Mort naturelle Pour une

 

La question de Mourir dans la dignité se pose avec d’autant plus d’acuité maintenant que plusieurs gouvernements révisent leurs lois à ce sujet et interrogent les citoyens sur leur vision d’une mort digne.
L’acharnement thérapeutique est sans doute une cause importante de souffrances prolongées inutilement.
Voici un point de vue original sur la fin de vie naturelle. Il vise à éclairer un chemin sur lequel chacun et chacune pourraient se retrouver un jour.
Quand un corps ne peut plus se nourrir, quand on le force à manger sans faim ou à être nourri par perfusion, on va sans doute à contrecourant de son organisme, on lui occasionne des pénibilités qui rendent ses derniers temps de vie inutilement douloureux.
Plus une mort est naturelle, plus elle est douce, paisible, confortable, et se fait à un âge avancé.
Comme on l’observe dans le monde animal et dans les sociétés dites primitives, quand une personne est rendue au bout de sa vie, elle cesse de s’activer, puis de se nourrir, se retire et quitte la vie comme une chandelle qui a brûlé toutes ses énergies.
À titre de témoignage qui illustre bien ce point de vue, je joins le récit moderne, récent d’une femme qui a accompagné son mari dans une mort paisible et choisie délibérément. On voit comment, en étant attentif aux signaux de son corps, il réduit puis cesse son alimentation, comment ses forces diminuent progressivement et comment il quitte la vie en cessant de respirer en toute lucidité, sans tourment et sans douleur.
Toutes les fins de vie ne peuvent peut-être pas ressembler en tous points à celle-là, mais on peut tout de même s’en inspirer pour prendre des mesures appropriées en fin de vie. Nous pouvons par exemple parmi les méthodes d’acharnement thérapeutique, éviter de nourrir de force une personne qui ne ressent ni faim ni appétence, accepter que les forces d’une personne diminuent progressivement et inévitablement, accompagner une personne dont la lumière s’éteint lentement et inévitablement.
Le texte joint Nous ne serons plus jamais deux, est extrait de Loving and Leaving the Good Life, écrit en 1992 par Helen Nearing, qui a vécu dans le Maine 91 ans, dont 60 ans avec son mari, Scott Nearing, à la fois dans leur vie rurale exemple précurseur de simplicité volontaire et leur action pacifiste, qu’ils ont décrites dans 18 livres.