Douleur ou malaise ?

De la douleur au malaise au calme
 
Un déséquilibre qu’on accueille, qu’on observe, qu’on accepte devient un malaise.
Un déséquilibre qu’on craint, qu’on rejette, qu’on combat devient une douleur.
 
Le malaise
On a un malaise quand on se sent hors de sa zone de confort.
Gouter un aliment inconnu, participer à une première course à pieds, utiliser un nouveau programme informatique, etc. peuvent causer un malaise.
Pour apprendre quelque chose de cette expérience, on doit franchir ce malaise : ni l’éviter ni le combattre mais en faire l’expérience.
Observer le malaise, l’apprivoiser, le voir, l’apercevoir le transforme bientôt en aise, en évènement ordinaire, courant, normal.
 
Expérience : Décrire sa douleur Observer son malaise
Que j’ai guidé des centaines de personne à faire.
Quand on ressent une douleur : la percevoir comme une sensation, puis…
          La dessiner sur papier en couleurs.
          La décrire physiquement à une autre personne : sensation spécifique.
          La décrire comme un objet : sa longueur, sa largeur, sa profondeur, sa texture, son pids, etc.
          À toutes les 30 secondes effacer le dessin ou la description et recommencer à neuf en appliquant les mêmes consignes.
          (Évidemment, les réflexes comme Expliquer la cause de la douleur, Élaborer des plans pour s’en débarrasser, Poser des questions sur le pourquoi et le comment, Pester contre cette sensation désagréable, Se révolter contre sa condition, etc. se manifestent à l’occasion. Alors, simplement revenir à sa tâche actuelle : dessiner ou décrire la sensation.)
          Poursuivre l’expérience, jusqu’à ce qu’elle disparaisse, mais sans qu’on ait comme but de la faire disparaitre.
 
Apprivoiser un malaise
Apprivoiser un malaise reste une des habiletés les plus importantes à employer dans tous les domaines de sa vie. Plus on y réussit plus on repousse les limites de sa vie.
Pistes
·         Essayer ce procédé dans des situations plus légères.
·         Faire l’expérience en position de maitrise : arrêter après deux erreurs et reprendre à un autre moment.
·         S’immerger dans le malaise. Plonger dedans. Etre dedans. L’accueillir. L’accepter.
·         Essayer d’agrandir progressivement sa zone de confort.
·         Considérer le malaise comme un ami. S’il est là, c’est qu’il est utile pour nous éveiller, comme un gardien ou une alarme.