Pesticides Comment les remplacer

Les pesticides contaminent l’eau, l’air, le sol et par la suite affectent l’être humain, qui respire l’air, boit l’eau, consomme les aliments cultivés dans ce sol.
Les gouvernements contrôlent l’homologation, la mise en marché, l’étiquetage, la vente, l’utilisation, l’entreposage, le transport et l’élimination des pesticides. Les municipalités règlementent aussi l’utilisation des pesticides en milieu urbain.
On peut utiliser divers produits au lieu des pesticides. Voici des recettes maison pour contrôler les insectes nuisibles.
 
Savon à vaisselle
Le savon tue l’insecte au contact.
 
Barre de savon
Râper du savon sur le gazon contrôle une infestation de vers blancs. La pluie le dilue et le répand. Il agit aussi comme répulsif pour d’autres bêtes tels que les ratons-laveurs qui n’aiment pas le gout du savon.
 
Bicarbonate de sodium
On utilise ce fongicide directement sur le champignon.
 
Épices : moutarde forte, poivre de Cayenne
Les épices fortes sont des répulsifs efficaces contre les insectes.
On les saupoudre directement sur le sol ou autour d’un plant que l’on souhaite protéger.
 
Ail
Par son odeur, l’ail est un répulsif efficace contre plusieurs insectes.
 
L’huile de dormance
Ce pesticide maison efficace contrôle :


Acariens
Champignons
Chenilles
Cochenilles
Œufs de pucerons
Organismes pathogènes
Psylles
Pucerons


L’huile de dormance est simple à préparer et fonctionne pour un grand nombre de problèmes d’insectes.
Préparation
Mélanger juste avant l’application :
eau : 1 l
huile végétale (canola, soja, sésame, tournesol, maïs) : 15 ml
savon à vaisselle : 5 ml.
Utilisation
Pulvériser sur le tronc, les branches des arbres et arbustes
TÔT AU PRINTEMPS avant l’éclatement des bourgeons,
ou À L’AUTOMNE, après la chute des feuilles.
Ne pas appliquer s’il y a un risque de pluie dans les 48 heures pour donner au produit le temps d’agir avant d’être lavé par la pluie.
En présence de champignons
Ajouter au mélange 15 ml de bicarbonate de soude.
Pulvériser sur et sous les feuilles dès l’apparition des premiers champignons pathogènes.

  

Engrais naturels

On fertilise le sol pour qu’il nourrisse les plantes. Fertiliser avec des engrais organiques, qui contiennent non seulement les composantes majeures dont les plantes ont besoin: azote (N), phosphore (P), potassium (K), mais aussi calcium (Ca), magnésium (Mg) et soufre (S), et plusieurs autres minéraux, ainsi que des enzymes et d’autres bioéléments qu’on ne cesse de découvrir.
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Les éléments principaux des engrais
 
Les 3 éléments fondamentaux
L’azote stimule la croissance des racines.
Le phosphore favorise le développement des racines et influence la qualité des fruits.
Le potassium augmente la résistance aux maladies et améliore la qualité des fruits.
Par exemple, une formule 20-8-20, contient 20 parts d’azote, 8 parts de phosphore et 20 parts de potassium. Ces éléments peuvent provenir d’engrais chimiques ou organiques : la liste des ingrédients nous informe des sources.
Les 3 éléments complémentaires
Le calciumest nécessaire à la fabrication des parois cellulaires.
Le magnésium est l’élément central de la chlorophylle.
Le soufre entre dans la composition des protéines végétales.
Les 8 éléments mineurs ou oligo-éléments
nécessaires à une bonne croissance:


Bore (B)
Chlore (Cl)
Cobalt (Co)
Cuivre (Cu)
Fer (Fe)
Manganèse (Mn)
Molybdène (Mo)
Zinc (Zn)


L’agriculture biologique est bénéfique pour notre santé et pour celle de la planète
L’agriculture biologique est durable : elle boucle les cycles de l’énergie, du carbone, de l’azote, de l’eau, et des micronutriments. Les aliments cultivés biologiquement contiennent plus de substances nutritives. L’agriculteur biologique remplace les bio-éléments en utilisant des ressources renouvelables.  L’agriculture biologique nourrit et régénère le sol. Elle favorise la vie des champignons, qui libèrent des minéraux et échangent des minéraux pour des sucres, les bactéries qui fixent l’azote, gaz vital pour tous les systèmes métaboliques et reproducteurs.
 
