, de melons, etc. L’hiver, on mange plus de pain, de pommes de terre, de légumineuses, de céréales, etc.  On doit offrir aussi cette variété aux jeunes enfants.
L’appétit varie entre 12 et 18 mois
La croissance de la naissance à 12 mois est très rapide. En général, bébé double son poids de la naissance à 4 mois et le triple vers 12 mois. Par la suite, la croissance ralentit. Il est alors normal que la faim diminue.
Mange-t-il assez ?
Pour le savoir, observer l’enfant plutôt que supposer. En général, est-il en bonne santé? De bonne humeur? Enjoué ? Curieux ? Actif? A-t-il des muscles solides et développés? Grandit-il normalement ? Prend-il du poids ? Si oui, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
Noter que les bébés allaités et les enfants végétariens grandissent moins vite. La moyenne des enfants grandissent trop vite par une absorption excessive de protéines, qui entraine aussi obésité et fragilité des dents et des os.
S’il ne mange vraiment pas assez, revoir la façon dont on aborde la nourriture et les repas : si le parent est anxieux, fait pression sur l’enfant pour qu’il mange ceci ou cela, l’enfant résiste pour gérer lui-même son alimentation.
Menu et activité de l’intestin
Des selles régulières sont un bon indice d’une alimentation équilibrée. Diarrhée, constipation, gaz occasionnel montre que le corps s’adapte à une variation du menu. SI cette situation persiste des changements au menu s’imposent : moins de fibres en cas de diarrhée, plus de fibres en cas de constipation, combinaisons alimentaires simplifiées en cas de gaz intestinaux. Ces troubles peuvent aussi être reliés à des tensions psychologiques, habituellement familiales.

 

Nourrir soi-même son bébé

Faire un bel enfant… ça se prépare !

La qualité du spermatozoïde et de l’ovule lors de la conception influence la qualité de l’enfant qui va naître de cette rencontre. Cette qualité dépend de l’hérédité et du mode de vie des parents pendant les années qui précèdent la fécondation. Tout au long de la grossesse la maman influence l’alimentation de son bébé à naître en se nourrissant sain et équilibré.
 
Le premier aliment de l’enfant est le lait de sa mère
Le meilleur aliment qu’on puisse donner au bébé reste le lait maternel comme menu exclusif pendant les 6 premiers mois de sa vie. C’est ce que recommande l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La nature a prévu cet aliment exceptionnel qui regroupe tous les avantages tant pour la mère que pour l’enfant.
 
Avantages pour l’enfant :
– Les premiers jours, le lait maternel contient du colostrum, source d’anticorps, qui fortifie son immunité.
– Tous les nutriments sont sans cesse adaptés à la croissance et au développement du bébé: le lait est différent au début et à la fin de la tétée, quand le bébé a 2 jours, 2 mois ou 2 ans, quand il grandit rapidement ou lentement.
– En particulier le lait maternel a tout juste le taux de protéines qui convient à la croissance du bébé. En général, un bébé double son poids en 6 mois. Un veau double son poids en 2 mois nourri au lait seul. Le lait de vache contient trop de protéines pour le bébé.
– Le lait maternel est de igestion facile, assimilation maximale.
– L’allaitement favorise le développement des mâchoires, des gencives par le travail musculaire de la tétée.
– La succion développe la sensorialité des papilles gustatives par les saveurs variées du lait de la maman.
Le bébé n’a pas besoin de prendre des aliments solides avant qu’il n’ait une digestion complète et une dentition suffisante.
– Les problèmes de végétations adénoïdes et d’amygdales enflées sont pratiquement inexistants parmi les bébés allaités.
– Les allergies de toutes sortes sont très peu fréquentes chez les bébés allaités.
– Le taux de mortalité en bas âge est beaucoup plus bas chez les enfants allaités.
– Les bébés allaités ont une meilleure santé et un meilleur départ dans la vie. Aucun autre moyen ne peut donner autant d’avantage. Ils sont plus vigoureux, plus forts, plus joyeux que iles bébés nourris au biberon.
– Les contacts étroits entre la mère et l’enfant établissent les meilleures conditions pour le développement du système nerveux de l’enfant.
– Suite à cette étape d’attachement réussie, les enfants allaités longtemps deviennent plus autonomes.
 
