Activité physique Excuses pour ne pas en faire ! | Nature-Santé

Activité physique Excuses pour ne pas en faire !

1.       Je n’ai pas le temps!
Des premiers ministres trouvent le temps de faire de l’activité physique à chaque jour parmi toutes leurs activités. En fait, chacun a 24 heures par jour, comme tout le monde : reste à savoir à quoi on accorde de la priorité. On accorde du temps à l’activité physique quand on en fait une priorité. Il suffit de noter toutes ses activités du jour par tranche de 15 minutes, on découvre à quoi on accorde une vraie priorité.
Si vraiment on dispose de peu de temps, l’entrainement intensif par intervalle donne des résultats intéressants.
Quand on décide d’y consacrer du temps l’activité cardiovasculaire reste la plus importante.
 
2.       Je n’ai pas l’équipement!
On peut s’entrainer sans équipement : des souliers de courses suffisent pour faire de la marche rapide et des exercices musculaires tels que des pompes, des redressements, des accroupissements, etc.
On peut agrémenter son activité à l’intérieur, les jours de pluie ou de froid, en utilisant une bicyclette stationnaire, des exerciseurs. Ces appareils usagés sont en vente à bas prix, car bien des gens les achètent et les vendent après s’en être très peu servi.
 
3.       Je suis trop fatigué!
Il faut être très fatigué pour ne pas pouvoir marcher ! Si c’est le cas, faire une sieste et bouger ensuite.
À long terme, après quelque 6 semaines, l’activité physique augmente le niveau d’énergie. Les hauts et les bas d’énergie deviennent progressivement plus rares. D’une journée à l’autre on sent qu’on peut prolonger un effort de quelques minutes.
Si son niveau d’énergie est vraiment très bas depuis un bon moment, marcher jusqu’à tomber de sommeil. Dormir. Le lendemain, marcher jusqu’à tomber de sommeil… L’activité déclenchera dans le corps, dans le sang, les muscles et les os, la production de substances qui augmente progressivement la capacité de fournir un effort physique.
 
4.       Je ne sais pas quoi faire!
D’abord marcher, rapidement, de plus en plus longtemps : l’activité cardiovasculaire reste la plus importante.
Ce n’est pas compliqué : on a besoin d’activités qui sollicitent le cœur avec les poumons et la circulation, les muscles avec les os et le système nerveux.
Par exemple, la course à pieds, le lever de poids et le volleyball.
Certains sports offrent un entrainement diversifié, comme la lutte, le hockey, la danse africaine.
On réalise aussi des parcours en nature ou en salle, qui rassemblent toutes ces capacités.
 
5.       J’ai un mauvais dos!
Pour avoir un bon dos, on doit nécessairement bouger. Marcher est nécessaire, une heure par jour est excellent. Des exercices d’orthothérapie favorisent l’ajustement du dos.
 
6.       Je suis trop mal en point!
On peut être obèse, avoir fait une crise cardiaque, avoir eu une fracture au pied, etc.
Dans toutes ces conditions et bien d’autres, l’activité physique est nécessaire pour améliorer sa condition. Même en fauteuil roulant on peut s’entrainer à marcher-rouler, courir-rouler viete et pratiquer des sports comme le basketball, le hockey, etc.
Après un infarctus on prescrit de l’activité physique dès le 3e jour, et pour toujours.
Marcher une demi-heure pour aller au travail et en revenir et on perd 10 kilos en un an, sans oublier la régularisation de son taux de cholestérolémie, de glycémie, son transit intestinal, son sommeil, son humeur.
 
7.       Je suis trop vieux!
Certains coureurs de marathon ont 70, 80 et même 90 ans!
Nombreux sont ceux qui sont en meilleure forme à 60 ans qu’à 20 ans.
Ce n’est pas avec l’âge qu’on dépérit, mais avec l’inactivité.
En fait, avec l’âge on doit bouger davantage pour entretenir son système cardiovasculaire, ses muscles et ses articulations, car les hormones contribuent moins à stimuler la circulation et le métabolisme de base.
Tout ce qu’on a à surveiller c’est d’augmenter progressivement son niveau d’effort et de l’adapter à sa condition actuelle.
Commencer par marcher. Quand on atteint le niveau d’une heure de marche rapide, on peut augmenter le niveau d’effort. De même pour les exercices musculaires, faire des mouvements légers qu’on peut répéter 25 fois chacun. Après 30 séances de cet entrainement, augmenter les poids et réduire nécessairement le nombre de répétitions.
 
8.       Ça m’ennuie!
L’activité physique ne se limite pas à s’entrainer dans un gymnase.
Toute activité qui exige un effort physique prolongé a des effets bénéfiques. Le choix est si vaste que tous et chacun peuvent trouver une activité qui leur plaise.
On ne doit pas exclure les déplacements actifs à pieds, à bicyclette, en raquettes, à ski, les loisirs comme la randonnée pédestre, le cyclotourisme, une randonnée en montagne et les travaux physiquement exigeants comme couper du poids, transporter des charges, aider à la ferme, etc.
Jouer avec les enfants, faire un match avec des amis,
On peut avoir chez soi une bicyclette stationnaire et y pédaler quand on sent le besoin d’activer son organisme, ou un autre appareil ou accessoire à utiliser aux moments des pauses.
L’éventail d’activités, d’entrainement, de jeux, de sports, de loisirs qui constituent une activité physique valable est si large que tous et chacun peuvent y trouver une qui les améliorent et lui procurent du plaisir physique, émotionnel et social.
Il suffit de trouver ce qu’on aime et simplement de le faire!
 
9.       Je ne suis pas sportif!
Quand on parle d’activité physique on ne parle pas de compétition olympique.
Tout le monde –ou presque– peut marcher.
 
10.   Je crains de me blesser!
Les gens en forme se blessent moins que les autres.
En pratiquant une activité physique avec prudence on a rarement des blessures.
Les blessures surviennent quand on va au-delà de ces capacités (les fractures en ski se produisent en fin de journée).
Comme la force et l’endurance augmentent avec le temps la sécurité physique augmente aussi.
Évidemment on doit arrêter dès qu’on sent une douleur persistante.

Plusieurs professionnels peuvent alors aider.