Les engrais organiques ou biologiques
Les engrais organiques stimulent la vie du sol et comportent peu de  risques de surfertilisation et de pollution. Ils sont composés de compost, d’algues, de farines végétales, de fumier, etc. Ils améliorent la composition du sol. Ils sont en général absorbés lentement par le sol. On combine les engrais à action rapide et à action lente. On arrête la fertilisation azotée au sol vers la fin de juillet.
Les engrais organiques à action rapide
 
Algues liquides: 0.5-0.2-17.
Riche en oligo-éléments, en vitamines et en cytokinine, une hormone végétale qui stimule la croissance.
Basalte ou Bio-Roche: 0-0-4.
Riche en magnésium, en calcium, en oligo-éléments et en silice, qui améliore la résistance des plantes aux insectes, aux maladies et à la sécheresse.
Grâce à son pouvoir tampon, le basalte neutralise les sols acides autant que les sols alcalins.
Émulsion de poisson: 5-2-2.
Fournit un grand nombre d’oligo-éléments.
Farine de sang: 12-0-0.
Sel d’Epsom: contient environ 10 % de magnésium et 13 % de soufre.
Stimule la floraison des rosiers et des orchidées et accentue la couleur du feuillage.
Sulphate de potassium et de magnésium (Sul-Po-Mag): 0-2-22 + 22 % soufre et 11 % de magnésium.
Les engrais organiques à action lente
Cendre: 0-1,8-5,5 + 23 % de calcium
Farine de crevettes ou de crabes: 4,5-5,5-0,2 ou 8,5-6-1,2.
Temps de libération: un à quatre mois.
Riche en calcium et en magnésium. Contient de la chitosane, un stimulant de croissance, et limite l’activité des nématodes.
Farine d’os: 2-11-0 (variable). Temps de libération: un à quatre mois. Riche en calcium.
Farine de plume: 13-0-0. Temps de libération: environ quatre mois.
Farine de poisson: 10-6-2. Temps de libération: un à quatre mois.
Fumier de poule déshydraté: 4-2-2.
Temps de libération: un à quatre mois. Bonne teneur en calcium.
Farine de soya: 7-2-1.
Temps de libération: un à quatre mois.
Gluten de maïs: 9-0-0.
Temps de libération: un à quatre mois. Inhibe la germination des graines.
Contrôle la digitaire astringente et le pissenlit, mais réduit également la germination du rumex crépu, de la renouée des oiseaux, du chénopode, de l’amarante et du plantain.

Jardiner dès l’enfance

Les enfants qui  jardinent développent leurs connaissances, s’intéressent à la nature et à la vie saine et sont plus heureux, confiants et patients.

Les enseignants qui utilisent le jardinage comme activité pédagogique ont observé que les enfants améliorent leur motivation à apprendre,
Ils deviennent plus curieux et plus habiles en résolution de problèmes.
Le jardinage stimule le goût d’apprendre par des expériences pratiques et réelles.
Le jardinage fournit un exercice physique varié, réduit le stress et favorise le sommeil.
Les jeunes jardiniers sont contents de goûter une plus large variété de fruits, de légumes et d’herbes.
Le jardin dispose au calme et offre une forme naturelle de détente. Il permet de développer la créativité et la confiance.
Le jardinage développe le sens de la persévérante et la fierté de la réussite.
Apprendre aux enfants à jardiner, à la maison, à l’école, dans les jardins communautaires favorise l’appréciation d’une vie naturelle et saine.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Jardiner naturel

Les gens qui cultivent un jardin potager sont plus actifs, plus satisfaits de vivre, ont un meilleur moral, se sentent plus énergiques et plus jeunes,  éprouvent un sentiment d’accomplissement… et mangent plus de légumes.