Avantages pour la maman
– Le lait maternel n’exige aucune préparation, est toujours prêt, toujours frais, à température idéale, impeccablement propre et exempt de toute contamination et coule directement du producteur au consommateur, comme la nature l’a destiné.
– La mère gagne du temps en n’ayant pas à se lever, préparer des biberons, les laver, etc.…
– Un bébé allaité a meilleur odeur.
– La tétée favorise la contraction de l’utérus et sa remise en place rapide après l’accouchement
– Les risques d’hémorragies après l’accouchement en sont aussi considérablement réduits.
– L’allaitement prévient la dépression post-partum. La maman garde la pleine forme après l’accouchement.
– L’arrimage des cycles de sommeil de la mère et de l’enfant permet à la maman de récupérer plus vite.
– La mère qui allaite sent moins de fatigue et récupère plus rapidement sa forme physique,
– La période sans menstruations est généralement plus longue.
– L’allaitement est économique : pas d’achat de lait de vache ou d’autres préparations, pas de biberons, de stérilisation, de chauffe biberon, etc…
– L’allaitement reste un moyen essentiel pour équilibrer son poids, prévenir le cancer du sein.
– Nourrir son bébé au sein favorise le développement des qualités maternelles : la prolactine, hormone secrétée pendant la lactation produit une sensation d’euphorie pendant l’allaitement et renforce la relation entre l’enfant et sa maman.
– Et l’allaitement développe la beauté de la poitrine!
Déroulement de l’allaitement
Le nouveau-né possède le réflexe de téter quelle que soit sa position. Il y a autant de techniques qu’il y a de couples mère-enfant ! Seul le bébé sait quand il a besoin de nourriture.
Le bébé se nourrit de ce que la maman mange : si son menu est sain et équilibré, son bébé mangera sain et équilibré.
Quand le bébé a besoin que le lait de sa maman s’enrichisse il va téter plus souvent et plus longtemps jusqu’à ce que la composition du lait s’adapte à son besoin.
Environ toutes les 6 semaines et durant plusieurs jours, le rythme et la vigueur de sa tétée se modifient pour répondre à sa croissance. Connaissant ce besoin, les mamans ne s’inquiètent pas et savent que leur lait doit changer pour correspondre au développement de son bébé.
Au cours des premières semaines de la vie de bébé le lait est stocké en partie dans les seins de sa maman. Ensuite, plus l’enfant grandit, plus il est fabriqué sur «demande».
 
Combien de temps allaiter ?
En se gardant en forme et en santé, la maman pourra allaiter son enfant longtemps.
La mère a avantage à être disposée à allaiter selon le besoin de son enfant, sans désirer prolonger ni raccourcir cette période à sa guise. Si l’enfant sent qu’il perturbe sa maman par ses tétées, il abandonnera en général rapidement l’allaitement. Plus on répond au besoin physique et psychologique de l’allaitement moins on aura de souci à s’occuper de la santé et du bien-être de son enfant par la suite. C’est un investissement de temps et d’énergie fort bien avisé.
Ce n’est pas au parent mais à l’enfant de déterminer quand il n’a plus besoin de téter. Un bébé élevé naturellement manifeste son besoin d’autres aliments que le lait maternel. Par exemple un bon matin, l’enfant dire «Pas téter. Déjeuner.»
Ce moment peut être précoce chez certains bébé et tardif chez d’autres : en général entre 4 et 8 mois.
Allaitez votre enfant tant que vous pouvez. Tant qu’il est actif, joyeux et grandit bien votre lait lui suffit. Au besoin, lui donne du jus d’orange et de raisin chaque jour, en plus de votre lait.
Substituts de lait maternel
Rien ne peut remplacer intégralement le lait maternel. Certaines situations nécessitent la recherche de solutions de remplacement.
À défaut de lait maternel, rien ne vaut une nourrice joyeuse, vigoureuse, propre et bien nourrie.
Si c’est vraiment impossible, recourir à un lait animal.
Le lait de jument a la composition la plus proche du lait maternel. Il convient aux bébés prématurés.
Le lait de chèvre a une composition proche du lait maternel.
Le lait de brebis a une composition assez proche du lait maternel.
Le lait de la vache doit être dilué, car il contient trop de protéines.
Ne pas chauffer ces laits plus que la température du corps, pour en conserver les enzymes.
Quantités de lait
Le bébé sait de combien de lait il a besoin pour combler sa faim.
Elle peut varier et ressemble à :
Avant 6 mois : 125 ml de lait par repas.
À 6 mois : 200 ml de lait par repas.
À 9 mois : 250 ml de lait par repas.
Ne pas dépasser 250 ml de lait par repas.
Ne pas ajouter de sucre au lait, car Il a tendance à produire des problèmes digestifs et la fermentation. Donner à un enfant tout le sucre dont il a besoin sous forme de jus de fruits ou de fruits, surtout des raisins frais, crus, de culture biologique.
Ajouter des jus de fruits frais au menu de bébé
Les premiers aliments qu’on ajoute au menu du bébé sont le jus de fruits puis des fruits juteux : raisin, melon, orange, fruits secs trempés une nuit, etc.
Le jus d’orange est un des aliments les plus délicieux et attirants qui conviennent aux bébés. Il contient des nutriments qui sont absorbés et assimilés rapidement. Plus l’orange est sucrée, plus elle régénère. L’orange est riche en calcium et autres sels minéraux alcalins et prévient l’acidose.  Elle aide à absorber le calcium et le phosphore et à assimiler les protéines
Donner le jus de fruit seul, comme un repas en soi, plusieurs heures après un repas de lait.
Adapter la quantité à la faim de l’enfant, soit environ :
60 ml à plus de 2 semaines
125 ml à plus de 3 mois
250 ml à plus de 6 mois,
Menu type pour bébé
 6 h : Lait.
10 h : jus de fruit acide : orange, tomate ou autre.
12 h : lait
15  h : Jus de fruit doux : raisin, melon ou autre.
18 h : Lait.
Le bébé est le plus grand gourmet !
Les enfants ont beaucoup plus de papilles gustatives que les adultes : le nouveau-né 8 à 10 000 ; l’adulte 4 à 6000 ; les personnes âgées 2 à 3 000. Les bébés ont un goût très prononcé.
On a donc avantage à se fier à ses goûts et préférences qui correspondent aux besoins de son corps en développement.
 
Progression de l’alimentation du bébé
L’apprentissage de la nourriture passe de la tétée à la mastication. La mastication remplace petit à petit la tétée entre 6 et 30 mois. La mastication devient de plus en plus efficace avec l’apparition de toutes les dents. On doit donc introduire progressivement des aliments masticables dans le menu de l’enfant.
La quantité et l’alignement des dents est nécessaire pour mastiquer et donc digérer les aliments.
Comment donner à manger à un bébé ?
Un beau jour, bébé montre qu’il veut mettre dans sa bouche ce que papa ou sa maman mange.
Au début, il mâchouille avec ses gencives de gros morceaux de fruits –raisins, fraises, pêches, etc.—ou de légumes –céleri, concombre, etc,– puis les recrachera. Petit à petit il retirera de plus en plus de jus, puis un peu de pulpe jusqu’au jour, entre temps ses dents seront sorties, o il sera capable de tout mâcher tout seul.
Les céréales ne feront partie du menu de l’enfant que beaucoup plus tard, quand il aura notamment une abondante salive et quand sa salive contiendra la ptyaline, nécessaire pour digérer les céréales.
On peut ajouter progressivement au menu de bébé, 1 ml pour commencer :
– purée de noix ou d’amandes : les faire tremper une nuit, retirer la peau et réduire en purée..
– jaune d’œuf cru.

 

Aider l’enfant à s’endormir

 

Tout s’apprend chez l’être humain, y compris la façon de trouver le sommeil et de bien s’endormir. L’endormissement reste un moment délicat, parfois difficile, aussi bien pour l’adulte que pour l’enfant. La qualité du sommeil de la nuit entière dépend largement de ce moment. Il importe donc d’y accorder de l’attention.
 
Les facteurs physiques
Pour qu’un enfant s¹endorme plusieurs facteurs de confort doivent être présents : Observer les signes de besoin de sommeil : bâillements, ralentissements des gestes, froissements des yeux, etc. Ressentir une fatigue suffisante Réserver un nombre d’heures de sommeil adapté à ses besoins Assurer une chaleur suffisante : au besoin, mettre un pyjama à manches et jambes longues et chaussettes Dégager le nez Inviter l’enfant à se rendormir.
 
Les facteurs psychologiques
Traiter tout événement particulier vécu dans la journée ou récemment : décès d’un proche, visionnement d’un film troublant, déménagement, arrivée d’un nouveau bébé, querelle familiale, etc. Permettre à l’enfant d’en parler jusqu’au bout : on peut être surpris par le sujet d’anxiété chez l’enfant. Par exemple, il peut avoir peur d’un bruit, de l’obscurité, d’un mouvement qu’il voit ou entend, de faire des cauchemars, peur de la sensation d’engourdissement et de lourdeur qui précède le sommeil, crainte que le parent s’en aille.
 
Condi8ons favorables
Créer des conditions propices au sommeil: calme, silence, obscurité, etc. Créer des rituels propices au sommeil: objet préféré, couverture, peluche ou autre, chanson, histoire avant le coucher, musique calme, etc. favorisant un sommeil paisible.
 