Il est possible d’avoir un jardin sans herbe. Plusieurs techniques naturelles le permettent. Voici les principales. En les employant on diminue radicalement le travail d’entretien.
1. Mettre du paillis
Quoi : Le paillis est de la paille qu’on met au pied des végétaux.
Pourquoi : Le paillis offre plusieurs avantages  pour les plantes et pour le jardinier :
        Il empêche les herbes de pousser ;
        Il garde le sol humide et diminue les besoins en arrosage et les risques de sécheresse;
        Il favorise la présence des vers de terre et autres micro-organismes bénéfiques pour les plante dans la couche supérieure du sol ;
        Il nourrit la terre en se décomposant et devient de l’humus de haute qualité. Voilà pourquoi on doit en rajouter, habituellement à chaque année.
Comment : On met une épaisse couche, quelque 10 cm,  d’un matériau végétal, par exemple :
        Les feuilles mortes qu’on recueille à chaque automne.
        La paille, la partie des graminées qui ne contient pas de graines. On en trouve chez les agriculteurs.
        Le bois raméal fragmenté, fait de petites branches de feuillus déchiquetées, qui se décompose lentement. (Ne pas utiliser de conifères qui empêchent les plants de pousser.)On en trouve chez les pépiniéristes, les émondeurs ou les municipalités, la société d’électricité qui émonde les arbres près des fils.
        Le paillis de coco ou autre source végétale. On en trouve dans les centres jardin sous forme de copeaux.
        Papier ou carton entier ou déchiqueté, toile de jute.
2. Arroser judicieusement
Quoi : Un arrosage judicieux permet aux plantes de survivre et de croître.
Pourquoi : Les plantes ont besoin d’eau pour produire feuilles et fruits.
        Le manque d’eau entraine certaines (laitue, épinard, roquette) à monter rapidement en graines pour assurer leur reproduction.
Comment :
        Pendant deux semaines après le semis ou la transplantation, pour permettre le développement des racines, si la nature ne le fait pas, arroser régulièrement, tous les jours en cas de grosse chaleur.
        Ensuite, arroser moins souvent. Le paillis garde le sol humide. SI la terre s’assèche, arroser en assez grande quantité pour permettre le développement de racines profondes qui rendront les plantes plus autonomes.
        Arroser tôt le matin ou en fin d’après-midi.  Aux heures de grande chaleur l’eau s’évaporerait dans l’air, les gouttes d’eau sur les feuilles auraient un effet de loupe et brûlure et la fin de soirée laisserait une humidité persistant la nuit et favorisant la propagation des moisissures.
        L’eau de pluie est la meilleure (pas de chlore, bonne température). La récupérer dans un baril. Ou encore accumuler l’eau dans un contenant exposé au soleil pour arroser avec de l’eau plutôt chaude.
        Un système de goutte à goutte qui fonctionne par gravité avec une réserve d’eau apporte l’eau directement au plant et peut être couplé à une minuterie, et ainsi permettre de maintenir une terre humide pendant ses vacances.
3. Désherber au besoin
Quoi : Les herbes, ce qu’on ne mange pas ou ne cultive pas,
Pourquoi : Les enlever car ils privent d’espace, d’eau et de nutriments les plantes qu’on désire récolter.
Comment :
        Le paillis empêche la plupart des herbes de pousser.
        Retirer les herbes quand elles sont petites.
        Les enlever après une bonne pluie car les racines s’enlèvent alors facilement.
        Les mettre dans le compost.
       
4. Fertiliser soigneusement
Quoi : Jardiner bio ne veut pas dire sans engrais. Toute plante qui pousse puise ses nutriments dans le sol, qui doit être «engraissé» chaque année, surtout si on cultive en contenants.
Pourquoi :
        Pour redonner à la terre les nutriments qu’une culture y prélève.
Comment :
        Ajouter chaque année le compost accumulé. Choisir un engrais biologique et respecter la dose recommandée. En mettre plus ne donne pas des plantes de meilleure qualité.
        Parmi ces engrais on trouve des algues, des coquillages, et autres sous-produits végétaux et animaux.
Éliminer les déchets toxiques avec des plantes
On peut utiliser des plants de moutarde indienne pour extraire du sol et de l’eau des métaux toxiques — plomb, cadmium, chlore, nickel, zinc, cuivre, etc. – ou radioactifs.
Les plantes absorbent les substances toxiques grâce à leurs racines, et les font remonter dans leurs tiges et leurs feuilles. La moutarde indienne est pourvue de profondes racines pénétrant jusqu’à 60 cm dans le sol (c’est-à-dire en dessous du niveau atteint par la plupart des substances toxiques) et arrive à maturité au bout d’environ six semaines. Ceci permet plusieurs récoltes par saison. Elles peuvent ensuite être récoltées, séchées, incinérées et enfin éliminées.
5. Intercepter les outre-mangeurs
Quoi : Les insectes et les animaux peuvent asser outre aux clôtures et manger les plantes qu’on cultive, surtout s’ils sont biologiques!
Comment : Éliminer ces envahisseurs sans affecter la qualité des aliments à venir.
        Enlever à la main ceux qui sont faciles à repérer.
        Limaces : répandre au pied des plants une matière coupante ou poudreuse sur laquelle elles n’apprécient pas de passer : coquilles d’œuf broyées, sable, copeaux fins, cendre. Ou encore mettre de la bière dans une assiette semienterrée, où elles iront se noyer.
        Écureuils : Leur offrir de l’eau ou des noix placées loin du jardin pour les détourner du jardin en leur offrant ce qu’ils y recherchent pour combler leur soif et leur faim.
        Marmottes, ratons-laveurs, etc. : les capturer vivant dans une cage et les libérer beaucoup plus loin.
(Des organismes écologiques prêtent ces cages.)
        Insectes : la grande majorité des insectes ne sont pas nuisibles et même bénéfiques. Arroser les plantes avec de l’eau assez chaude pour tuer les insectes sans causer de dommages aux plantes.
        Accepter de partager avec la faune. Certains font des dommages limités. Une perte de moins de 10 % fait partie de l’évolution normale de la nature!
 