Transition
L’enfant qui a appris à s’endormir dans une condition précise – avec une musique, une berceuse, la présence d’un parent – reste habitué à ce rituel et peut croire pendant un certain temps qu’il est nécessaire de l’avoir. On aide alors l’enfant à faire une transition par exemple du toucher au parler pour s’endormir. Lui expliquer avant le coucher qu’on va changer la manière de l’endormir, par exemple: «Avant, on te tenait la main pour t’aider à t’endormir. Maintenant tu es plus grand, on va te parler. Dors. Tu peux dormir dans ton lit. Oui, tu es capable de t’endormir.» S’il se réveille la nuit, allez le voir, lui parler un peu, puis le laisser s’endormir. S’il pleure, lui parler après 3 minutes, puis 5 minutes, puis 7 minutes. Le laisser dans son lit.
 
Expliquer
Expliquer ce qu’est un mauvais rêve. L’aider à distinguer le réel et l’imaginaire. Expliquer où on va, ce qu’on fait, quand on revient, quel est ce bruit, ce craquement, etc. Expliquer la différence entre le sommeil et la mort, s’il y a lieu. Exprimer clairement mon besoin d’être seul, tranquille ou avec mon conjoint.

 

Chaussures de l’enfant Les premières

 

Lorsque l’enfant fait ses premiers pas, quelles chaussures adopter ?. Avant que l’enfant ne marche, les chaussures ne sont pas nécessaires. Marcher nu-pieds ou avec des bas antidérapants est préférable ; cela permet à l’enfant de bien sentir son équilibre et d’expérimenter différentes surfaces.
Une chaussure de qualité doit être souple, avoir un bon support à la cheville, une semelle non rigide antidérapante et un petit talon. Chaque mois, mesurer le pied pour ajuster la chaussure. Laisser un espace d’un demi-centimètre entre le gros orteil et le bout de la chaussure ; on peut alors glisser un doigt à l’arrière de la chaussure, lorsque l’enfant est debout. S’assurer que les orteils peuvent bien s’étaler.
Porter un bas de coton dans une chaussure en cuir évite les problèmes de transpiration.
Le jeune enfant qui rampe encore, doit porter des sandales avec un bout fermé aux orteils.
Les chaussures usagées ne correspondent souvent pas à celle du deuxième enfant.
Ne pas mettre de chaussures trop grandes, car elles causent des frottements douloureux.
Durant sa première année de marche, l’enfant aura besoin de deux ou trois paires de chaussures.
 

 

Céréales ne conviennent pas aux bébés

 

Les céréales et autres aliments farineux exigent une mastication longue et une insalivation complète. Les bébés ne peuvent pas les digérer tant qu’ils n’ont pas la dentition nécessaire pour le faire.
Les bouillies de céréales sont avalées sans être insalivées par des bébés dont les sucs digestifs sont mal adaptés à la digestion des amidons.
La salive du bébé ne contient pratiquement pas de ptyaline, l’enzyme qui convertit l’amidon en sucre et le rend ainsi digestible et assimilable. C’est ce qui explique les désordres digestifs qui résultent de l’alimentation des bébés par des céréales. Souvent on croit que les céréales sont nourrissantes pour les bébés, alors qu’elles sont tout simplement difficiles et longues à digérer. L’ajout de lait aux céréales les rend encore plus difficiles à digérer. La combinaison du lait et des céréales entraîne des fermentations, qui déclenchent des flatulences, signes de mauvaise digestion.
Les fruits et les légumes verts ne nécessitent pas de ptyaline pour leur digestion.
Les farineux et les légumineuses peuvent se digérer à partir de l’âge de deux ans, alors que l’enfant a une dentition complète.
Quand on donnera des céréales aux enfants de deux ans et plus on devrait évidemment leur donner des céréales complètes, et les servir sèches, comme on mange du riz, pour en assurer la mastication minutieuse et l’insalivation complète. Ils devraient être consommés avec des légumes verts, et pas avec des fruits, des aliments sucrés ou du lait.
 
 

 

Bébé gras ne signifie pas bébé en santé

 

 On croit à tort qu’un bébé gras est un bébé en santé : c’est un bébé obèse. L’entretien de tissus adipeux excédentaires épuise l’organisme et ralentit la croissance.
Les bébés gras ont souvent le nez qui coule, la respiration difficile, ont souvent le rhume, font souvent de la fièvre, sont peu actifs physiquement et parfois mentalement.
Et on sait que l’obésité infantile risque de durer toute la vie.
Au temps de la colonie on voulait avoir un bébé gras, parce qu’une grande proportion des bébés mouraient amaigris avant l’âge de 2 ½ ans.
Les bébés nourris au sein sont rarement gras !
Un bébé en santé est plutôt un bébé actif, musclé, robuste, fort et endurant.