Récolter pour stimuler la production. Couper régulièrement le basilic à quelques centimètres de la tête et supprimer les fleurs pour qu’il multiplie ses branches. Faire de même avec les haricots, les poivrons, les zuchinis pour lesquels une récolte hâtive d’un ou deux « fruits » encourage la plante à en produire d’autres.

 

Permaculture : Une façon naturelle de jardiner

La permaculture, une contraction des mots Permanent et Agriculture, est un système d’agriculture et de vie écologique. Elle est employée sur de petites et de grandes surfaces, à la campagne et en ville.

 
Les principes
Faire avec ce dont on dispose localement
La terre, le sol et le paysage constituent un organisme vivant et équilibré. On favorise la transformation de l’énergie et de la matière par la gestion du vent, de l’eau et des autres énergies naturelles.
Recréer les conditions de la nature
La permaculture reproduit un milieu naturel dans un jardin, une ferme, etc.
Pour créer un système de production et de vie efficace, on observe un site pendant les quatre saisons et on dresse un inventaire des ressources et des énergies : type de terre, vents, pente, zones d’ombre et de soleil, forêt, maison, jardin, etc.
Travailler avec la Nature
On arrime les ressources disponibles avec nos besoins. Si on dispose d’une pente et d’une source, on les utilise pour arroser des terres et abreuver les animaux. S’il y a un bâtiment, on installe une citerne pour récupérer l’eau de pluie.
Si on doit construire une maison, une grange, un bâtiment, etc., on choisit l’emplacement pour bénéficier de l’orientation du soleil, des matériaux locaux renouvelables, des techniques de construction qu’on peut utiliser de façon autonome.
Les techniques
1.    Favorise la diversité.
2.    Éviter la monoculture.
3.    Garder la terre constamment recouverte avec un paillis.
4.    Ne pas marcher où on cultive : faire de longues buttes, larges de 70 cm, hautes de 40 cm.
5.    Ne pas retourner la terre : cultiver sans labour.
6.    Aménager une mare où viendront les grenouilles qui se nourrissent d’insectes.
7.    Installer un perchoir et un bain où viendront les oiseaux qui se nourrissent d’insectes.
8.    Équilibrer les éléments du paysage : les végétaux, des animaux, les gens.
Exemple : Si on a trop de limaces, on a sans doute pas assez d’oiseaux !
 
Pour se familiariser
Lire les livres
Parole de Terre, de Pierre Rabhi.
La Révolution d’un seul brin de paille, Fukuoka M., éditions Guy Trédaniel, Paris, 1983
L’agriculture naturelle : théorie et pratiques pour une philosophie verte, idem, 1989
Permaculture 1 : Une agriculture pérenne pour l’autosuffisance et les exploitations de toutes tailles, Mollison B. et Holmgren D., éditions Debard, Paris, 1986
Permaculture 2 : Aménagements pratiques à la campagne et en ville, Mollison B., éditions Équilibres, Flers, 1993
L’agroécologie, bases scientifiques d’une agriculture alternative, Altieri M.A., éditions Debard, Paris, 1986
Visiter les sites
permaculturelpn.org
permaculturefrancophone.org
permaculture/InstitutdePermaculture.html
permacultureinternationale.com
permaculture.fr
permaculturefrance.org
Voir les vidéos

 

Bois raméal fragmenté fertilise la terre

Les forêts naturelles croissent et se régénèrent elles-mêmes sans intervention humaine, sans fertilisants ni biocides. Leurs seules sources d’énergie sont le soleil et l’eau. La forêt est un organisme vivant et peut servir de modèle à la culture. Dans le sol en forêt se retrouve la plus grande biodiversité sur terre.

 

Le sol est vivant
La Terre est normalement protégée par son couvert forestier. Les forêts feuillues sont efficaces et durables!: elles résistent à de longues périodes de perturbations climatiques. La forêt se régénère avec ses feuilles, ses branches, ses racines et avec l’aide d’une multitude d’organismes vivants. Ce travail crée un humus stable. La dynamique de la vie est gérée par le sol. L’état physique des organismes du sol est une question de vie et de mort pour les plantes, les animaux et les humains qui en dépendent. La fertilité du sol provient surtout de la matière ligneuse des branches des arbres feuillus, avec les microorganismes qu’ils génèrent. Elle joue un rôle crucial dans la conduite de l’eau à travers les branches. Le sol forestier est durable.

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